Flèche hautFlèche bas⇢ the scars you can't see, jediya

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Crédits : : perséphone (bzrt) J'ai : 27 ans et mon anniversaire est le : 5 juin Je suis : américaine et mes origines sont : israéliennes En ce moment, je : suis adjoint du procureur général de district (ADA) Si jamais vous me cherchez, j'habite : dans un appartement à studio city Ce qui m'attire ce sont : hétérosexuelle et côté coeur je suis : célibataire
. :


but when you're attracted to people,
it's because of the details. Their
kindness. Their eyes. Their smile.
The fact that they can get you to
laugh when you need it the most.


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she's my home
the only only one left
who takes me back,
back to happiness




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the meredith and alex
to my cristina



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jens4 - golden trio - halloween tc


Hédiya Stawinsky
y« CHILLING UNDER THE SUN »
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Souhait à long terme : Devenir la meilleure procureure général du comté de Los Angeles
() Mer 29 Nov 2017 - 22:40


the scars you can't see
are the hardest to heal



Le discours de Jens m'était resté en tête. Il avait raison, je ne pouvais pas m'opposer au fait de laisser ma sœur vivre sa vie. C'était injuste et égoïste, je m'en rendais compte maintenant. Malheureusement, un peu trop tard. Elle m'avait écouté, ou peut-être que je l'avais trop blessé et qu'elle ne voulait plus me revoir, tout ce que je sais c'est qu'elle n'était plus ici, plus à LA qu'elle avait abandonné son idée et qu'elle était rentrée. Elle avait laissé son plan de reprendre contact, m'avait laissé avec ma culpabilité. J'aurais dû être plus gentille, plus compréhensive, plus honnête, moins méchante. Car au fond je ne sais pas mieux qu'elle ce dont elle a besoin. Je n'arriverais pas à vivre avec moi-même si je ne rectifiais pas la situation, mais pour cela, il fallait que j'aille jusqu'à Santa Clarita.

Il m'a fallu beaucoup de courage pour décider d'y retourner, après tout ce temps. Et même avec tout ce courage, j'avais encore peur. La peur était bien présente, j'avais la boule au ventre durant tout le trajet. Je pensais à ma mère, mon père, ma sœur, à ceux que j'allais leur dire, à ma réaction quand je les verrais... Je me croyais prête pour les voir, les confronter, j'avais les mots, les phrases déjà préparées, autant pour elles que pour lui. Je savais ce que j'avais à faire... J'avais prévenu ma mère de mon arrivée, elle m'avait répondu qu'elle allait me préparer ma chambre, que mon père avait hâte de mon voir, etc... etc... Je n'ai pas osé répondre sur le coup. Je savais qu'elle se donnait de la peine pour rien, que je ne resterais pas dormir là-bas, mais je n'ai pas eu le courage de le lui dire. J'arrivais en début de soirée, par bus, marchais jusqu'à chez moi en silence. Je repensais à mon enfance, les moments heureux... Ca m'avait manqué, d'une certaine manière, mais je ne reviendrais pas vivre ici pour autant. Je ne pouvais pas confondre la nostalgique et un vrai manque, revenir ici ne remplacerait pas les mauvais souvenirs et n'en ferait pas forcément des meilleures. Hédiya... Mon sang se glace, je m'arrête. Il est là. À quelques mètres de ma maison, appuyer contre une voiture, comme si il attendait quelque chose, quelqu'un... Moi. Je recule instinctivement, lui avance vers moi. William. T'as mère m'a dit que tu allais passer dans le coin... J'avais le souffle coupé. Je m'étais préparé à beaucoup de choses, mais pas à lui. J'étais déjà prête à faire demi-tour, abandonner. Tout ce que je voulais faire était fuir. Je veux juste te parler, attends ! Je ne pouvais pas l'écouter, je ne pouvais pas prendre ce risque. Je faisais volte face et revenais énergétiquement sur mes pas. J'entendais les siens se faire de plus en plus rapide et j'essayais de suivre la cadence, en vain. Il finit par me rattraper, me tirer par le bras pour me lancer contre un mur dans une ruelle, avec force. J'ai dit attends ! Il me tenait de force et j'essayais de ne pas regarder dans ses yeux, de ne pas pleurer, de regarder droit devant moi par-dessus son épaule sans dire un mot. Parle-moi. Je respire longuement. Laisse moi partir. J'essaie de me dégager, mais il me repousse avec encore plus de violence contre le mur, cette fois en attrapant mon mâchoire avec une de ces mains. Tu me dois au moins ça ! Je reste de marbre, essayant juste de sortir de sous son emprise. Réponds-moi ! Je pouvais sentir qu'il se mettait en colère, qu'il allait bientôt voir rouge et que c'est moi qui allais en souffrir. J'avais peur, je n'avais pas eu peur comme ça depuis un moment et ça me paralysait. Non. Je ne lui devais absolument rien, je le savais et je me refusais à dire quoi que se soit. Les larmes coulaient déjà sur mon visage, préparé et ce qu'il allait suivre : le premier coup. C'est toujours celui qui me prends de court, me coupe le souffle. Suivit ensuite d'un autre, plus assourdissant, puis du troisième qui me fait généralement crier, aussi fort que je le pouvais. On avait beau être dans une ruelle, ça ne l'empêchait pas de faire ce à quoi il avait été privé pendant tout ce temps. Après le premier coup, je perdais mon équilibre et il me rattrapa, uniquement pour me jeter contre le mur plus violemment que les deux fois précédentes. Je tombais sur le sol peu après, pleurant sanglotant, le suppliant d'arrêter jusqu'à ce qu'il frappe mon abdomen avec son pied et que je crie, aussi fort que je le pouvais, pour que quelqu'un m'entende.

