Flèche hautFlèche basYou are the mistake I’d do over and over again ft. Jack


You are the mistake I’d do over and over again ft. Jack
avatar
Lucy Wolfe
s« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 17/02/2018
Messages : : 82
Points : : 258
Avatar : : Emily Rudd
Pseudo internet / prénom : : paradis
Crédits : : (c) Nasty J'ai : 24 ans. et mon anniversaire est le : 5 mars. Je suis : made in USA, mais devant une photo de la reine d'angleterre et mes origines sont : anglaises & Irlandaise. En ce moment, je : suis tout juste diplômée en design de mode, je viens de décrocher un boulot (non-rémunéré, houra!) dans une agence d’artistes comme assistante-styliste. J'envisage sérieusement la prostitution pour payer le loyer... encore faudrait-il que je trouve un appart. Si jamais vous me cherchez, j'habite : sur un divan emprunté faute d'être nouvellement SDF. Ce qui m'attire ce sont : les mecs honnêtes, du coup ce n'est pas facile avec ces créatures qu'on catégorise comme ''hommes'' ! et côté coeur je suis : nouvellement célibataire? Trompée? Un champ de bataille. Lui.
. :
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
TAKE ME AWAY ━━━━━━━━━━━
━━  Art enables us to find ourselves
and lose ourselves at the same time

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
━━━━━━━━━━ WE ARE GLASS
We break fast ━  We may shine, we may, we may shatter, may be picking up the pieces here on after. We are fragiles, we are human ... We are shaped by the light we let through us.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
be a part of my story
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

UC
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
[/size]

  Lun 9 Avr 2018 - 17:18
Over and over again @Jack WonDepuis leur soirée de fête improvisée et le semblant de discussion qu’ils avaient eu au sujet de l’état précaire de leur amitié, Lucy faisait de gros efforts pour ne pas repousser son fournisseur de clic-clac, pour lui accorder temps et parole – denrées rares dans son univers. Certes, elle n’était certainement pas encore sortie de son état d’huitre close, au-dessus de cette incapacité à lui parler honnêtement de ses soucis, de ses quatre années à NYC, ou plus récemment, de son addiction à la bouteille, mais qu’il ait un instant arrêté de la brusquer autant pour qu’elle se confie lui avait donné envie d’essayer. Genre, vraiment envie, parce que s’il était là, s’il ne l’abandonnait pas, elle voulait bien avancer à pas de tortue et faire des progrès, parce que ses iris sombres faisaient naitre en elle un espoir minime, tangible, qu’elle n’était pas entièrement irrécupérable, que quelque part, dans le vide béant de son âme, dans le global je-m’en-foutisme qu’était sa vie, dans ce blizzard continuel et glacial… c’était encore possible de la réchauffer, il était cette petite étincelle à laquelle elle s’accrochait désespérément. Alors elle tentait, maladroitement, un pas à la fois, de raviver ce qu’ils avaient été, de rester sagement à l’appartement pour diner avec lui et mater un film qu’ils critiqueraient du début à la fin. Bon, elle sortait encore, rentrait encore torchée, quand il travaillait, quand il était absent, bref, quand la solitude devenait trop pesante… mais leurs « movie night », elle était aussi sobre qu’un curé. Ces soir-là, elle ne buvait pas,  pas une goutte, parce que la chaleur de sa peau était plus addictive que la boisson, parce que cette épaule où elle enfouissait sa tête comme si c’était son emplacement de prédilection, c’était le meilleur des placébos.

… Ou le pire. S’il lui permettait d’oublier un instant, de faire abstraction de sa vie de merde, la solitude n’en était que plus cuisante. Les voix de sa conscience tourmentée la narguaient, sans arrêt, comme pour lui rappeler que ce qu’elle poursuivait sans l’avouer, ce vers quoi chaque fibre de son être tendait, elle ne l’aurait jamais. Il ne voulait pas d’elle et cette réalité, elle n’osait pas la chasser, le souvenir était encore bien cuisant… cette façon qu’il avait eu de s’emporter, de la repousser, sa pompe à sang en était encore à vif. Alors le reste du temps, elle se tournait vers la bouteille, pour chasser ce démon, pour rendre flou cette vérité, pour se convaincre, un instant, un seul, qu’il serait encore là quand elle rentrerait. Ou pour être assez torchée pour croire que le connard qu’elle se ramasserait ce soir-là, c’était Jack. Bon… elle était la première à admettre ne pas être guérie, n’être qu’une loque… mais elle essayait, elle essayait vraiment, parce qu’il méritait mieux que l’amas de verre qu’elle était, fragile, cassée, avec des pièces en moins. Elle avait tant à se faire pardonner… Et ce chemin de croix l’avait mené à accepter de l’accompagner pour le Spring Break, pas qu’elle ait spécialement envie de socialiser ou même de quitter la petite bulle de confort qu’était son appartement, seulement, ça avait semblé important pour Jack, assez pour qu’il lui propose, elle avait donc pris sur elle, avait collé un sourire un peu forcé son minois et avait dit oui. Ils n’avaient, après tout, jamais fait ça … et l’idée de passer des vacances en sa compagnie n’était pas déplaisante… Enfin, c’est ce qu’elle croyait.

Les pieds dans le sable, à plusieurs dizaines de mètres de la fête bruyante et alcoolisée qui se déroulait sur la plage, Lucy fut forcée de constater que son instinct avait tout à fait raison : Venir, c’était une décision de merde. Une bière chaude d’avoir été trop négligée en main, elle soupira bruyamment, toute seule sur cette plage, trop sobre pour en apprécier le charme. Elle était pourtant arrivée bien entourée à cette fête, et c’était juré de ne pas boire une goutte, histoire de ne pas faire mauvaise impression devant les amis de Jack, histoire de garder quelques bribes de sa dignité… mais ça s’était sans compter les fêtards tout autour, les verres, un après l’autre, qui la narguaient avec envie si bien qu’elle avait attrapé une bière pour qu’on cesse de l’importuner – un vieux truc de fille prude. Et s’il n’y avait que ça… ça avait été étrangement rapide, quelques minutes tout au plus, avant que la plage se transforme en défilé Victoria Secrets et que toute les girafes blondes de la place ne viennent parler à SON Jack, comme s’il était soudainement promus juge du concours improvisé de Miss USA… en accéléré, directement la compétition de Bikini. Elle détestait la rage qui grimpait en elle, elle méprisait cette jalousie amère qui la prenait et qu’elle savait bien injustifiée… mais ça ne chassait pas la désagréable sensation, ni la certitude qu’il ne la regarderait plus jamais après cet accès VIP au buffet des peroxydée. Ok. Elle était vraiment jalouse. Surtout qu’il buvait, le Jack, et qu’elle voyait ce comportement comme une nouvelle défiance.

