Flèche hautFlèche basfight or flight (anaé)

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Date d'inscription : : 20/01/2018
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Crédits : : hedgekey. J'ai : 20 ans et mon anniversaire est le : 15 novembre. Je suis : américain et mes origines sont : britanniques, même si ça fait des générations que la famille est là. En ce moment, je : suis étudiant en histoire, passionné mais bouffé par ma santé mentale alors sur le point de décrocher pour me concentrer sur ma musique. Si jamais vous me cherchez, j'habite : une maison mitoyenne en colocation à sycamore court. Ce qui m'attire ce sont : les gens intéressants, ou ceux qui ont besoin d'attention et côté coeur je suis : pas du genre à me foutre en couple.
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sometimes life gets fucked up,
that's why we get fucked up.




R U D E B O Y S C L I Q U E

Kol Graham
s« JUSTICIA OMNIBUS »
just lambda


() Dim 4 Fév 2018 - 13:55
La soirée bat son plein, rien d’exceptionnel, rien qui ne sorte de l’ordinaire. Ce n’est qu’une routine à présent familière, celle du samedi soir, aromatisée à la mauvaise bière et aux jeux à boire idiot. Il n’y a pas eu d’invitation, juste du bouche à oreille, juste des gens qui passent dans la rue, entendent du bruit, décident de squatter pour un moment, qu’ils connaissent ou non un des garçons vivants dans la maison. Quelque part, Kol plaint les voisins, les fêtes sont trop récurrentes pour qu’ils ne deviennent pas fous. Il sait qu’un jour, ça va mal se terminer – plus mal que d’habitude, en tout cas, ce n’est pas comme si les flics n’étaient pas eux aussi des habitués ici-bas – il sait qu’un jour, ils vont aller trop loin avec le bruit, le boom-boom incessant de la musique, les cris, les rires, les conneries… Rien que la semaine dernière, quelqu’un a sauté depuis la fenêtre du premier étage en tenant un matelas et personne n’a cherché à l’arrêter, tous trop occupés à filmer la scène. Alors oui, quelque part il les plaint, mais pas assez pour faire quelque chose, pas assez pour réellement s’en soucier. Il préfère profiter, encore, toujours. Ils sont là pour ça, de toute façon. Chaque personne présente dans cette baraque est là pour oublier un truc et remettre à demain ses responsabilités. Qu’il s’agisse de chasser au loin le souvenir d’un ex, la solitude, les examens qui arrivent, une dissertation en retard, ils s’épuisent entre la musique, l’alcool et les substances douteuses qui traînent un peu partout plutôt que d’y penser. Ça n’a rien de générationnel, c’est humain tout simplement et d’une certaine façon, Kol trouve que cette bassesse humaine est un peu rassurante, il se sent moins seul dans sa déchéance programmée.

Il se redresse, renifle un coup sec, passe le dos de sa main sous ses narines pour essuyer la poudre blanche accrochée à sa peau diaphane. Il observe les lieux en secouant un peu la tête, parcourut d’un frisson et tandis qu’il sent ses pupilles se dilater, tandis qu’il sent la came s’accrocher à ses globules et parcourir son système, un sourire béat étire momentanément ses lèvres. Il en faut plus que ça pour le retourner, l’habitude, l’accoutumance même, mais ça n’empêche que l’impact initial est toujours efficace, plaisant, de quoi annihiler toute sensation et lui donner, pendant quelques secondes, l’impression de flotter. Le soulagement n’est que fugace ceci dit, il le sait, il est encore lucide, encore à même de détester les abrutis qui ne cessent de changer la musique pour passer de la daube, encore à même de lever les yeux au ciel en voyant une idiote venue d’une sororité en train de vomir dans la dernière plante verte ayant survécu aux habitants de la maison. Il hésite même à gueuler mais une commotion attire son attention avant, lui faisant froncer les sourcils en direction de la cuisine. Bien vite, il s’extirpe du canapé où il s’était vautré, délaissant sur la table basse les rails restant et sillonnant le no-man’s land actuel, il rejoint le bruit, découvrant un de ses colocataires, Anton, en train de gueuler à un type dont il n’est pas certain de connaître le nom. « Tu vois pas qu’elle en a rien à battre de toi, dickhead ? » lance le jeune homme, clairement éméché, à l’importun. Kol ne peut s’empêcher de ricaner, piquant une bière des mains d’un spectateur et cherchant du regard celle qui est supposée n’en avoir rien à battre, celle qui a sûrement tapé dans l’œil d’Anton pour qu’il s’amuse à la défendre. De quoi casser la routine ou foutre le feu au château.


ON PEUT TOUJOURS SALUER LES PETITS ROIS DE PACOTILLES † I wonder if I'm good enough, but maybe I've had just too much to drink, to smoke, to swallow, I'm drowning up my sorrows. There's rules I'll never follow, pretend there's no tomorrow... I wish there was no tomorrow. But I'm empty inside, I just don't feel alive, and I don't wanna live, but I'm too scared to die.
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Crédits : : feeling free aka clacla, l’indescriptible (avatar) J'ai : dix-huit ans et mon anniversaire est le : dix-neuf janvier. Je suis : américaine et mes origines sont : serbes. En ce moment, je : suis de retour à la vie civile. Si jamais vous me cherchez, j'habite : une chambre au Ronald Reagan UCLA Medical Center avant d'emménager avec mes soeurs. Ce qui m'attire ce sont : les hommes (je suppose) et côté coeur je suis : vide.
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i said maybe you're gonna be the one who saves me ? and after you're my wonderwall.

