Flèche hautFlèche bas(tessa), just to be near you.


(tessa), just to be near you.
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
avatar
Aodren Adkins
s« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 17/04/2018
Messages : : 181
Points : : 810
Avatar : : bob morley.
Pseudo internet / prénom : : sweet poison (anaïs).
Crédits : : sweet poison (avatar). J'ai : trente-deux ans. et mon anniversaire est le : vingt-cinq mai. Je suis : américain. et mes origines sont : mexicaines. En ce moment, je : suis enseignant à l'ucla, département d'espagnol, en plein projet de recherche au pérou. Ce qui m'attire ce sont : les femmes. et côté coeur je suis : en couple.

  Mar 24 Avr 2018 - 12:58
all i really want is just to hold you for a while.
I have seen a sunset in the western sky, Ain’t nothin’ like the brightness in your eyes And I have seen the moon reflecting in the sea But that don’t compare to how you shine on me. After everything I’ve seen, I rather see you smile, Cause all I really want is just to hold you for a while and be your man. So will you dance with me? I will lead you. Give every moment that I have Just to be near you.
tessa dyer et aodren adkins

Pour l’anniversaire de Tessa, il avait voulu faire les choses en grand, Aodren. Il avait bien conscience que la blonde avait bien du mal à accepter son départ au Pérou, il comprenait, elle lui manquait à lui aussi, mais au moins lui, il était à l’autre bout du monde, plongé dans des découvertes qui le fascinait, alors que Tessa, elle était encore à Los Angeles, dans un quotidien qui ne ressemblait pas franchement aux rêves qu’elle pouvait avoir en tête. Lui, il n’en avait plus eu depuis longtemps des rêves, après la disparition de James, il s’était contentait de vivre, sans s’accrocher aux espoirs vains qui n’avaient eu de cesse de lui briser le cœur, quand il avait perdu son fils et que toutes les pistes qu’ils avaient explorées avaient été des culs-de-sac. Pourtant le Pérou, ça ressemblait un peu à un rêve qu’il était en train de réaliser et les jours qu’ils passaient là-bas, semblaient redonner un sens à sa vie, au moins du côté professionnel. Tessa elle, elle lui avait redonné gout à l’amour, elle lui avait donné envie de se reconstruire sur le pan là aussi, mais pour sa carrière, c’était plus compliqué. Ça devait être pareil pour elle non ? Si elle devait partir à l’autre bout du monde pour jouer dans un film, elle le ferait non ? Il espérait Aodren qu’elle le ferait, sans hésiter à cause de lui, parce que ce qui était important pour elle, ça l’était aussi pour lui et depuis des années maintenant, avant même qu’ils ne soient en couple, il crevait d’envie de la voir réaliser ses rêves. Pourtant, peut-être que si elle devenait une actrice mondialement connue, elle n’aurait plus envie de fréquenter un petit prof d’université, il avait l’impression que les gens célèbres ne se mélangeaient pas aux autres. Mais Tessa, elle était mieux que ça. Il l’aimait, il avait confiance en elle et depuis des mois maintenant, il cherchait le meilleur moyen de lui prouver son amour, pour son anniversaire.

Il avait mis les petits plats dans les grands du coup, il avait demandé de l’aide à ses proches, pour qu’ils l’aident à organiser ça, parce que lui, il n’était pas à Los Angeles. Il savait que la dernière fois qu’il avait essayé de lui faire une surprise, pour Noël, ça avait été un peu compliqué, mais il avait voulu retenter sa chance et cette fois, il s’était vraiment donné les moyens de faire quelque chose de bien, il ne s’était pas contenté de se pointer à la porte avec un bouquet de fleur. Y avait un livreur qui l’avait fait pour lui, lui laissant un bouquet avec une première carte. Finalement, Tessa avait dû passer sa journée trimballée d’un endroit à l’autre en ville, suivant les indices sur chaque carte qu’il lui avait laissée, avec quelques mots d’amour en prime et des petits cadeaux. Il avait tout préparé bien à l’avance, alors au moins, elle pourrait reconnaitre son écriture sur chacune des cartes. Elle avait dû retourner à l’endroit de leur première rencontre, dans un coin de la fac, là où avait eu lieu cette fameuse soirée à laquelle ils s’étaient rencontrés et puis après ça, y avait eu un tas d’autres endroits, ceux qu’il lui avait fait découvrir peu de temps après cette fameuse soirée, ceux qu’il savait qu’elle aimait tout particulièrement pour finir dans leur petit coin de plage, parce que c’était là qu’ils s’étaient embrassés pour la première fois, alors c’était assez significatif pour lui, comme pour elle. Il y était, sur ce petit bout de plage, après quelques heures de vol, il avait atterri quelques heures plus tôt, ça lui avait laissé assez de temps pour faire des courses et investir la cuisine de ses mères pour préparer un pique-nique. Il l’avait faite courir partout toute la journée, il lui devait bien de lui préparer le repas. Il l’avait bien trimbalée jusqu’à une pâtisserie où elle avait eu le droit à un cupcake d’anniversaire, mais bon, il n’allait pas la laisser uniquement avec ça dans le ventre pour le reste de la soirée, alors, il avait préparé le repas, ramené la couverture, le panier de pique-nique, les verres, le vin et même les bougies, pour quand la nuit tomberait. Il avait tout installé en attendant la blonde, en espérant qu’elle ait bien tout suivit, ce n’était pas comme s’il avait laissé des indices très compliqués pour se rendre d’un lieu à l’autre, c’était plutôt des trucs personnels, qui n’appartenait qu’à eux deux, alors il ne doutait pas de la capacité de Tessa à comprendre les indices. Le dernier, c’était le lieu de leur premier baiser, avec une heure indiquée, pour que ce soit plus simple pour lui, alors logiquement, elle ne pouvait pas se tromper. Elle aurait pu finir par abandonner aussi, lassée par son jeu de piste, mais ce n’était pas le genre de Tessa non ? Elle n’abandonnait pas Tessa, maintenant, il espérait quand même qu’elle avait été plus touchée par l’attention qu’il avait mise dans sa démarche, qu’agacée par son truc, sinon, cette soirée ne serait pas mieux que celle qu’ils avaient eu quand il était revenu du Pérou quelques mois plus tôt pour les fêtes de Noël. Il avait bien fait les choses cette fois, il avait même pris le temps d’enfiler une chemise, histoire d’avoir l’air un peu plus classe qu’en vieux t-shirt et Tessa devait bien savoir que c’était déjà un effort pour lui, alors que son look habituel était surtout le look du flemmard qui prenait le premier truc lui passant sous la main. Même s’il ne l’avait jamais entendue se plaindre de ça, ce soir, il avait voulu faire un effort, sans pour autant sortir le costume trois pièces, fallait pas trop lui en demander non plus. Il avait attendu un peu sur cette plage, avant que Tessa n’arrive. Enfin, vu la première réflexion qui lui traversa l’esprit quand il aperçu la blonde, pas nécessairement qu’elle soit en retard, juste que ça faisait longtemps qu’il ne l’avait pas vue pour de vrai. « Hey. Je suis content que tu aies trouvé tous mes indices. » Ça aurait été un peu dommage qu’il l’attende toute la soirée sur la plage, comme un débile quand même, cela dit, il aurait bien fini par l’appeler, pour lui dire de venir. « Joyeux anniversaire. » Il lui adressa un sourire, il ne savait pas s’il était forcément le meilleur cadeau d’anniversaire dont elle pouvait rêver, mais il était là, pour elle, aujourd’hui et pour quelques jours, parce qu’il avait envie d’être là, avec elle et que l’anniversaire de Tessa, c’était vraiment important pour lui, tant pis si c’était le sien, le mois prochain qu’il devait passer tout seul au Pérou, du moment qu’il était là, avec elle, pour le sien à elle, ça le rendait heureux lui.