Alors elle s’était éloignée, avait inventé une migraine, et était allée profiter de la solitude de la plage, le laissant à ses boissons et à sa collection de Barbies. Sérieusement, elle devrait se faire soigner, elle avait été présentée, pourquoi elle réagissait ainsi? Le déni étant fort, elle refusa d’y accorder de l’importance. Il était environ 2 AM lorsque l’absence du bridé commença à l’inquiéter. S’était-il égaré entre ces nymphes ? Avait-il été buté par une des succubes qu’il semblait tant apprécier? Aucun texto, rien, elle soupira, se jurant qu’il n’aurait que dix minutes de recherches, après quoi, elle assumerait que Malibu Barbie l’avait ramené jusqu’à sa chambre. Heureusement pour elle, en revenant vers la fête qui battait toujours son plein, elle n’eut pas besoin de chercher longtemps pour le trouver…. Torché comme jamais. Super. Pinçant les lèvres, elle soupira, forçant un peu de douceur dans sa voix. « Jack? » , elle s’était permis une main sur son bras, satisfaite de le trouver là, rassurée qu’il n’ait pas été kidnappé, c’était, après tout, son Jack. « Ça va ? Tu veux un peu d’eau…. Il est tard, je te raccompagne? » Un Jack ivre, une Lucy exaspérée…… super, ils avaient rajeunis de 6 ans! ©️ 2981 12289 0



Habit of you

you got me changing my ways
I drowned my liver and I gambled with my pride, I’ve had a bad case of addicted phases, moving from one to another ♥️

avatar
Jack Won
y« JUSTICIA OMNIBUS »
just lambda
Date d'inscription : : 29/10/2017
Messages : : 99
Points : : 318
Avatar : : Min Yoongi
Pseudo internet / prénom : : Alex / Nasty
Crédits : : Avatar : Nasty / Crackship : Nasty / Code sign : @mingicodes (tumblr) J'ai : 24 ans et mon anniversaire est le : 6 mars. Je suis : binational et mes origines sont : Coréennes & Américaines. En ce moment, je : suis tout un tas de choses : étudiant en doctorat de musicologie à l'UCLA - où j'aide à ranger la biblitohèque après les cours, serveur le week-end au O'Haras, et je compose pour des petits projets de pub ou de cinéma. Si jamais vous me cherchez, j'habite : du côté de Valley Glen. Ce qui m'attire ce sont : les caractères à part, peu importe le genre, et côté coeur je suis : un boulet.
. :

COMFORTABLY▵NUMB


Luck #3RobynSonic#TC Spring Break





End of the story:
 


Bucketlist
Challenge accepted :
Mission Accomplished :
Souhait à long terme : Vivre uniquement de ma musique

  Mar 10 Avr 2018 - 22:44
Over and over again @Lucy WolfeJack Won participait au Spring Break. Et entouré de jeunes femmes sorties tout droit d'un Glamour. Bordel, la blague. D'autant plus que Vitoria ne l'avait pas particulièrement forcé, au contraire. Tout les deux semblaient moyennement convaincus mais l'effet de groupe, de pouvoir retrouver une grande partie de ses connaissances de la fac tout en changeant d'air les avait séduits. En vérité, le coréen ignorait quasiment tout du Spring Break, notamment la fréquence des comas éthyliques, des pilules innocemment glissées dans des verres laissés sans surveillance, tout de l'excès auquel il n'avait été jamais habitué. Question de culture, avec une mère bouddhiste comme la sienne, c'était impossible de concevoir que certaines personnes avaient besoin de frôler les 3 grammes pour s'amuser. Ou même que la beuverie pouvait représenter une fin en soi.
Non, il n'était absolument pas venu pour ça, pas pour boire. Dans l'avion, pendant que ses deux comparses de voyage dormaient, il s'était même dessiné un petit plan des journées à venir, organisé à l'heure près comme un emploi du temps de collégien. Au programme : une visite du musée d'histoire naturelle locale, ainsi qu'un spectacle de danse pour découvrir la musique mexicaine. Le pianiste avait toujours rêvé de voyager, les cultures étrangères le passionnaient, lui qui cherchait toujours à découvrir de nouvelles choses. Dans la file d'attente à la sortie du bus aérien, son impatience était devenue tangible, presque insupportable pour Vitoria et Lucy. Bien sûr, l'Asie et l'Europe le faisaient rêver éveillé. Mais l'Amérique du Sud aussi, et c'était probablement le seul dépaysement qu'il aurait les moyens de s'offrir avant un moment. Ça avait été dur, d'économiser pour lui ainsi que pour aider Lucy à payer sa chambre. Un instant, l'idée avait traversé son esprit de n'en prendre qu'une, de faire des tours de garde pour le lit. Ou encore d'y dresser, juste au milieu, un no man's land imaginaire qu'ils seraient évidemment tout les deux parfaitement enclins à respecter.