Anaé Adzovic
s« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen



Bucketlist
Challenge accepted :
Mission Accomplished :
Souhait à long terme :
() Mar 6 Fév 2018 - 12:45
Ses converses neuves aux pieds, la gamine parcoure les rues de la cité des anges. Certaines sont bondées de monde, d’inconnus qui manquent à plusieurs reprises de la bousculer sans même sembler s’en soucier. D’autres sont plus calmes, seulement arpentées par quelques passants qui – elle croit – lui offrent un sourire de temps à autre. Un instant, elle s’arrête devant une mère et son enfant. Ils ne sont qu’à quelques mètres ce qui donne une vue idéale à la brunette. D’une main, l’adulte tient celle de son fils tandis que de l’autre, elle lui essuie la bouche. Au sol gît une fin de beignet qui restera perdue. Sa mère, Anaé, a du mal à se l’identifier. Certes, ses sœurs ont eu la bonne idée de lui montrer différents portraits de la belle et grande famille qu’ils formaient à l’époque mais ça reste flou. Il en est de même pour son père. Tout ce qu’elle sait Anaé, c’est qu’à présent, ils ne sont plus une belle et grande famille. Les parents, dévorés par le chagrin suite à son enlèvement, ont détruit leur couple peu à peu, eux qui respiraient pourtant la joie de vivre. Le résultat final était inévitable : ils ont divorcé, prenant chacun des routes différentes alors qu’ils étaient faits pour vivre main dans la main jusqu’à ce que la mort les sépare. Dimitri, l’aîné, le seul à même de poursuivre la lignée des Adzovic, est bouffé par ses démons et sa culpabilité. Seules Ollie et Elsy semblent s’en être finalement bien tirées. Du moins, en apparence. Elle, Anaé, la plupart du temps, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Une étrangère dans sa propre famille, sa propre ville, là où elle a vu le jour et reçu son éducation.

Après une longue marche qu’elle ne saurait évaluer, du bruit attire son attention. Elle semble avoir atterri non loin d’UCLA. Anaé, ne s’étant pas fait prendre la dernière fois qu’elle a fait le mur, a renouvelé l’expérience ce soir. Si seulement ses sœurs l’apprenaient ou même les officiers de police toujours plantés devant la porte de l’appartement de Elsy et Ollie, elle serait certainement renvoyée à l’hôpital ou autre part. Peu importe. Elle s’en moque. Durant ces cinq ans d’enfermement, ses ravisseurs l’ont obligé à réfléchir jour après jour sans aucun répit. Etrangement, aujourd’hui, le répit elle le trouve dans la solitude. Elle qui a longtemps espéré être retrouvée afin de pouvoir rejoindre sa fratrie, a besoin de s’en éloigner. Qu’est-ce qui ne tourne pas rond chez elle ? Tout. Consciente de prendre une mauvaise décision mais poussée par sa curiosité, Anaé pousse la porte d’entrée, s’infiltrant sans autorisation dans la demeure. Elle a remarqué sans mal que personne ne semblait ni toquer ni frapper. Lorsqu’elle referme la porte derrière elle, la toute jeune adulte comprend pourquoi. Le chaos. Personne n’entendrait la sonnette avec ce boucan. A quelques mètres d’elle, une fille rend tripes et boyaux dans une plante ce qui lui soutire une grimace. Les yeux en alerte, ses pas évitant tous les obstacles sur son passage, flaques, déchets de nourriture voire même des corps humains, elle avance dans la maison encore inconnue. Enfin, elle trouve un peu de calme dans la cuisine. Malheureusement celui-ci est de courte durée puisqu’un jeune homme rentre dans la pièce. Celui-ci est clairement arraché. Cela fait bon nombre d’années qu’Anaé n’a plus vu une personne alcoolisée mais certains signes ne trompent pas comme le fait qu’il ait bien du mal à tenir sur ses deux pauvres jambes. Il s’approche d’elle, dangereusement alors son premier réflexe est de reculer jusqu’à se retrouver bloquée par le plan de travail. Cela ne le décourage pas puisqu’il commence la discussion. Il empeste l’alcool ce qui la fait grimacer. Il ne semble pas apprécier puisqu’il hausse le ton. « Tu vois pas qu’elle en a rien à battre de toi, dickhead ? » A présent, une dizaine de personnes occupent la cuisine dont celui qui vient de prendre la parole. Anaé n’est pas du tout à l’aise avec cette foule qui ne semble n’avoir de yeux que pour elle et les deux jeunes qui débutent une altercation. Paniquée, la gamine cherche une issue de secours, en vain. Tandis que les choses commencent à dégénérer, elle croise le regard d'un autre fêtard. La bière à la main, le sourire béat aux lèvres, il semble fusionner parfaitement avec ce milieu.

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