 
avatar
Tessa Dyer
l« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 17/04/2018
Messages : : 453
Points : : 1123
Avatar : : eliza taylor.
Pseudo internet / prénom : : MARY-W./marie.
Crédits : : @weaslaide. (avatar). J'ai : vingt-huit ans et mon anniversaire est le : vingt-huit avril. Je suis : américaine et mes origines sont : purement américaines. En ce moment, je : prie pour devenir une actrice... un jour... peut-être. en attendant faut mettre du beurre dans les épinards, alors je travaille chez un publiciste. Ce qui m'attire ce sont : les hommes, les femmes- les gens et côté coeur je suis : en couple, mais bordel, que c'est compliqué.
. :

  Mar 24 Avr 2018 - 16:54


you look perfect tonight
i found a love for me. darling just dive right in and follow my lead. i never knew you were the someone waiting for me, 'cause we were just kids when we fell in love, not knowing what it was. i will not give you up this time but darling, just kiss me slow, your heart is all i own (@tumblr)

Le vingt-huit avril était finalement arrivé vite. Bien assez vite. Trop vite, qu’elle dirait, Tessa. Il semblait que c’était un phénomène inéluctable, d’au bout d’un moment, n’plus savoir quoi faire avec l’âge qu’on atteignait. Voilà qu’elle approchait beaucoup trop des trente ans, et que sa vie n’rimait toujours à rien : elle dormait encore dans la même chambre que celle qu’elle avait eue à ses dix-neuf ans, quand elle s’était installée à Los Angeles. Et si elle avait fini ses études maintenant, la blonde était loin, très loin, d’être satisfaite du travail qui la forçait à se lever au quotidien. Et tout ça, c’était sans parler de sa vie amoureuse. Ce matin-là, ç’avait été le soleil qui l’avait réveillée ; au moins, il faisait beau pour le jour de son anniversaire, c’était déjà ça, non ? Un songe que la Dyer n’eut que pour une fraction de seconde, avant qu’un rayon ne glissant à travers les rideaux à sa fenêtre, ne vienne s’écraser juste contre ses yeux. A croire que c’était prémonitoire pour l’humeur restante de la journée : heureusement que cette année, la date tombait un samedi, parce que pour le coup, Tessa n’se sentait pas de sortir de son lit. A quoi bon ? Elle pouvait très bien recevoir les appels de tous ses ‘amis’ et tous ceux qui penseraient à son anniversaire, depuis son lit – pas besoin de faire beaucoup plus d’efforts que de décrocher et prétendre être parfaitement heureuse de fêter ses vingt-huit ans, toute seule, dans son appartement et en pyjama. Certes, peut-être qu’il lui suffirait de taper quelques messages pour avoir de la compagnie – ou mieux encore, une vraie fête dans laquelle se noyer, mais fallait croire qu’elle n’était pas d’humeur. A vingt-huit ans, on avait des fêtes d’adultes, non ? La parfaite occasion pour s’marteler dans le crâne ces mots que ses parents lui avaient si souvent répété ‘tu n’es pas assez mature’ ou ‘comporte-toi en adulte, un peu’. Oui, gamine, elle s’était imaginée avoir une existence bien différente et des accomplissements bien différents, une fois adulte. Maintenant, elle n’savait plus. Est-c’qu’elle avait tout foiré ? Est-c’que c’était normal ? Est-c’que, de toute façon, la vie d’adulte et les responsabilités bien nettes de parents ou d’elle ne savait quoi d’autre, c’n’était pas trop pour elle ? Est-c’que c’était trop tard ? Aux yeux de ses géniteurs, il semblait que ça l’était, en tout cas ; qu’elle avait gaspillé trop de temps à vivoter et à essayer de poursuivre des rêves aussi réalistes que des fantômes, et qu’elle s’était plantée. Assez plantée pour n’pas vouloir sortir de sous sa couette pour son grand jour : elle qui avait eu pour habitude de toujours attendre son anniversaire avec impatience, excitée et amusée à l’idée d’être le centre d’intérêt de tout son entourage, pour quelques vingt-quatre heures. Même avec son travail, même si ç’avait dû être une mauvaise journée d’une quelconque façon, y’avait toujours eu quelques attentions, quelques gestes, une compagnie quelconque, qui lui avaient toujours remonté le moral. Cette année, c’était différent – en traduisait l’épais silence qui était devenu sa compagnie, entre les murs de cet appartement. Il n’y avait personne sous ce toit avec elle – personne d’autre que trois chatons et un chien, de décentes distractions mais rien pour compenser ce qui lui manquait vraiment.

Ou celui qui lui manquait vraiment, plutôt. Oui, elle avait laissé Aodren repartir après ces quelques jours qu’ils avaient passés ensemble, pendant les fêtes de Noël. Ça s’était envolé trop vite et les mois depuis, étaient passés terriblement lentement. Et vite tout à la fois. En ce jour si spécial, en tout cas, Tessa avait l’impression que son petit-ami était parti depuis trois ans et demi, que ce bonheur qu’ils avaient ensemble n’était plus qu’un mirage laissant un goût amer dans sa bouche, et que ce Noël qu’ils avaient passé tous les deux, ç’avait été y’a cinq ans et non pas cinq mois à peine. Et ça n’changeait rien à ces impressions, vraiment, qu’elle comprenne pourquoi il partait, qu’elle accepte que ce n’soit qu’une histoire de job et de diversité et d’opportunité qu’il n’pouvait pas laisser passer. Y penser là maintenant, était définitivement la meilleure occasion de s’ruiner le moral – surtout alors qu’elle n’avait même pas encore eu le moindre signe de vie de la part du brun, alors même que c’était son anniversaire. Certes, il n’était que neuf heures et quelques du matin la première fois qu’elle inspecta son téléphone – mais elle, elle… bah elle, elle aurait bondi sur son téléphone à minuit et une minute si les rôles avaient été inversés, voilà. Avec ce genre de pensée dans le crâne, mieux valait qu’elle reste couchée et ne parle à personne, hein ? Une envie qui se renforça quand on sonna à la porte de son appartement, et qu’elle ne répondit que par un grognement, étouffé par la couette qu’elle avait rabattu sur sa tête, malgré la chaleur. Mais au bout de deux, voire trois coups de sonnette stridents, elle se forçat à bouger, à trainer des pieds, les cheveux en bataille, jusqu’à ouvrir la porte à la volée, sur un livreur. La surprise fut sa première réponse, en remarquant les fleurs qu’il avait dans les mains – quoique, c’était sans doute le truc classique qu’ils envoyaient chaque année dans sa boîte, pour les fêtes, pas de quoi sauter de joie. Pour une fois dans sa vie, il fallait croire que Tessa, elle avait trop le moral dans les chaussettes pour croire aux bonnes choses avant d’être réaliste. Elle remercia le livreur avec un sourire – au moins ça, quand même – avant de retourner à l’intérieur, avec son fameux bouquet, quelque-chose pour embellir l’appart’ quand bien même le chaos qu’elle y laissait régner ces temps-ci, n’avait pas grand-chose d’encourageant. C’était mieux, vraiment, quand elle avait un colocataire pour la juger ou la motiver, parce que toute seule, il semblait bien que la blonde perdait le nord et tout courage. Typique d’une gamine, non ? C’est en tout cas la première chose que penseraient ses parents. Mais toute critique acerbe s’envola dès qu’elle reconnut l’écriture d’Aodren sur la carte ; celle qu’elle avait prise, en s’attendant à lire le mot le plus ennuyant et impersonnel qui soit – parce que tout l’monde s’en fichait d’elle, là où elle travaillait. C’est ainsi que son visage s’illumina complètement, que son cœur s’écrasa contre sa poitrine avec force, et qu’elle esquissa son premier sourire de la journée : à croire que son petit-ami avait su qu’elle n’aurait pas la motivation de bouger, s’il la laissait vraiment toute la journée sans une occupation décente. Il avait prévu le coup, puisqu’il semblait qu’il y avait une suite, si elle comprenait ce qu’il voulait.