Peut-être qu'il a pris peur, peut-être qu'il a entendu quelqu'un arrivé, ou peut-être qu'il en avait de toute façon fini avec moi, mais il partait tout de suite après. J'avais vu dans ces yeux de la colère, et du dégoût, mais je ne saurais vous dire s'il était dirigé contre moi ou lui-même. Moi, je le haïssais. Et je me haïssais d'avoir pris un tel risque, d'être revenu. Et s'il n'avait pas été seul ? Je m'étais mise en danger, j'aurais dû faire attention, faire quelque chose. Le bruit attire des passants, certains veulent appeler la police, d'autres une ambulance. Je n'ai pas envie de répondre à des questions, alors refuse tout et fuit, à pieds, titubant, en pleure. Je ne pouvais pas aller chez mes parents comme ça, je ne pouvais aller nul part comme ça. J'étais seule et complètement perdu.

Jens ? J'essaie de calmer ma voix, mais je ne peux m'empêcher de sembler en pleine détresse, misérable. J'ai besoin d'aide... Entre deux sanglots, j'essayais de lui expliquer où j'étais, de lui demander s'il pouvait venir me chercher, tant bien que mal... Je n'ai pensé à personne d'autre, je n'avais envie de voir personne d'autre. Et surtout, je ne voulais pas qu'on me voie... J'avais peur de tellement de choses à présent. Que William reviennent, que quelqu'un me voit, que tout recommence, de rester coincé dans cette ville une seconde de plus... S'il te plaît... Je regardais autour de moi, me cachant dont l'ombre d'un coin de rue, essayant de me rendre invisible. Voulant être invisible.


never forget:
 
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Crédits : : abandon (av), bonnie (icon), hunnamsource (gifs), astra (sign). J'ai : trente-quatre ans et mon anniversaire est le : dix-huit février. Je suis : américain et mes origines sont : suédoises. En ce moment, je : suis lieutenant à la brigade criminelle de los angeles, avec mes deux acolytes milo et lucca. Si jamais vous me cherchez, j'habite : dans une maison retapée par mes soins à mount washington. Ce qui m'attire ce sont : les femmes et leurs doux sourires et côté coeur je suis : célibataire (mais divorcé).
. :


if i told you what i was,
would you turn your back on me?
and if i seem dangerous,
would you be scared?
i get the feeling just because,
everything I touch isn't dark enough
if this problem lies in me.


and in that time i was alone,
so many years without my home
i made brothers of a different kind instead


she was storm
not the kind you run from,
the kind you chase


smile.
your eyes sparkle when you do.