Sauf qu'un plan qui se déroule sans accros, ça n'arrive jamais. Surtout pas à Jack, probablement le pianiste le plus malchanceux qu'UCLA ait jamais connu. Premièrement, certains passagers de l'avion étaient déjà torchés avant le décollage, et se montraient bruyants au possible. Deuxièmement, une fois au sol, c'était une foule bien trop dense pour le petit brun qui les avait accueillis. Déjà, il sentait son agoraphobie se réveiller. Seul point positif, leurs chambres étaient voisines, peu de chance donc de perdre totalement l'une ou l'autre de ses amies et de se retrouver seul.
Ces dernières ne lui laissèrent pas une seconde de repos avant de l'embarquer pour la soirée d'arrivée, juste au pied de l'hôtel sur le bord de plage bétonné. Le reste de la soirée lui, était un amalgame de souvenirs encore brouillons, promptement mélangés, exactement comme l'énième cocktail qu'il venait de commander. Ce qui se passait sous ses yeux semblait lointain, abstrait, comme Lucy qui s'était enfuie prétextant une migraine ou Vito qui avait tout bonnement disparu. Ou peut-être que c'était lui qui s'était perdu. Allez savoir. D'abord particulièrement inquiet, il avait vite abandonné ses recherches. S'il voulait continuer de s'amuser jusqu'à dessaouler, le musicien était maintenant seul. Moins fun. Affreusement seul. Dans sa poitrine, ça grinçait comme une guitare électrique et soudainement, il semblait parfaitement comprendre les solos plaintifs et symphoniques de Pink Floyd. Les pensées mélancoliques furent bien vite balayées par les vapeurs d'alcool, et les fumées des saloperies que ses nouveaux potes improvisés du bar voulaient bien lui refiler. Le goût, Jack le reconnaissait parfaitement et s'il avait refusé tout ce qu'on avait proposé de lui vendre jusqu'ici, dans son état actuel, il ne pouvait absolument plus résister à son pêché mignon.

- - - - - - - - -

« Jack ? »
Accoudé au bar, les yeux qui se fermaient tout seuls, le principal concerné prit un certain temps avant de tiquer au son de nom.
« Lucy !   »
Immédiatement, il s'était relevé, comme s'il venait d'être douché d'un bonheur communicatif. La main de la jeune femme se vit aussitôt délogée : le brun s'était jeté dans ses bras avec autant de maladresse que d'enthousiasme. Ce fut d'une voix rauque et ronronnante qu'il reprit avant de lui laisser le temps de réagir.
« Tu m'as manqué Lucy.. Ça fait genre, 32 ans que je te cherche. Au moins. »
Jack la serrait contre lui avec une force mal maîtrisée. L'alcool le rendait particulièrement honnête, et ses démonstrations d'affection s'en ressentaient.
« Ça va ? Tu veux un peu d’eau…. Il est tard, je te raccompagne? »
Il pouffa de rire dès qu'elle eut le malheur de lui parler d'eau. L'intention y était, même s'il était un peu tard pour tenter de noyer l'alcool dans de la cristalline.
« Me raccompagner où ? » Quelques clignements d'yeux & le visage déconfit de son amie plus tard, et le garçon comprenait enfin. Un sourire niais se dessina aussitôt sur son visage, avant qu'il ne devienne couleur pivoine. Son esprit était lent, certes, mais il ne manquait pas de partir dans tout les sens. « Chez toi ?! mais mais- » La proposition lui paraissait particulièrement indécente, et sa mâchoire s'était entrouverte dans une grimace choquée. « Mes parents vont jamais vouloir. Je suis pas une fille de mauvaise vie, je peux pas découcher comme ça sans prévenir et j-... Awh. Je sais. » Les yeux grands écarquillés par son éclair de génie, il se détacha de Lucy pour mieux détailler son visage. Ce qui ne servit strictement à rien, trop torché pour pouvoir identifier les expressions basiques d'un être humain. Enthousiaste, mais vraisemblablement inquiet, il lui proposa le plan le plus fou de leurs vies, peinant à se maintenir sur ses deux pieds. « Tu vas me kidnapper, comme dans la Belle et la Bête. Et je vais ranger ta bibliothèque gratuitement en discutant avec des tabourets ! » Ce fut la connerie de trop pour Lucy, qui l'entraina à sa suite avant qu'il ne développe davantage. Incapable de comprendre qu'elle le guiderait à sa chambre, Jack avait tout de même été assez sensible à l'agacement de la brune pour se taire totalement. Le cœur brisé de comprendre que ses mots l'agaçaient, il se contentait de la suivre comme un caneton orphelin. En moins bruyant.

Il ne savait pas trop à quel moment il lui avait prit la main, comme un enfant. À quel moment il s'était accroché à elle comme le boulet d'un prisonnier, ou encore à quel endroit de la jetée il avait brisé le silence relatif du chemin vers l'hôtel et posé une question bien trop innocente pour ne pas faire de mal.
« Pourquoi t'as pas bu ? Tu bois tout le temps d'habitude »
Tout en marchant, il regardait ses pieds. Son cerveau les percevait comme parfaitement alignés, sa démarche était même digne d'un équilibriste alors qu'il ne jugeait pas cette intrusion dans la vie de privée de Lucy comme une attaque personnelle. Devant son silence, et toujours aussi léger, il avait enchaîné.
« Je peux dormir avec toi ce soir ? y a le croquemitaine dans ma chambre, je te jure, il est vraiment affreux je peux pas dormir seul » ©️ 2981 12289 0


▵Pied Piper
It may be a little dangerous, but i'm very sweet.
— Just close your eyes.
avatar
Lucy Wolfe
s« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 17/02/2018
Messages : : 82
Points : : 258
Avatar : : Emily Rudd
Pseudo internet / prénom : : paradis
Crédits : : (c) Nasty J'ai : 24 ans. et mon anniversaire est le : 5 mars. Je suis : made in USA, mais devant une photo de la reine d'angleterre et mes origines sont : anglaises & Irlandaise. En ce moment, je : suis tout juste diplômée en design de mode, je viens de décrocher un boulot (non-rémunéré, houra!) dans une agence d’artistes comme assistante-styliste. J'envisage sérieusement la prostitution pour payer le loyer... encore faudrait-il que je trouve un appart. Si jamais vous me cherchez, j'habite : sur un divan emprunté faute d'être nouvellement SDF. Ce qui m'attire ce sont : les mecs honnêtes, du coup ce n'est pas facile avec ces créatures qu'on catégorise comme ''hommes'' ! et côté coeur je suis : nouvellement célibataire? Trompée? Un champ de bataille. Lui.
. :
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
TAKE ME AWAY ━━━━━━━━━━━
━━  Art enables us to find ourselves
and lose ourselves at the same time

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
━━━━━━━━━━ WE ARE GLASS
We break fast ━  We may shine, we may, we may shatter, may be picking up the pieces here on after. We are fragiles, we are human ... We are shaped by the light we let through us.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
be a part of my story
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

UC
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
[/size]