Et elle réfléchit à tout ça sous la douche, en donnant à manger aux chats, en promenant le chien, en se préparant et même en essayant de choisir quels habits porter aujourd’hui, avant d’enfin partir de chez elle pour de bon. La mauvaise idée de la journée, fut d’opter pour des talons – des belles chaussures ouvertes, idéales pour le beau temps qu’il faisait. En plus, elles allaient bien avec la jupe qu’elle s’était choisie. Mais Tessa, elle se retrouva à faire le tour de la ville – ou presque – incapable de s’arrêter et de vouloir le faire, même pas pour changer de chaussures. Les heures passèrent bien vite, assez vite pour qu’elle ne se rendit même pas compte que le soleil était monté dans le ciel, pour peu à peu redescendre vers l’horizon, et peindre le ciel de lueurs rosées et orange, quand elle arriva à la plage. Venice Beach était grande et populaire, mais la blonde sut exactement où aller- avec les étapes, elle avait compris que tous les lieux où elle avait été, avaient été importants pour Aodren et elle. Et ç’avait été là-bas, qu’ils s’étaient embrassés pour la toute première fois. Le sable fut un parfait prétexte pour se débarrasser de ses chaussures et marcher pieds nus – la sensation la plus délicieuse qui soit, vraiment. Et guidée telle qu’elle l’avait été pendant toute la journée, la Dyer fut incapable de savoir à quoi s’attendre, pour quand elle arriverait au point final de son périple. Elle avait marché de longues minutes en écoutant le son des vagues, avec ses chaussures dans une main, et une boite de cupcakes dans l’autre – duh, elle n’aurait pas pu quitter cet endroit sans s’embarquer toute une boîte de gâteaux tout jolis pour se remplir le ventre – avant d’enfin le remarquer. Aodren, juste là. Pas un miracle, pas un panneau en carton et pas un hologramme. Vraiment lui. Comme une idiote, elle sentit sa gorge se serrer, même si elle sourit jusqu’aux oreilles. Et il était encore en train de parler quand elle se jeta vers lui, comme dans ces films romantiques qu’elle prétendait détester mais aimait secrètement, pour grimper jusque dans ses bras. Ouais, carrément. Ils ne s’étaient pas vus depuis longtemps, alors ils avaient bien le droit de le faire – depuis Noël, elle s’était coupé les cheveux et sa barbe à lui avait encore plus poussé, et c’est tout ce qu’elle put remarquer juste avant d’enrouler ses bras autour de son cou, de loger son visage au creux de son cou. Finalement, avec tout ce qui s’était passé au cours de cette journée, elle avait complètement oublié son téléphone, les messages des autres, d’sa famille ou de ses amis.  « Mais qu’est-c’que tu fais là… » qu’elle sembla le réprimer un p’tit peu, juste avant de l’embrasser, déposant un tendre baiser sur ses lèvres alors que ses doigts glissaient dans les boucles noires de son petit-ami. Son bonheur, pourtant, transpirait dans sa voix mielleuse et sur son visage légèrement rosi par l’émotion – tant pis si elle était censée jouer les petites-amies inquiètes, le réprimandant d’avoir fait tous ces efforts pour elle, elle était trop heureuse de le voir pour être sérieuse et adulte, en cet instant.
avatar
Aodren Adkins
s« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 17/04/2018
Messages : : 181
Points : : 810
Avatar : : bob morley.
Pseudo internet / prénom : : sweet poison (anaïs).
Crédits : : sweet poison (avatar). J'ai : trente-deux ans. et mon anniversaire est le : vingt-cinq mai. Je suis : américain. et mes origines sont : mexicaines. En ce moment, je : suis enseignant à l'ucla, département d'espagnol, en plein projet de recherche au pérou. Ce qui m'attire ce sont : les femmes. et côté coeur je suis : en couple.

  Mar 24 Avr 2018 - 23:49
all i really want is just to hold you for a while.
I have seen a sunset in the western sky, Ain’t nothin’ like the brightness in your eyes And I have seen the moon reflecting in the sea But that don’t compare to how you shine on me. After everything I’ve seen, I rather see you smile, Cause all I really want is just to hold you for a while and be your man. So will you dance with me? I will lead you. Give every moment that I have Just to be near you.
tessa dyer et aodren adkins

Le Pérou, ce n’était pas non plus le bout du monde, c’était sur le même continent que les Etats-Unis, même si, surtout aux US, on tendait à croire que l’Amérique du Nord n’avait rien à voir avec l’Amérique du Sud, si bien que quand on parlait d’américains, on parlait avant tout du peuple des Etats-Unis. Qu’on le veuille ou non, il y avait bien une Amérique du Sud, sur laquelle il y avait des pays qui passionnaient Aodren, parce que c’était bien d’Amérique du Sud lui, qu’il tirait ses racines. Il était né au Mexique, il avait passé les premières années de sa vie là-bas et même si sa vie, elle était à Los-Angeles, y avait toujours une partie de lui qui semblait appartenir à sa terre natale. Il n’avait pas un mal du pays qui le poussait à vouloir tout plaquer pour retourner vivre au Mexique, mais il était le premier à prendre la défense des mexicains quand on trouvait encore un bon moyen de les insulter pour un oui ou pour un non, comme s’ils étaient des êtres horribles et maléfiques. Il connaissait bien le racisme, il connaissait ça depuis qu’il habitait aux Etats-Unis. Il y avait eu le droit même dans ses familles d’accueil et en plus de ça, quand il avait été adopté, il s’était pris de sales remarques sur le fait qu’il avait deux mamans, alors que les gens ‘normaux’ comme on disait, avaient un papa et une maman. Malgré ça, il n’avait jamais eu envie de faire ses valises pour rentrer au Mexique, il était bien à Los Angeles. Ça ne l’avait pas empêché de partir pour le Pérou et même si Los Angeles et tout ce qu’il y avait là-bas, lui manquait au quotidien, il ne regrettait pas son choix. C’était un pays magnifique, le projet sur lequel il travaillait le passionnait et au bout du compte, il n’était vraiment pas à l’autre bout du monde, même quand il était au Pérou.