Jens Creighton
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Souhait à long terme : devenir quelqu'un de meilleur.
() Lun 11 Déc 2017 - 23:21


the scars you can't see
are the hardest to heal



Les sourcils froncés, je me demande si un décodeur ne serait pas nécessaire pour comprendre une phrase complète. Hédiya, et sa voix qui tremble. Hédiya, et sa détresse. Mon cerveau ne peut tout relier directement, je peine à émettre des hypothèses et la jeune femme qui ne sait mettre des mots clair sur la situation. Au final, je cherche juste à savoir où est-ce qu’elle se trouve. Oh, j’ai peut-être du travail, j’ai peut-être une tonne de de paperasse posée sur le coin de mon bureau –des histoires sans grande importance au final. Moins bien importantes que Hédiya. Des broutilles comme des vols ou des problèmes de port d’armes à régler. Mais bon sang, là tout de suite, je m’en contrefiche. Je n’ai qu’une seule envie : jouer les héros et sortir la blonde de son pétrin. Ou je ne sais quoi d’autre, puisque n’ayant pas toutes les pistes. Santa Clarita, c’est où elle se trouve au moment de l’appel, et j’espère qu’il ne lui arrivera rien d’autre jusqu’à mon arrivée. Je demande à un de mes collègues de me filer sa voiture, ne lui léguant pas ma moto pour autant. Il se débrouillera si il a besoin de se déplacer, hors de question que quelqu’un d’autre chevauche mon bolide à deux roues. Santa Clarita, moins d’une heure de route depuis Los Angeles. Et une petite demi-heure avec moi. Inutile de penser que je vais jouer au bon flic. Il y a la vie d’Hédiya en jeu et Dieu seul sait qu’elle n’appelle pas sans raison. Pas avec cette voix, pas avec ce manque de mots. Je slalome entre les voitures comme on pourrait le faire comme dans les films, la main serrée sur le volant. Je ne sais pas à quoi m’attendre en arrivant et c’est certainement ce qui me fait le plus flipper. Ou ce qui m’énerve, et me fait appuyer un peu plus sur la pédale d’accélérateur.

Je freine en catastrophe devant la rue dont m’a parlé Hédiya. J’espère en tout cas avoir bien compris. Je descends, claque la porte un peu plus fortement que prévu et m’engouffre entre les murs. Hédiya ? Ce n’est qu’en avançant que je l’aperçois finalement, recroquevillée dans un coin. Je ne peux m’empêcher de lâcher un juron et viens tout près de la demoiselle. Son visage abimé, sa position qui trahit sa faiblesse du moment. J’ai le regard grave, ce regard qui me fait aussi voir rouge. Quel est cet enfoiré qui a fait ça ? Pourquoi ? Ma mâchoire se crispe, mais je fais preuve de self-control. Tu ne risques plus rien. Je suis là Hédiya. Je la prends contre moi. Je veux qu’elle sente qu’elle est désormais en sécurité, mais je sais qu’elle aura ce sentiment une fois loin d’ici. Alors, je fais attention lorsque je l’aide à se lever et à se diriger vers la voiture. Je la laisse s’installer, toujours à ses côtés pour être l’un de ses piliers. Autant physiquement que moralement. Elle a mal, son corps est blessé …  J’attrape une trousse de premiers soins sous le siège arrière avant de m’accroupir près de la jeune femme, elle-même installée sur le fauteuil passager avant. Le temps qu’elle m’en dise un peu plus sur la situation, me laisser juger si il est nécessaire d’aller à l’hôpital, si elle veut y aller. Oh, au fond, son avis ne comptera pas, mais uniquement le mien. Mais, là maintenant, j’ai besoin d’en savoir plus. Il s’est passé quoi, Hédiya ? Je veux toute l’histoire. Voix dure, regard qui remonte un coup sur ses yeux clairs puis une autre sur ce que je fais. Je tente d’être doux dans mes gestes en lui tapotant le visage de désinfectant. Je fais attention à chaque petit détail. Je vérifie son cou, ses mains et son corps entier… Je m’assure qu’elle ne saigne pas, jusqu’à ce que j’appuie au niveau de son ventre et qu’elle tique. Pas le choix d’aller à l’hôpital. Une hémorragie interne, une connerie de ce genre, c’est si vite arrivé. Et je m’en voudrais toute ma vie de merder. Alors, très vite, je me remets au volant pour filer vers l’hôpital le plus proche, sans même attendre l’avis de la jeune femme. Une prise en charge en urgence après avoir poussé une gueulante, et voilà que Hédiya subit plusieurs tests avant d'être installée dans une chambre. Je n'ai pas à attendre longtemps avant de pouvoir y entrer, mais c'est déjà bien trop long à mon goût. Je m'approche du lit, silencieux.



And if I was ever to leave,
I'd say before I go
That you're the best moment
I have ever known.

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