  Sam 14 Avr 2018 - 16:19
Over and over again @Jack WonLucy avait toujours eu l’intime conviction que Jack pourrait faire mieux qu’elle, que quiconque creuserait un peu sous sa façade maladroite et antisociale découvrirait sans peine le joyaux qu’il était et ne voudrait, tel Gollum et son anneau unique, ne plus jamais s’en défaire. Elle la première. Sans jamais oser demander plus, mettre un nom sur une relation ambigüe et probablement malsaine, sur une amitié qui n’en avait jamais été exclusivement une, elle s’était pourtant accrochée bec et ongles à lui, dans un refus puérile de le partager, dans une garde rapprochée 24/7 qui l’empêchait ne serait-ce que d’envisager chercher ailleurs. … Et voilà que quatre ans plus tard, la salope qu’était la vie lui prouvait qu’elle avait raison. Il n’avait pas mis longtemps à se trouver un nouveau cercle – qu’avait dit Blondie 1.0? Ils se connaissaient depuis quatre ans? Combien de temps avait-il attendu avant de la remplacer, avant de s’entourer de gens plus saints, plus fantastiques, moins brisés? Quelques heures? Elle sentait une telle rage bouillir en elle à l’idée qu’il n’ait plus besoin d’elle, une telle détresse d’imaginer qu’il ait trouvé mieux, qu’elle soupira en se résignant au besoin grimpant de le retrouver et de s’assurer qu’il ne s’envoyait pas boucle d’or.

Retournant vers cette fête dont elle ne faisait pas partie, Lucy ne tarda pas à tomber nez à nez avec son colocataire. D’abord énervée de son état lamentable – il ne fallait pas plus de deux secondes à son sens de l’odorat pour constater qu’il avait dû s’envoyer une quantité surprenante d’alcool, elle ne put garder son air de gardienne sévère plus d’une nanoseconde lorsqu’il prononça son nom avec un enthousiasme qu’elle ne croyait pas mériter. Ses lèvres pincées s’étaient étirées en un sourire, alors qu’il se jetait à son cou et qu’instinctivement, elle lui rendait son étreinte.  « Lucy! Tu m'as manqué Lucy.. Ça fait genre, 32 ans que je te cherche. Au moins. » C’était mal, d’espérer qu’il prononce son prénom comme ça encore et encore? Pathétique, de sentir ses entrailles se tordre à la simple façon qu’il avait de l’interpeller comme si elle avait la moindre valeur? Probablement, mais elle avait un tel besoin de se sentir désirée, une obsession malsaine de savoir qu’il voyait encore quelque chose en elle, qu’il ne la repousserait pas encore, pas totalement… pas comme cette fichue soirée où elle avait laissé son cœur et son amour propre se faire fracasser. La petite brune soupira en roulant des yeux, un sourire tendre aux lèvres alors qu’elle lui attrapait la main pour le guider loin de cette foule, loin des tentations de l’alcool et plus près des tentations plus nocives…elle. Intérieurement, elle justifiait ses actions par une réelle affection, et un besoin de le savoir endormi dans sa chambre et non pas déchu sur le sable comme tant de carcasses bourrées ce soir-là. « Me raccompagner où ? » Le sarcasme était tentant, mais elle doutait qu’il n’en saisisse l’essence ce soir, elle usa donc d’une voix caressante, douce, comme on parlerait à un enfant. « Vers un lit, et au moins trois tylenols vus le mal de bloc que t’auras demain… » elle se gara bien de spécifier qu’elle l’amènerait dans un lit ou il n’aurait pas accès à une blonde trop canon. Sa jalousie, elle la gardait pour elle. Tirant sur sa main, elle s’arrêta lorsqu’il recommença un délire vocal.

« Chez toi ?! mais mais- Mes parents vont jamais vouloir. Je suis pas une fille de mauvaise vie, je peux pas découcher comme ça sans prévenir et j-... Awh. Je sais. » Lucy haussa un sourcil en le dévisageant, très sérieuse. Combien de fois avait-elle squatté chez lui, sans prévenir – les Wolfe s’en fichaient de toute façon – et en s’adonnant à des activités classées top 5 dans le palmarès des filles de mauvaise vie. Elle était un peu exaspérée, crevée, et énervée de devoir argumenter avec lui quand il ne faisait aucune logique… et qu’elle était trop sobre pour trouver ça drôle. « Allez viens Jack le prude, on va aller dormir comme des gens sages. » Lucy l’avait attirée vers le chemin, s’arrêtant à nouveau lorsqu’il ouvrit la bouche. « Tu vas me kidnapper, comme dans la Belle et la Bête. Et je vais ranger ta bibliothèque gratuitement en discutant avec des tabourets !   » Elle avait quand même pouffé de rire, incapable de lui en vouloir quand il était dans un tel état. Amusée, elle le tira un peu en protestant d’un : « … De Jabba, je suis devenir la bête c’est ça? Sympa! Allez viens, dodo. » Elle avait d’ailleurs déjà entamé la marche lente et pénible vers leurs chambres voisines, espérant ne pas avoir à l’assommer pour le mettre au lit

C’est avec une surprise déconcertante qu’elle réalisa qu’elle avait réussi à les conduire – en silence et assez rapidement vu son état de déchéance – vers leurs chambres. Elle allait presque célébrer ce tour du sort lorsque son protégé d’un soir osa rompre la quiétude du silence par une question d’une douloureuse innocence. Son corps entier se crispa, sa pompe à sang en proie à une cadence infernale, alors que chaque putin de mot s’enfonçait en elle comme une lame de poignard, comme un coup. « Pourquoi t'as pas bu ? Tu bois tout le temps d'habitude. » ses doigts s’étaient crispés sur ceux du bridé, elle avait relevé un regard cuisant de honte vers lui. Il lui en voulait donc… qu’il l’épargne sobre était noble, mais ça ne faisait que plus de mal maintenant, alors qu’une fois de plus il avait pesé exactement ou ça faisait mal. Détournant le regard comme en espérant voiler la culpabilité qu’il avait fait grimper en elle comme un poison, elle avait murmuré, d’un ton étrangement agressif, un : « … Je... je voulais pas te faire honte…… devant ton harem de blondes. » Merde. Pourquoi elle avait dit ça? Pourquoi ça  le dérangeait tant. Elle soupira, il était bourré, il oublierait vite. D’ailleurs, la seconde d’après, il était à nouveau plongé dans un délire totalement digne de son état de défoncé. « Je peux dormir avec toi ce soir ? y a le croquemitaine dans ma chambre, je te jure, il est vraiment affreux je peux pas dormir seul. »  elle ne peut s’empêcher de rouler des yeux en ouvrant la porte de sa chambre. « … C’est ton meilleur pickup line? » Avait-il vraiment besoin de demander? Y avait-il une seconde ou elle ne le voulait pas avec elle? Lucy haussa les épaules. « T’as de la chance que j’ai un truc pour les bridés, mais ronfles pas hein! »