Mais, pour le vingt-huit avril, il avait su que ça ferait trop loin, qu’il fallait qu’il rentre, qu’il soit là, pour cette date toute particulière. Depuis qu’il connaissait Tessa, il n’avait jamais manqué un de ses anniversaires, il ne voulait pas que ça commence aujourd’hui. Même après la disparition de son fils, alors que c’était encore tout récent, il avait tenu à faire quelque chose pour Tessa. Sans doute que ça avait été une bonne excuse à l’époque pour tout oublier le temps d’une soirée avec sa meilleure amie. Il avait pu s’éloigner de sa femme aussi et, aussi horrible que ça puisse paraître, ça aussi, ça lui avait fait du bien à l’époque. Si déjà un mois après la disparition de James, il avait eu besoin de fuir son épouse pour se sentir mieux, on pouvait se demander comment il avait fait pour rester encore trois ans avec elle. Il était soulagé d’être divorcé aujourd’hui, d’avoir Tessa dans sa vie et une chance d’être heureux à nouveau. Le bonheur qu’elle lui apportait, il méritait bien qu’il revienne au pays pour son anniversaire. Il repartirait bien assez vite, pour un mois, avant de reposer définitivement ses bagages à Los Angeles. Il regretterait sans doute les paysages du Pérou, mais en même temps il avait hâte de vraiment retrouver ce qui faisait sa vie dans cette ville. Pour l’heure, il n’y avait que Tessa qui comptait et la voir apparaitre sur cette plage, fit battre son cœur à la chamade. Il l’attrapa bien vite dans ses bras, la soulevant du sol pour mieux la serrer contre lui, heureux d’enfin la retrouver, après plusieurs mois à l’étranger. « Je voulais être avec toi pour ton anniversaire. » Qu’il répondit à la blonde, après un long baiser, qu’il aurait pu faire durer à l’infini tant ses baisers lui manquaient depuis qu’il était au Pérou. Ce n’était pas définitif, il allait revenir, évidemment, mais ça n’empêchait pas qu’elle lui manquait, sa petite-amie. « T’as passé une bonne journée ? » Qu’il lui demanda, en la reposant au sol, ses mains fermement accrochées à ses hanches. Il l’avait faite courir toute la journée, alors il ne savait pas si ça faisait de ça une bonne journée, mais au moins, elle n’était pas restée toute seule dans son appartement à se lamenter parce que son petit-ami n’était pas là pour son anniversaire. Est-ce que ce serait ce qu’elle aurait fait ? Il la connaissait assez bien pour savoir qu’il y avait une forte probabilité pour que ce soit le cas. Mais elle n’avait pas besoin de déprimer parce qu’il n’était pas là, vu qu’il était là, juste en face d’elle, bien décidé à passer une bonne soirée avec sa petite amie, pour son anniversaire. Ils pourraient aussi profiter un peu des prochains jours, parce qu’il n’avait pas l’intention de repartir demain, il avait bien gérer les choses pour ne pas avoir à faire l’aller-retour en deux jours, en plus d’être pénible et épuisant pour lui, ça aurait été beaucoup trop court pour eux. Juste une soirée et une nuit avec elle, ce n’était pas assez. Ils auraient bientôt tout leur temps mais bon, autant en profiter quand même, tant qu’il était là.



 
avatar
Tessa Dyer
l« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 17/04/2018
Messages : : 453
Points : : 1123
Avatar : : eliza taylor.
Pseudo internet / prénom : : MARY-W./marie.
Crédits : : @weaslaide. (avatar). J'ai : vingt-huit ans et mon anniversaire est le : vingt-huit avril. Je suis : américaine et mes origines sont : purement américaines. En ce moment, je : prie pour devenir une actrice... un jour... peut-être. en attendant faut mettre du beurre dans les épinards, alors je travaille chez un publiciste. Ce qui m'attire ce sont : les hommes, les femmes- les gens et côté coeur je suis : en couple, mais bordel, que c'est compliqué.
. :

  Mer 25 Avr 2018 - 19:14


you look perfect tonight
i found a love for me. darling just dive right in and follow my lead. i never knew you were the someone waiting for me, 'cause we were just kids when we fell in love, not knowing what it was. i will not give you up this time but darling, just kiss me slow, your heart is all i own (@tumblr)

A grande échelle, quand on menait un train de vie sans vague et sans complications, six mois voire un an, ça pouvait paraître bien court. Tessa se souvenait encore très bien de la fête qu’elle avait eue pour ses vingt-sept ans, et sûrement que si elle remontait assez dans le fil de ses échanges sms avec ses proches, elle pourrait, au bout d’un moment, trouver encore et toujours, conservés sur son téléphone, les messages qu’on lui avait envoyés le vingt-huit avril dernier. La vie passait vite, c’était un peu la philosophie qui faisait rouler des yeux, et pourtant, alors qu’elle approchait de la trentaine désormais, la blonde était bien forcée d’admettre que c’était plus vrai qu’elle ne l’avait jamais admis. Sa vie était passée à toute allure – sa vingtaine avait semblé tout accélérer, et voilà que maintenant, elle avait l’âge d’être une femme adulte. Cet âge où d’autres – beaucoup de femmes, à vrai dire – avaient déjà des enfants, ou au moins un ventre bien rebondi, signe d’un ‘heureux événement’ pour venir donner sens à leur vie. Est-c’qu’elle pensait qu’un bébé pourrait bouleverser sa vie et tout remettre en question et même lui révéler un bonheur qu’elle n’avait pas pu penser accessible jusqu’alors ? Eh, une part indépendante de la blonde voulait bien déclarer qu’elle n’y avait jamais assez pensé, que non, elle n’avait pas été éduquée par ses parents pour croire que les enfants étaient la chose la plus fantastique qui puisse arriver dans la vie d’une personne, femme ou homme. A son âge alors bien avancé, elle en était encore là, à osciller entre deux extrêmes : est-c’qu’elle voulait des enfants ? Une vraie vie amoureuse posée où on s’engageait pour de vrai de vrai ? Un futur où elle n’se voyait vivre qu’avec une seule et même personne, partager toutes ses aventures et ses mésaventures, les hauts et les bas, les promesses et ainsi de suite ? Sans avoir été particulièrement volage à l’extrême depuis le départ d’Alaina, Tess, elle était bien forcée d’admettre que ça n’avait pourtant plus été dans ses recherches, l’amour, le vrai. Ses sentiments pour Aodren, ils étaient venus sans crier gare, sans qu’elle ne le veuille, si elle devait être honnête : ils avaient toujours été très bien, juste en tant qu’amis, hein ? Mais ç’avait été comme un mirage sur l’horizon, devenant de plus en plus clair, limpide et indéniable à mesure que le temps était passé. Comme si elle avait vu net pour la première fois depuis bien longtemps – et elle avait culpabilisé face à l’évidence, elle avait eu peur, elle avait appréhendé, elle s’était fustigée de s’faire prendre de la sorte par des sentiments comme ça. Et elle avait aussi tout voulu effacer. Parce que ç’avait été Aodren et pas une histoire de cul lui servant de rebound après tous les échecs récents de sa vie, sentimentale, professionnelle et personnelle. Elle n’était pas tombée amoureuse de lui parce qu’elle avait senti sa vie tomber en lambeaux – mais quand même, l’existence qu’elle menait aujourd’hui, ç’avait tout pour être un sacré tue-l’amour, non ? Avec ses conquêtes, elle n’avait pas eu besoin de dire que son appartement était encore payé par ses parents, elle n’avait pas eu le devoir de parler de ses rêves tombant en cendres ou de ses désillusions. Y’avait toujours eu qu’avec Aodren qu’elle s’était livrée, parce qu’il avait été ça, un ami, sans complexe, sans question. Elle s’était bien faite avoir, non ?