Elle se dirait qu’elle avait accepté pour veiller sur lui, que c’était noble, que ça n’avait rien à voir avec ce besoin cuisant de savoir qu’il avait envie d’être près d’elle. Elle chasserait cette idée stupide de le laisser entrer, cette certitude que ça les mènerait vers un désastre en se faisant croire qu’elle avait son intérêt à cœur. Ce n’était pas faux, non, mais elle avait surtout cette malsaine addiction, ce besoin omniprésent de se rassurer, de constater qu’il lui appartenait encore, après tout ce temps. Elle avait refermé la porte derrière eux, le guidant vers le lit double de sa chambre minuscule – faute de moyens. « Je vais me changer, allonges-toi. » son cœur se débattait, comme un signal d’alarme, comme une cuisante mise en garde contre la mauvaise idée qu’était cette soirée. Lucy l’avait observé un instant avant d’attraper dans son sac de quoi troquer son bikini et son short contre son pyjama improvisé : un T-Shirt piqué à Jack avant le départ. Refermant la porte derrière elle, elle ne mit pas longtemps à se changer, déposant ses mains de chaque côté de l’évier, la respiration courte. Allait-elle survivre à l’envie omniprésente de se nicher dans ses bras? C’était une tentation fourbe, maintenant qu’il était assez ivre pour ne pas la rejeter. Elle soupira. Quand diable était-elle tombée aussi bas?!  
©️ 2981 12289 0



Habit of you

you got me changing my ways
I drowned my liver and I gambled with my pride, I’ve had a bad case of addicted phases, moving from one to another ♥️

avatar
Jack Won
y« JUSTICIA OMNIBUS »
just lambda
Date d'inscription : : 29/10/2017
Messages : : 99
Points : : 318
Avatar : : Min Yoongi
Pseudo internet / prénom : : Alex / Nasty
Crédits : : Avatar : Nasty / Crackship : Nasty / Code sign : @mingicodes (tumblr) J'ai : 24 ans et mon anniversaire est le : 6 mars. Je suis : binational et mes origines sont : Coréennes & Américaines. En ce moment, je : suis tout un tas de choses : étudiant en doctorat de musicologie à l'UCLA - où j'aide à ranger la biblitohèque après les cours, serveur le week-end au O'Haras, et je compose pour des petits projets de pub ou de cinéma. Si jamais vous me cherchez, j'habite : du côté de Valley Glen. Ce qui m'attire ce sont : les caractères à part, peu importe le genre, et côté coeur je suis : un boulet.
. :

COMFORTABLY▵NUMB


Luck #3RobynSonic#TC Spring Break





End of the story:
 


Bucketlist
Challenge accepted :
Mission Accomplished :
Souhait à long terme : Vivre uniquement de ma musique

  Sam 14 Avr 2018 - 21:53
Over and over again @Lucy WolfeSi Jack avait complètement perdu l'habitude de boire en arrivant à l'université, il avait été surpris de constater qu'il le tenait toujours aussi bien, son pote l'alcool. Alors il avait beaucoup, beaucoup bu, et s'était retrouvé à planer sans le voir venir. Pas de nausées, ou de mauvaise humeur, non. Au contraire, le garçon avait toujours eut l'alcool heureux, et un sourire bien trop communicatif. Sa seule connerie de la soirée, pour l'instant, avait été de fumer tout et n'importe quoi. Surtout n'importe quoi en réalité, et déjà, il savait que son cerveau se contenterait d'aussi peu pour lui réclamer sa dose tout au long des prochains jours à venir. Arrêter avait été un parcours du combattant, et un petit séjour au Mexique suffisait à envoyer toutes ses convictions en l'air. Jack se sentait affreusement coupable, se réconfortant uniquement d'avoir déconné alors que ses trois comparses n'étaient plus là. Quand sa colocataire était arrivée, il avait aussitôt écrasé le mégot verdâtre dans le cendrier le plus proche. Il n'avait pas payé pour, alors il s'en fichait un peu, de l'argent gâché, et au moins il était sûr de ne pas retourner y goûter. Il ne restait plus à l'asiatique qu'à espérer que Lucy ne noterait pas le léger parfum âcre collé à sa chemise. Après tout, il devait probablement plus sentir la clope ou l'alcool que la moitié de joint généreusement offerte.
Un câlin et des entrailles tordues à cause de la séparation plus tard, la petite brune lui avait répondu avec une tendresse qui lui donnait des papillons dans le ventre.
«  Vers un lit, et au moins trois tylenols vus le mal de bloc que t’auras demain…  »
« T-tylelenelol ? mais je suis complètement sobre. »
Pas besoin d'être bourré pour buter autant sur un nom de médicament, mais si son bégaiement s'était amélioré avec le temps, l'alcool semblait foutre en l'air tout le travail effectué par Jack sur son élocution. Seulement, si lorsqu'il était sobre ses syllabes écorchées le mettaient particulièrement mal à l'aise, ce soir-là, le pianiste ne les remarquait même plus. Comme ce léger accent qu'il ne tentait plus de dissimuler, il était persuadé d'être on ne peut plus clair, on ne peut plus logique. Et son esprit se retrouvait libéré, assez pour sourire sans sentir la fatigue de ses zygomatiques.
« Allez viens Jack le prude, on va aller dormir comme des gens sages.  »
D'un oui de la tête bien trop emballé par une proposition qu'il s'empresserait par la suite de démentir d'un « Mais j'ai pas sommeil.. », Jack avait finit par céder, se contentant de serrer la main de Lucy dans la sienne.
«   … De Jabba, je suis devenue la bête c’est ça? Sympa! Allez viens, dodo.  »
« Ouais, et moi c'est Chewie ! »  qu'il s'exclama, les bras levés au ciel en signe de victoire, avant de se lancer dans une imitation approximative de la créature de l'espace. Comme un enfant turbulent, arriver à le faire dormir s'annonçait déjà être un défi d'envergure.
Un peu trop curieux, il s'était arrêté un peu après Lucy, le temps de laisser son cerveau analyser la situation. La seule chose qu'il comprenait, c'était la tristesse de son amie, que c'était de sa faute et qu'il ne savait pas comment y remédier.
«  … Je... je voulais pas te faire honte…… devant ton harem de blondes.  »
« Pourquoi tu me ferais honte ? »
Question posée alors qu'il savait parfaitement ne pas être en état de comprendre une éventuelle réponse. Le malaise que ressentait Lucy était assez palpable pour que Jack puisse comprendre qu'il ferait mieux de changer de sujet, même avec toutes les bouteilles qu'il avait descendues. Alors, il tenta d'alléger l'atmosphère avec un grand sourire et sautillant jusqu'à la rattraper alors qu'elle reprenait leur petit bout de chemin. Marcher à côté d'elle était bien plus agréable que de se faire traîner comme un boulet, mais elle ne lâcha pas sa main pour autant.
« tu veux pas venir dedans le harem toi aussi ? Tu me lirais tout plein d'histoires avant de dormir, avec des tapis volants et tout. »