Aujourd’hui, tout était devenu compliqué : qu’est-ce qu’il se passerait si elle devait perdre Aodren ? A chaque histoire d’amour réduite à néant, ç’avait été vers lui qu’elle avait eu besoin d’aller, à lui qu’elle s’était confiée sans se soucier de ce qu’il pourrait penser. Rien de c’que les autres pouvaient s’dire sur elle, n’pouvait être pire que ce qu’elle se disait à elle-même, de toute façon. Mais quand même, hein. Quand il n’était pas là, tout semblait vide ; et Tessa, elle n’aimait pas spécialement cette impression : mais c’était d’sa faute à elle, non ? Quel genre de fille s’faisait retourner la tête comme ça par ses histoires d’amour ? Elle avait mis trois ans, trois longues années à se remettre de sa romance avec Alaina, et maintenant, son petit univers semblait vide de sens, parce que son petit-ami avait préféré prendre une mission à l’autre bout du monde, plutôt que de voir ce qu’ils pourraient construire tous les deux, en couple. Et est-c’qu’elle pouvait vraiment prétendre être une meilleure personne que ça ? Quelqu’un d’apte à tenir sur ses deux jambes et à avoir le contrôle sur sa vie ? Quelle vie ? Celle d’une assistante pour un con qui la ridiculisait parfois, la traitait comme un morceau de viande dès qu’elle mettait des talons, un décolleté ou une jupe ? Celle d’une actrice qui n’aurait jamais de carrière ? Ouais, tristement, cette histoire si complexe et presque coupable avec Aodren, c’était tout c’qu’elle avait de bon pour elle, en ce moment. Et peut-être bien que ça le serait pour toujours. Ou pour aussi longtemps que ça durerait – après tout, après Noël, la Dyer pouvait encore s’dire qu’il y avait des chances que tout explose et tombe en ruines, entre eux. Des sentiments difficiles à comprendre, à trier- à accepter même, surtout alors qu’elle était toute seule, d’son côté, à subir chaque jour comme s’il passait avec une lenteur qu’elle n’avait jamais eu à ressentir, avant toute cette période si compliquée. Pour le coup, elle aurait aimé que tout aille plus vite- pourquoi pas être submergée par son travail, peut-être même de la paperasse ou dans l’meilleur des cas, une vraie porte ouverte pour sa carrière d’actrice. Mais rien d’tout ça n’était arrivé – ironiquement, Los Angeles semblait bien ennuyante, dans ces circonstances. Et pourtant, il suffit bien d’une apparition de la part d’Aodren sur cette plage, pour que son cœur s’emballe comme un fou, pour que Tessa n’soit plus capable d’réfléchir, de s’tenir – d’faire autre chose que vouloir l’enlacer, là tout de suite. Peut-être bien qu’il y avait une explication rationnelle à tout ça, à au combien il lui manquait – ils vivaient ensemble depuis des années maintenant, et il était son meilleur ami, la personne qui avait toujours été là, dans son paysage, un point stable et indispensable, dans sa vie à Los Angeles. Sans lui, ouais, évidemment que tout était différent, non ? Il était venu pour son anniversaire – à croire qu’il s’doutait qu’elle était un peu pitoyable dans son coin. C’était sûrement ça, plus que le désir pur et simple d’être là – pourquoi, hein, alors même que le Pérou pour lui, semblait être une si bonne distraction de tout ce qui n’allait pas ici ? « Eh bah, si ça c’est pas un petit-ami attentif… » elle rit encore dans ses bras, levant les yeux au ciel, flattée et redescendant sur terre plus vite qu’elle ne l’aurait voulu. Il était là, mais il n’était pas encore de retour – ce qui voulait dire qu’irrémédiablement, il allait devoir repartir. Encore. Combien d’fois allaient-ils faire ça ? Certes, pas l’genre de pensée idéale à avoir après la journée qu’elle venait de vivre, tous les efforts déployés par le brun pour qu’ils se retrouvent ici – ou même le fait qu’il ait fait tout ce trajet, juste pour elle. Mais Tessa, elle était comme ça, hein ? « La journée était bonne… pleine de péripéties. J’avais au moins de quoi me remplir le ventre. » qu’elle indiqua, en soulevant la boîte de cupcakes qui lui avait tenu compagnie pour la journée. Maintenant, oui, elle avait tout ce dont elle pouvait avoir envie pour passer un anniversaire idéal. « Comment t’as fait pour faire tout ça ? Me dis pas que tu t’cachais en ville depuis trois jours… » heureusement qu’elle plaisantait, trop heureuse pour tomber dans la jalousie, là, tout de suite. Après, elle n’pouvait rien garantir – malheureusement, Aodren s’était épris d’une pauvre fille faillible en tout point, bien différente de ses standards habituels avec son ex-femme ou ses étudiantes pleines d’ambition, il devait bien le savoir.
avatar
Aodren Adkins
s« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 17/04/2018
Messages : : 181
Points : : 810
Avatar : : bob morley.
Pseudo internet / prénom : : sweet poison (anaïs).
Crédits : : sweet poison (avatar). J'ai : trente-deux ans. et mon anniversaire est le : vingt-cinq mai. Je suis : américain. et mes origines sont : mexicaines. En ce moment, je : suis enseignant à l'ucla, département d'espagnol, en plein projet de recherche au pérou. Ce qui m'attire ce sont : les femmes. et côté coeur je suis : en couple.

  Mer 25 Avr 2018 - 21:27
all i really want is just to hold you for a while.
I have seen a sunset in the western sky, Ain’t nothin’ like the brightness in your eyes And I have seen the moon reflecting in the sea But that don’t compare to how you shine on me. After everything I’ve seen, I rather see you smile, Cause all I really want is just to hold you for a while and be your man. So will you dance with me? I will lead you. Give every moment that I have Just to be near you.
tessa dyer et aodren adkins

Aodren, il ne pouvait pas dire que le Pérou, c’était mieux que Los Angeles. Il n’était pas parti parce qu’il ne supportait plus sa vie dans cette ville. Il avait connu un grand nombre de malheurs qui étaient gravés en lui. Il avait perdu son fils dans cette ville, il avait vu son mariage tomber à l’eau dans cette ville, alors évidemment qu’il y avait des jours où marcher dans les rues de Los Angeles, ce n’était pas évident pour lui, évidemment que des fois, il avait envie de partir, sans même savoir où aller, parce que l’herbe semblait plus verte ailleurs. Mais il y avait aussi à Los Angeles, des choses auxquelles il tenait, des lieux remplis de bons souvenirs, il avait sa famille et sa petite-amie, tant de chose qui faisait qu’il n’avait pas tant que ça envie d’aller s’installer ailleurs. Mais, partir pendant quelques mois, c’était un bon moyen de souffler. Ça n’ôtait pas toute ses peines, ça ne l’aidait pas à juste repartir à zéro, comme défait de son douloureux passé, mais c’était différent, c’était nouveau, c’était enrichissant et ça lui faisait quand même du bien. Il ne s’imaginait pas y faire sa vie au Pérou et franchement, quand il se disait qu’il ne restait plus qu’un mois, il se sentait soulagé, parce que toutes les choses qui faisaient qu’il était encore attaché à Los Angeles commençaient à vraiment lui manquer. Tessa, sa famille, mais aussi toutes ses petites habitudes, l’appartement dans lequel il vivait, le lit dans lequel il dormait, la fac aussi, le fait de donner des cours à des élèves qui parfois n’écoutaient même pas ce qu’il disait, ça lui manquait aussi. Il n’avait pas fuit toute sa vie en partant au Pérou, il avait juste foncé droit dans une possibilité qu’on lui offrait et qui avait apporté beaucoup à sa vie. Ce voyage, il ne le regrettait pas, ce qu’il regrettait, c’était ce qu’il laissait derrière lui quand il devait partir.