Le reste du trajet se fit en silence. Chaque pas s'avérait plus difficile que le précédent mais le brun faisait de son mieux pour suivre la cadence qui lui était imposée.
«  … C’est ton meilleur pickup line? T’as de la chance que j’ai un truc pour les bridés, mais ronfles pas hein!  » Jack haussa un sourcil dans une moue vexée.
« J'ai pas besoin de ça pour séduire. Et j'ai jamais ronflé ! »
Il avait croisé les bras, boudeur.
«  Je vais me changer, allonges-toi.  »
« 'kay. »
L'idée de se renfermer sur lui-même lui était aussitôt passée : il avait obéit sans se débattre.
Dommage qu'il n'ait pas tenu plus d'une minute, et qu'il se soit cru libéré de l'injonction dès qu'il en eut marre d'attendre. Toujours plein d'énergie, Jack s'était empressé de la rejoindre, sans tilter qu'éventuellement, elle pourrait lui en vouloir de claquer ainsi la porte de son intimité.
« T'as fini ? Faut que je me démaquille avant de- »
Stoppé dans sa plainte par le reflet de Lucy dans le miroir, le brun avait écarquillé les yeux en reconnaissant le motif du tshirt qu'elle portait. Mais de là à comprendre que c'était le sien, ou de remarquer qu'elle n'avait quasiment que ça sur le dos ? Non, il ne fallait pas trop en demander au garçon, pas dans son état.
« Naaaaan ! Depuis quand tu aimes Pink Floyd ? C'est lequel ton album préféré ? »
Il avait attendu qu'elle se tourne vers lui pour mieux détailler le tshirt. Le célèbre triangle sur fond noir délavé aspirait son attention comme un puit sans fond. Son groupe préféré,  et en plus, elle le portait bien.
« Faudrait que tu viennes à mon appart. J'ai une affiche de The Wall au dessus du canapé. Elle me fait peur à chaque fois que je rentre ... »
Ravi de pouvoir discuter de musique avec quelqu'un - son piano et ses compos lui manquant terriblement - le coréen s'était agrippé au t-shirt du bout des doigts, s'amusant à le faire glisser sur sa peau étrangement peu sensible à l'aspect rapeux du coton. « et puis, si tu viens on sera que tout les deux. On pourra se faire des câlins et réveiller les voisins du dessous, comme avant » maintenant qu'elle lui faisait face, Jack lui avait lancé un grand sourire bien plus innocent que les souvenirs qu'il venait d'évoquer. Pourtant, cet éclair de bonheur ne dura pas, son regard s'était aussitôt assombri. « Mais tu vas t'en aller après. Tu t'en vas toujours. » il avait baissé les yeux vers ses mains, tandis que son enthousiasme semblait s'évaporer. Alors, il abandonna le pan de tissu, ne laissant à ses doigts qu'un pouce endolori à martyriser. Trop saoul pour ressentir une douleur aussi quelconque, Jack avait stoppé net ce tic nerveux pour reprendre la parole tout en explorant la pièce du regard. Particulièrement timide, tout lui semblait plus intéressant que de confronter les yeux océans de son amie. Le silence angoissant dura un peu trop à son goût, et se doutant qu'il lui avait à nouveau fait du mal, il avait baissé la tête pour mieux regarder ses pieds.
« tu.. tu veux pas rester ? Juste une fois. Et après je t'embêterai plus. » Au rythme de sa phrase, le brun s'était rapproché dans une ultime tentative de la distraire, de la faire craquer. Ses mains vinrent se poser sur ses hanches, maladroites, comme craignant de se brûler malgré le tissu. Trop vite, ils s'étaient retrouvés assez proches pour qu'un murmure à l'oreille de Lucy - que le coréen avait coincée entre l'évier et lui, ne suffise. « juste une fois » qu'il avait répété, ses doigts désormais bien plus pressants et son souffle coulant, de plus en plus dangereux. Il savait pertinemment que dans l'ombre projetée par son corps, la jeune femme se décomposerait. Elle n'avait pas la joie d'être aussi saoule que lui, après tout.  ©️ 2981 12289 0


▵Pied Piper
It may be a little dangerous, but i'm very sweet.
— Just close your eyes.
avatar
Lucy Wolfe
s« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 17/02/2018
Messages : : 82
Points : : 258
Avatar : : Emily Rudd
Pseudo internet / prénom : : paradis
Crédits : : (c) Nasty J'ai : 24 ans. et mon anniversaire est le : 5 mars. Je suis : made in USA, mais devant une photo de la reine d'angleterre et mes origines sont : anglaises & Irlandaise. En ce moment, je : suis tout juste diplômée en design de mode, je viens de décrocher un boulot (non-rémunéré, houra!) dans une agence d’artistes comme assistante-styliste. J'envisage sérieusement la prostitution pour payer le loyer... encore faudrait-il que je trouve un appart. Si jamais vous me cherchez, j'habite : sur un divan emprunté faute d'être nouvellement SDF. Ce qui m'attire ce sont : les mecs honnêtes, du coup ce n'est pas facile avec ces créatures qu'on catégorise comme ''hommes'' ! et côté coeur je suis : nouvellement célibataire? Trompée? Un champ de bataille. Lui.
. :
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
TAKE ME AWAY ━━━━━━━━━━━
━━  Art enables us to find ourselves
and lose ourselves at the same time