Mais pour l’heure, il était là, à Los Angeles. Il n’était pas venu par devoir, parce que c’était l’anniversaire de sa petite amie, il était là parce qu’il voulait être là, à ses côtés pour son anniversaire. Si ça n’avait pas été le cas, il ne se serait pas embêté à lui prévoir tout un truc comme ça. Il y avait passé du tout, il avait consacré beaucoup de son énergie pour mettre ça en place alors qu’il avait été à l’étranger, alors c’était bien par envie et non parce que c’était un genre de responsabilité qui lui tombait dessus parce qu’il était en couple avec Tessa. Peut-être qu’elle ne comprenait pas bien pourquoi il était parti, qu’elle avait l’impression de ne pas être assez pour lui, mais c’était loin d’être le cas, il l’aimait et c’était l’une des choses de sa vie qu’il ne remettait certainement pas en question, même si ça avait été long et fastidieux avant qu’il n’accepte enfin ses sentiments, tant il avait eu peur que ça vienne briser leur amitié. Il l’aimait vraiment Tessa et il aurait lui-même était bien triste de devoir passer cette journée loin d’elle, alors il avait pris ses dispositions pour être à ses côtés, parce que c’était son anniversaire, une date unique sur le calendrier, qu’il ne voulait certainement pas manquer, peu importait ce qu’il pouvait être en train de faire au Pérou. « J’fais de mon mieux pour être à la hauteur. » Il le faisait vraiment, il essayait de mêler correctement sa vie de couple avec le choix professionnel qu’il avait fait et il savait bien qu’il se plantait parfois, il avait bien compris qu’il avait merdé, à Noël, parce que les choses avaient rapidement explosées entre eux. Ça l’avait bien poussé à hésité pendant quelques instants à lui faire encore une surprise ce soir, mais tout ce qu’il avait mis en place aurait eu beaucoup moins de sens, s’il n’y avait pas eu le coup de surprise à la fin non ? C’était ce qu’il se disait lui, maintenant, c’était à Tessa de voir ce qu’elle avait pu en penser. » J’m’étais bien dit qu’un petit tour à la pâtisserie serait une bonne idée. » Elle aurait bien pu s’arrêter manger ailleurs de toute façon et peut-être qu’elle l’avait fait, dans le fond, il n’en savait rien. Enfin, la pâtisserie, il y avait pensé parce qu’il savait qu’elle aimait celle là en particulier et pas forcément parce qu’il avait pensé à son estomac et parce qu’un anniversaire sans gâteau, c’était bien triste. Elle aurait plus que le cupcake d’anniversaire qu’elle avait reçu là-bas, il avait lui-même préparé un gâteau, pendant les quelques heures qu’il avait eue devant lui. « Nan, je suis arrivé dans l’après-midi, tout ça, ça fait des semaines que je le prépare et du coup, j’ai réquisitionné de l’aide là où j’ai pu en trouver. » Il avait eu l’aide de ses amis, de sa famille pour arriver à faire tout ça, parce qu’évidemment, sans être à Los Angeles, ça avait été un peu compliqué d’organisé tout ça. Mais il s’en était bien sorti non ? Il ne saurait pas trop dire, lui, mais il espérait avoir réussi à faire quelque chose qui lui plaisait, à sa petite amie. « J’ai passé le reste de l’après midi à préparer un dîner, alors j’espère que tu n’as pas trop abusé des cupcakes. » Il adressa un sourire à la jeune femme, avant de déposer un baiser sur ses lèvres, au pire, si elle n’en voulait pas de son dîner, il n’allait pas pleurer pour autant, le plus important pour lui, pour le moment, c’était qu’ils soient ensemble.

 
avatar
Tessa Dyer
l« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 17/04/2018
Messages : : 453
Points : : 1123
Avatar : : eliza taylor.
Pseudo internet / prénom : : MARY-W./marie.
Crédits : : @weaslaide. (avatar). J'ai : vingt-huit ans et mon anniversaire est le : vingt-huit avril. Je suis : américaine et mes origines sont : purement américaines. En ce moment, je : prie pour devenir une actrice... un jour... peut-être. en attendant faut mettre du beurre dans les épinards, alors je travaille chez un publiciste. Ce qui m'attire ce sont : les hommes, les femmes- les gens et côté coeur je suis : en couple, mais bordel, que c'est compliqué.
. :

  Ven 27 Avr 2018 - 17:01


you look perfect tonight
i found a love for me. darling just dive right in and follow my lead. i never knew you were the someone waiting for me, 'cause we were just kids when we fell in love, not knowing what it was. i will not give you up this time but darling, just kiss me slow, your heart is all i own (@tumblr)

Presque dix ans plus tôt maintenant, quand Tessa avait quitté sa Fresno natale pour venir vivre à Los Angeles, elle n’avait pas voulu que le doute ou l’appréhension ne viennent tout ruiner. Ses parents, eux, diraient qu’elle avait agi sur un coup de tête, qu’elle aurait largement pu voir moins grand et moins ambitieux, que ç’aurait même été sûrement plus simple à supporter pour elle, au quotidien. Elle, elle avait voulu être courageuse et motivée, pleine d’entrain et d’espoir pour son avenir. C’était un regard pitoyable, alors, qu’elle s’jetait à elle-même quand elle pensait à ce qu’elle était devenue. Une pauvre fille qui se lamentait dans son coin quand son petit-ami n’était pas là, et une actrice ratée qui n’arrivait pas à faire démarrer sa carrière - à vingt-huit ans, maintenant, avait-elle la moindre chance que ça marche un jour? Cette question, elle s’la posait dans son coin sans vraiment la livrer à personne depuis un certain temps désormais - alors même qu’Aodren aurait pu remarquer un problème, poser une question ou avoir une certaine attitude la poussant à s’ouvrir à tout ça, elle avait juste été toute seule à ressasser ses doutes, ses questionnements et ses peines. Les échecs avaient été plus difficiles à encaisser, alors qu’elle s’était sentie n’avoir aucun réel soutien dans sa vie de tous les jours. Les déceptions avaient été plus amères. Somme toute, la vie avait été plus abrupte en solo- quelque-chose à quoi Tessa n’avait plus été habituée depuis longtemps. La dernière personne à l’avoir si facilement laissée toute seule, ç’avait été Alaina, et tout ce qui en avait suivi, était encore bien trop frais à l’esprit de la blonde pour qu’elle ait la chance d’être optimiste, vis-à-vis de tout c’qui se passait dans son quotidien, ces temps-ci.  Cet anniversaire, alors, elle l’avait plus appréhendé qu’autre chose - plus encore que toutes les fêtes qui avaient pu directement suivre le départ d’Alaina. Naïvement, à l’époque, elle avait eu Aodren à ses côtés, et l’assurance qu’il serait toujours là, dans l’adversité et dans les bons moments tout à la fois. Ils s’étaient soutenus l’un l’autre, sans vraiment s’sentir avoir une dette l’un envers l’autre. Sans compter l’temps. Ils avaient été là, ensemble, à n’plus penser à rien de leurs malheurs, parfois, tant la compagnie de l’autre remettait tout en perspective. Les anniversaires et les fêtes de Noël sans Alaina, alors, Tess pouvait dire qu’elle en avait connus quelques-uns maintenant, qu’elle avait surmonté son chagrin et effacé le vide laissé par son ex petite-amie. Ce qui n’était pas le cas avec Aodren- même avec sa famille à charge, même marié et amoureux d’une autre, l’Adkins avait toujours été là. Et c’matin-là... c’matin-là, Tessa s’était réveillée, assommée par l’évidence que maintenant, le jeune homme était à l’autre bout du monde. Et pourquoi est-ce qu’il reviendrait pour elle? Pourquoi, hein? Il aurait pu tout aussi aisément s’dire qu’il n’y avait plus que deux mois ‘à tenir’ avant qu’il ne rentre, pas de quoi gaspiller du temps pour faire un trajet inutile jusqu’à Los Angeles, quand bien même la Californie, c’n’était pas à l’autre bout du monde. Ouais, Tessa elle n’avait pas osé espérer, c’était une d’ces fois comme ça dans sa vie- elle n’avait pas voulu s’mettre de grandes images dans la tête. Il n’y avait qu’une certaine quantité de déceptions qu’on pouvait encaisser dans une vie, et la Dyer, elle, elle estimait frôler l’explosion.

C’était à peine si elle se rendait à toutes ces auditions qui lui faisaient de l’oeil maintenant - et bien assez tôt, elle allait même en rajouter une couche en se persuadant qu’elle était ‘trop vieille’ pour la plupart des annonces qu’elle lisait. A quoi bon s’accrocher à ça? Autour d’elle, il y avait des gens comme Aodren qui avaient accompli beaucoup d’choses dans leurs vies, alors qu’elle, elle se sentait être au point d’départ de ses rêves. Ou plutôt, ‘au point zéro’, ça collait mieux quand, en approchant de la trentaine, on n’avait rien accompli de vraiment bien et satisfaisant dans son existence. Et alors qu’elle aurait volontiers parié sur le fait que cette journée n’aurait été composée uniquement de longues heures où elle se serait torturé l’esprit à s’assommer de reproches, de déceptions et de désillusions, elle avait eu une distraction bienvenue. Finalement, profiter du soleil bien chaud de L.A, faire un tour, ça n’avait pas été si mal - et elle n’y aurait certainement pas pensé si on n’était pas venu frapper à sa porte pour titiller sa curiosité. La promenade qu’elle avait faite avec Leia ce matin-même, avait été rapide et succincte. Y’avait des jours comme ça, hein- c’était ce qu’on disait, non? Tessa, elle espérait n’pas être ainsi tous les jours de sa vie, si Aodren n’était pas dans les parages pour la rassurer ou la motiver: qu’est-c’que ça voudrait dire sur elle, si tel était le cas? Si elle n’était vraiment rien d’autre qu’une pauvre fille incapable de s’apprécier elle-même, de s’amuser ou de vivre tout court, sans la compagnie de l’homme duquel elle s’était éprise? Elle avait cru qu’elle était ‘mieux que ça’, déjà avec Alaina - mais force était d’admettre que l’expérience et les choses qui s’étaient passées dans sa vie après le départ de sa petite-amie vers un meilleur futur, n’avaient pas été vraiment encourageantes. A croire que Tessa, elle était juste nulle comme ça, incapable de vivre pour elle-même et par elle-même. Elle qui n’avait jamais eu la pleine approbation de ses parents quoiqu’elle fasse, on aurait pu espérer qu’elle devienne indépendante et féroce - elle était tout l’inverse, il semblait. Aodren, alors, techniquement, il n’avait ‘pas grand-chose’ à faire, pour être à la hauteur - hormis subir ses drôles d’humeur à elle, les hauts et les bas qui faisaient sa personnalité, toutes ces choses stupides qu’elle pouvait penser et ressentir, quand il était dans un pays étranger, qu’elle était toute seule dans son coin, et que ça lui faisait incontrôlablement mal de n’pas être avec lui. Elle savait que c’était stupide, mais ses tripes se nouaient de la même façon, son coeur était lourd de la même façon, peu importait c’que disait sa conscience ou murmurait sa tête dans son crâne. Elle n’arrivait pas à être mieux que ça. « T’en fais pas, tu t’en sors bien... Du coup c’est moi qui ai pas sorti le grand-jeu, pour le coup... » elle avait passé la journée dans ces vêtements, quand bien même sa jupe était jolie et fleurie et printanière à souhait- elle aurait fait beaucoup plus et beaucoup mieux si elle avait su qu’Aodren rentrait, ce soir. Encore quelque-chose qui les ramenait à Noël, non? Quand elle lui avait ouvert la porte en pyjama, et qu’il lui avait soutenu que ce ‘n’était pas grave’ quand bien même elle s’était sentie nulle et pitoyable- probablement surtout parce qu’à l’approche des fêtes, elle avait surtout été en train de se morfondre plus que d’être excitée comme elle aurait voulu l’être. Au moins, ça voulait dire qu’elle savait apprécier quand son petit-ami faisait les choses en grand, jusque dans la chemise qu’elle tâta d’un air flatteur en laissant glisser une de ses mains le long de son torse. « C’est gentil, tout ça. J’aime beaucoup... Merci. » qu’elle sourit d’un air mielleux, en remontant son regard jusqu’à ses yeux noirs à lui, toujours collée si proche du brun. « On ne mange jamais trop de cupcakes, j’te ferais dire. » ricana-t-elle, ses yeux bleus trouvant pourtant, tous les petits préparatifs qu’Aodren avait mis en place sur cette même plage. Sa curiosité allait jusqu’à lui brûler les lèvres, d’un ‘pourquoi t’as fait tout ça?’ qu’elle ne dit pas à haute voix, au moins - peut-être plus par crainte que par respect pour tout ce qu’il avait fait, malheureusement. Elle n’pouvait s’empêcher d’croire, d’se demander s’il allait lui annoncer qu’il renouvelait sa mission pour une nouvelle année, si quelque-chose était arrivé ou elle n’savait quoi - son imagination pouvait aller loin, vraiment. « Et qu’est-c’que t’as tout préparé pour ce soir, alors? » préféra-t-elle se concentrer sur ça, arquant un sourcil un peu provocateur, un peu rieur - c’était mieux de n’voir que la joie, là maintenant, plutôt que les questions qu’elle appréhendait, les réponses qu’elle n’voulait pas entendre, et les réalités qu’elle préférait oublier.
avatar
Aodren Adkins
s« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 17/04/2018
Messages : : 181
Points : : 810
Avatar : : bob morley.
Pseudo internet / prénom : : sweet poison (anaïs).
Crédits : : sweet poison (avatar). J'ai : trente-deux ans. et mon anniversaire est le : vingt-cinq mai. Je suis : américain. et mes origines sont : mexicaines. En ce moment, je : suis enseignant à l'ucla, département d'espagnol, en plein projet de recherche au pérou. Ce qui m'attire ce sont : les femmes. et côté coeur je suis : en couple.

  Sam 28 Avr 2018 - 13:34
all i really want is just to hold you for a while.
I have seen a sunset in the western sky, Ain’t nothin’ like the brightness in your eyes And I have seen the moon reflecting in the sea But that don’t compare to how you shine on me. After everything I’ve seen, I rather see you smile, Cause all I really want is just to hold you for a while and be your man. So will you dance with me? I will lead you. Give every moment that I have Just to be near you.
tessa dyer et aodren adkins

S’il était parti Aodren, c’était pour un tas de raison, que plein de monde ne semblait pas à même de comprendre. Y avait personne, à part son ex-femme peut-être et encore, dans son entourage, qui pouvait vraiment comprendre ce qu’il ressentait vis-à-vis de ce qui était arrivé à son fils. Il savait que ses proches étaient tristes et blessés eux aussi, jamais il ne remettrait leur peine en question, mais c’était de son enfant dont il était question, son mariage qui n’avait pas survécu à cet événement, malgré la force avec laquelle il s’était battu pour faire en sorte que les choses puissent marcher entre sa femme et lui. C’était comme si on lui avait arraché une partie de son cœur et que maintenant, il avait vraiment du mal à continuer à battre. Y avait rien ni personne qui semblait à même de guérir cette blessure, pas même Tessa. Il l’aimait, il se sentait mieux avec elle que sans elle et il se sentait heureux à ses côtés, mais la déchirure, elle était toujours là, en lui, et peut-être qu’elle l’acceptait elle, qu’elle le prenait comme il était, avec ses défauts, ses qualités et ses bagages si lourd à porter. Mais il avait vu en ce projet une opportunité pour sa carrière, en plus d’un moyen d’aller prendre l’air, de s’évader un peu et de se ressourcer. Ce voyage lui avait fait du bien, d’un point de vu physique, moral et professionnel. Tessa lui manquait, sa famille lui manquait, chacune de ses habitudes de vie lui manquait, si bien que des fois, au fin fond du Pérou, il râlait tout seul dans son coin à cause de ça. Mais il était quand même content d’avoir participé à ce projet, tout autant qu’il était soulagé que ça touche enfin à sa fin. S’il avait pu choisir, il aurait voulu embarquer Tessa dans ce projet et une bonne partie de leur appartement, là ça aurait été vraiment idéal, malheureusement ce n’était pas comme ça que ça marchait.