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
━━━━━━━━━━ WE ARE GLASS
We break fast ━  We may shine, we may, we may shatter, may be picking up the pieces here on after. We are fragiles, we are human ... We are shaped by the light we let through us.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
be a part of my story
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

UC
- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -
[/size]

  Dim 15 Avr 2018 - 19:09
Over and over again @Jack WonLorsqu’elle l’avait croisé dans cette ruelle, lorsqu’elle avait reconnu son visage, sa voix, notre petite brune avait dû se retenir à deux mains de ne pas le supplier de lui faire oublier les quatre dernières années, de retomber dans leurs mauvaises habitudes, de lui redonner, ne serait-ce qu’une fois, une bribe de leur amitié, de leur routine, de cette époque où elle était réellement heureuse, avant que le poison de l’alcool ne devienne une nécessité pour fuir la réalité souvent trop cruelle envers elle. Si elle avait réprimé ce besoin sous une montagne de silence et un mur de distance, ça n’avait pas duré longtemps. Ses doigts enlacés aux siens, les lèvres pincées dans un air sévère alors qu’elle l’attirait loin de la fête, Lucy avait l’impression de retomber en adolescence. … Bonjour nostalgie. Sortir Jack d’une soirée arrosée en étant l’adulte responsable, user de toute sa diplomatie pour le convaincre de s’allonger, c’était des talents qu’elle avait eu tout le temps de perfectionner dans ses jeunes années… elle n’aurait jamais cru que ça lui reviendrait aussi vite, devant le fait accompli, ses vieux réflexes reprenaient le dessus et elle n’avait pas besoin de se creuser les méninges trop longtemps pour savoir exactement comment le contraindre à la suivre.

Alors qu’elle trainait le musicien par la main avec une force insoupçonnée pour une silhouette frêle comme la sienne, Lucy ne pouvait s’empêcher d’être amusée par le retour de Karma. Elle qui revenait torchée soir après soir depuis des mois, ne pouvait que trouver cocasse que l’univers lui ait imposé ce retour de balancier en l’incarnation défoncée de son camarade. Elle n’avait pas eu besoin de forcer son odorat bien longtemps pour déceler, outre son odeur de clope usuelle, celle de sa copine plus végétale, élément qui l’aurait laissé de glace s’il ne lui avait pas confié, lors de leurs retrouvailles, sa fierté d’avoir rompu définitivement avec l’herbe… une belle leçon de morale qu’elle lui ferait au matin. Pour l’heure, elle s’était acharnée à le guider vers leurs lits, refusant de s’arrêter, paumé comme il était, il utiliserait toute hésitation pour proposer un plan débile et lui rendre la tâche plus ardue. Elle le connaissait, son Jack. Ce qu’elle n’avait toutefois pas anticipé, c’était ses questions tellement candides qu’elles lui firent l’effet d’un coup de poignard. Ses soucis d’alcool, son abus de substances, Lucy senti une vague de culpabilité, de honte, s’emparer d’elle et lui retourner les entrailles. Ses dents s’étaient enfoncées dans sa lèvre inférieure, nerveusement, comme pour se punir d’avoir péché, il disait vrai, elle ne le savait que trop bien. Plutôt que de lui laisser cette victoire, toutefois, elle avait usé de sa technique d’esquive plus qu’éprouvée, en marmonnant une bribe franche, en espérant que ça achèterait la paix… Bonne blague. S’eut été trop demandé. « Pourquoi tu me ferais honte ? » ses doigts s’étaient crispés…

Une bonne demi-dizaine de raisons lui venaient, avait-il ne serait-ce que posé les yeux sur elle dernièrement? Elle avait un semblant de boulot, une vie en ruine, et ça, c’était sans compter sa famille totalement radié de la carte. Elle était brisée, tordue, et elle redoutait avec une panique oppressante le jour où il en aurait marre d’essayer de la sauver. L’affront d’un abus d’alcool était un crime qu’elle ne voulait pas ajouter à son dossier, ne pas être un poids encore plus lourd qu’elle ne l’était déjà, ça serait déjà un bon début… et peut-être que ça l’empêcherait de collectionner les blondes? Lucy avait haussé un sourcil, resserrant son emprise sur sa main, en parfait refus de sa nouvelle proposition. « tu veux pas venir dedans le harem toi aussi ? Tu me lirais tout plein d'histoires avant de dormir, avec des tapis volants et tout. » ses iris bleutés s’étaient rivés sur lui, menaçants. « Non. » non à joindre son groupe, et encore plus non à ce qu’il en ait un, un harem. Elle avait recommencé à mordiller sa lèvre inférieure, comme pour se punir de cette jalousie contre laquelle elle ne pouvait rien. « J’te lirai tes histoires seulement si t’as pas de harem. » la simple idée la rendait malade, elle aurait voulu graver son nom dans ses chaires, ne laisser personne lui enlever, s’y cramponner. Sans le réaliser, elle l’avait attiré jusqu’à sa chambre, comme désespérée de lui donner l’option de l’abandonner. Il y penserait bien lui-même… Déverrouillant la porte, elle avait tenté de désamorcer une situation de crise par l’humour, roulant des yeux devant son étrange assurance – ah, le houblon! « J'ai pas besoin de ça pour séduire. Et j'ai jamais ronflé ! », elle s’écarta pour le laisser entrer dans un ultime : « Sois sage. »

L’abandonnant sur le lit, elle s’était esquivée vers la salle de bain, appréciant l’eau glacée sur son visage brûlant et écarlate. Les pensées de bousculaient dans son crâne, à quoi elle jouait là? L’amener ici, ivre mort, c’était la pire des idées! Depuis leur soirée de fête, sa cervelle lui repasser en boucle le rejet dont il l’avait affublé, cette sensation misérable d’être répudiée, repoussée, elle n’arrivait pas à laver cette humiliation de son âme. Lucy avait soupirée, drapée dans un T-Shirt, seule dans le silence apaisante de la minuscule pièce. C’était une idée de merde, vraiment, mais la partie égoïste d’elle-même crevait d’envie de sauter sur ses propositions, de le laisser sa la jouer affectueux, un peu, ne serait-ce que pour faire semblant, se convaincre l’espace d’un soir, qu’il ne la détestait pas totalement. Elle se dégoutait ne serait-ce que de l’envisager. La nausée de la culpabilité tordant ses tripes, elle ne l’avait pas entendu approcher, et s’est un sursaut clair qui la prit en l’entendant ouvrir la porte. « T'as fini ? Faut que je me démaquille avant de- Naaaaan ! Depuis quand tu aimes Pink Floyd ? C'est lequel ton album préféré ? »

Normalement, elle aurait ris de son histoire de maquillage, elle se serait payé sa tête ou aurait au minimum argumenté que le chandail qu’elle portait, elle lui avait chipé…. Sauf que ce fourbe avait saisis le tissus entre ses doigts, stoppant net toute forme de communication, son souffle même coupé par la proximité alors que ses joues prenaient une jolie teinte cramoisie alors qu’elle bredouillait un nerveux et pathétique : « A-a-animals. » encore heureux qu’elle l’ait écouté toutes ses fois où il lui cassait les oreilles avec ses choix musicaux. Lucy n’avait  ni groupe ni chanson favorite, d’amblée, elle laissait les mélodies et les paroles la porter, la chavirer, sans jamais avoir besoin de savoir qui était l’artiste, ses préférences étant ainsi des plus éclectiques. Déglutissant péniblement, elle avait osé darder ses iris bleutés sur lui, un petit sourire amusé lui échappant en l’entendant déblatérer des conneries. « Faudrait que tu viennes à mon appart. J'ai une affiche de The Wall au-dessus du canapé. Elle me fait peur à chaque fois que je rentre ... » il avait bougé, il s’était rapproché, et son cœur avait recommencé sa cadence frénétique, ses battements tellement brutaux qu’ils en étaient douloureux, comme si elle tentait de toutes ses forces de lui échapper, tout en espérant sans se l’avouer, qu’il poser ses fichues mains ailleurs que sur ce t-shirt, qu’il la fasse sentir désirée, ne serait-ce qu’une seconde. « et puis, si tu viens on sera que tout les deux. On pourra se faire des câlins et réveiller les voisins du dessous, comme avant » … Lisait-il en elle? « … Tu dis ça comme si j’suis super bruyante… J’sais faire dans la discrétion tu sais… » Tenter de désamorcer un danger par l’humour ? Bah…. Ok, elle était en mode panique là! Et ce fourbe de bridé y allait de proposition qui raisonnaient directement avec sa liste de souhait. C’est tout ce qu’elle désirait, sa pompe à sang avait loupé un battement. Instinctivement, ses doigts s’étaient permis de s’agiter, prêts à se poser sur lui, à faiblir… mais il avait à nouveau tout bousillé, fichu rollercoaster émotif, elle en avait même du mal à s’exprimer. « Mais tu vas t'en aller après. Tu t'en vas toujours. tu… tu veux pas rester ? Juste une fois. Et après je t'embêterai plus. »  

Une fois? Et pourquoi pas une dizaine de fois… Bordel pourquoi fallait-il qu’elle ait une conscience pour lui rappeler qu’il était défoncé, qu’il ne dirait certainement pas ça sobre… Elle ne pouvait quand même pas profiter de lui ainsi, pas quand il avait été sans équivoque sur son rejet des semaines plus tôt…. « J-jack … » Une lutte interne la prenait, elle jetait des regards paniqués à la porte, cherchant une issue à cette situation qui ne cessait d’escalader en mauvaise idée, seconde après secondes. Ses iris clairs s’étaient embués, elle avait pris une inspiration, une seule, ouvrant la bouche pour lui assurer qu’elle ne partirait plus, ou pour s’excuser autant de fois qu’il le faudrait, de l’avoir laissé derrière, de lui avoir fait vivre une telle angoisse que même défoncé, même incapable de se souvenir de son propre nom, il se souvenait de sa trahison. Lucy avait fait un pas vers l’arrière, pour lui échapper, pour ne pas faiblir, parce que ces mains qu’il avait posées sur ses hanches lui avaient coupées le souffle, avait arraché à son corps frêle le plus brutal des frissons, un couinement surpris lui échappant. « F-fais pas ça…. T’es soul…. T-tu sais pas ce que tu fais….   » sa voix n’était qu’un soupire suppliant, son pauvre cœur s’emportait sous ses doigts qui se faisaient plus pressant sur sa taille, elle tenta une fois de plus de reculer, coincée.  « Tu vas m’en vouloir après….   » et pourtant, ses mains étaient demeurées immobile de chaque côté d’elle, trop droite pour dire oui, trop faible pour le repousser.

Son souffle la narguait, alors qu’une alarme sonnait dans son esprit, elle savait bien que c’était une connerie, qu’elle devrait tourner les talons, pourtant, cette voix basse avait cette capacité trop innée de l’allumer un étrange incendie en elle.  « juste une fois », elle avait frissonné, suppliant à nouveau : « … on devrait pas... »  Peut-être était-ce l’urgence dans sa voix, ou son incapacité chronique à résister à la moindre matière addictive, Jack inclus dans cette catégorie, toujours est-il que Lucy avait laissé ses doigts timidement, se poser sur son bras, incertaine si elle voulait le repousser ou le retenir. C’était malsain, d’avoir un tel besoin de se sentir désirée, de s’abaisser à profiter de son état. Elle avait pourtant resserrée son emprise sur lui, soupirant résignée. « … me tente pas, tu sais que j’en crève d’envie... » elle avait toujours été franche là-dessus, un peu trop, et probablement qu’au fond là, maintenant, elle ne voulait qu’une raison de faiblir. Une seule raison d’abandonner ce qui lui restait de scrupule, de blâmer le premier pas sur lui…
©️ 2981 12289 0



Habit of you

you got me changing my ways
I drowned my liver and I gambled with my pride, I’ve had a bad case of addicted phases, moving from one to another ♥️

Contenu sponsorisé

  
You are the mistake I’d do over and over again ft. Jack