Il avait bien été obligé de choisir et comme il avait toujours su que Tessa, il pourrait lui parler, il pourrait rentrer de temps en temps pour la voir et puis, il finirait bien par la retrouver, il s’était dit que partir, c’était une bonne idée, il en avait eu envie, d’autant plus qu’à observer le problème à grande échelle, huit mois, ce n’était pas grand-chose, sur le temps qu’il avait envie de passer avec Tessa. Il avait bien cru à un moment que ça allait lui faire perdre Tessa et là, il s’était mis à détester le Pérou, à se détester lui-même pour ses choix et pourtant, il était quand même reparti, parce qu’il n’avait pas envie d’abandonner et que c’était important pour lui, d’aller jusqu’au bout. Est-ce que ça faisait de lui un pauvre type complètement égoïste ? Il y avait beaucoup réfléchi ces derniers temps, mais bon, la conclusion sur laquelle il s’était arrêtée, c’était qu’il avait bien le droit, au bout d’un moment, de participer à un projet qui lui tenait à cœur, sans que le reste de sa vie ne s’effondre non ? Il avait assez souffert comme ça, pour qu’on le contraigne à faire encore des choix entre deux aspects de sa vie que lui, il pensait pouvoir faire fonctionner ensemble. S’il avait dû perdre Tessa dans cette histoire, ça aurait probablement été le signe que sa vie était pourrie à souhait. Il avait déjà perdu son père, sa mère, sa sœur pendant plusieurs années, son fils et essuyer un divorce et malgré ça, il était toujours debout, mais clairement perdre Tessa, ce serait la goutte d’eau qui ferait déborder le vase. Heureusement, il revenait après des mois, et elle était encore là. Elle avait suivit ses indices à travers la ville et elle ne semblait même pas blasée par tout ça, ça prouvait au moins qu’elle n’était pas en colère contre lui non ? Si elle en avait eu marre de lui, elle aurait abandonné à la première carte, sans doute, au lieu de s’embêter à courir partout. « Je suis rassuré alors. » Qu’il répondit à la blonde, avant de laisser glisser ses mains, le long de sa jupe. « Moi j’te trouve très bien comme ça. » Au pire lui, il n’avait mis qu’une chemise, c’était pas comme s’il était sur son trente-et-un non plus après tout. « Et puis, qui sait, pour un main de minuit, faudrait tout retirer de toute façon. » Ils étaient à la plage, y avait personne dans le coin, s’ils voulaient se baigner en sous-vêtements, y aurait personne pour les en empêcher et ça pouvait être sympa après tout. Enfin, c’était une idée comme une autre, c’était pas comme s’il avait tout un tas de projets bien définis pour ce soir. « De rien, je suis content que ça te plaise. » Il l’était vraiment, il avait voulu lui faire plaisir à Tessa, avec l’espoir que ça rattrapait, au moins un peu ce qu’il lui imposait au quotidien, par son absence, évidemment, il n’avait jamais voulu lui causer de tort à Tessa et peut-être qu’il avait pensé à ce qu’il voulait lui, avant de se demander ce qu’elle voudrait elle et que d’une certaine façon c’était injuste. D’ici un mois, il serait à la maison, les vacances scolaires approcheront, alors il aura forcément moins de boulot et donc, beaucoup de temps pour glander et s’occuper de sa petite amie. « C’est pas faux ça. » Il lâcha un léger rire, les cupcakes, c’était pas franchement une spécialité péruvienne, alors il n’en avait pas mangé depuis un moment lui, il ne dirait pas non alors, à quelques cupcakes. « Du vin, évidemment, même si je ne suis pas sûr à deux cent pour cent que ça se marie avec les quelques spécialités mexicaines que j’ai préparé et puis une apple pie en dessert. » Sans doute qu’il n’y avait aucune logique dans les plats qu’il avait choisi, mais il n’avait pas eu beaucoup de temps pour cuisiner, alors il avait fait ce qu’il savait le mieux faire, à savoir la cuisine mexicaine et puis l’apple pie, même si ce n’était ni mexicain, si sa spécialité, juste parce qu’il savait que Tessa adorait ça, surtout celle de sa mère, d’après ses dires, qui serait forcément meilleure que celle qu’il avait préparée, mais bon, il avait tenté au moins. On pourrait bien lui dire que ça n’allait pas beaucoup le changer lui, les plats mexicains, mais pour lui, le Mexique et le Pérou, ça n’avait rien à voir et il espérait bien que ce n’était pas Tessa qui allait lui dire que c’était la même chose, c’était typiquement le genre de remarque qui l’agaçait ça, le genre de discours de bon type bien blanc des États-Unis, pour qui l’Amérique du Sud, c’était la même chose quoi que soit le pays. Enfin, ce n’était pas un sujet sur lequel il avait envie de disserter ce soir avec Tessa, au pire, elle, elle n’avait pas mangé mexicain – du vrai mexicain – depuis un moment, à moins qu’elle ait un autre mexicain dans sa vie, sans doute.

 
avatar
Tessa Dyer
l« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 17/04/2018
Messages : : 453
Points : : 1123
Avatar : : eliza taylor.
Pseudo internet / prénom : : MARY-W./marie.
Crédits : : @weaslaide. (avatar). J'ai : vingt-huit ans et mon anniversaire est le : vingt-huit avril. Je suis : américaine et mes origines sont : purement américaines. En ce moment, je : prie pour devenir une actrice... un jour... peut-être. en attendant faut mettre du beurre dans les épinards, alors je travaille chez un publiciste. Ce qui m'attire ce sont : les hommes, les femmes- les gens et côté coeur je suis : en couple, mais bordel, que c'est compliqué.
. :

  Dim 29 Avr 2018 - 1:51


you look perfect tonight
i found a love for me. darling just dive right in and follow my lead. i never knew you were the someone waiting for me, 'cause we were just kids when we fell in love, not knowing what it was. i will not give you up this time but darling, just kiss me slow, your heart is all i own (@tumblr)

C’était difficile, vraiment, d’être dans une relation; la déception et l’échec étaient toujours au tournant, des vautours qui tournaient et planaient, insatiables, et pouvaient aisément tout déchiqueter au moindre faux pas. Entre le célibat et l’fait d’être en couple, peut-être bien que Tessa, elle pouvait facilement admettre avoir une préférence: elle avait été trop blessée en amour pour y croire comme quand elle avait été jeune, un peu candide, un peu stupide. Ses amourettes de lycée n’s’étaient pas plus bien passées que celles qu’elle connaissait aujourd’hui- mais elle n’avait pas encore eu, à l’époque, l’sentiment de se faire écraser par la peine, la culpabilité et la colère, quand tout lui échappait. Quand elle avait été en solo, on pourrait facilement dire que la blonde, elle avait été plus ‘fun’, plus ouverte à s’amuser sans conséquence, à profiter d’la vie comme elle venait. Elle avait vaqué au gré de ses envies, parfois même quitte à devenir un peu trop coureuse de lits, avec des envies changeantes au gré des jours qui se succédaient. Au moins, elle avait eu ça de différent par rapport à sa vie de tous les jours, terriblement barbante. On pouvait bien l’dire facilement, aussi- quand on était célibataire, on pouvait péter au lit, ou se promener avec un vieux tee-shirt troué et avoir les cheveux sales depuis cinq jours sans que ça n’dérange personne. On n’avait certainement pas besoin de s’épiler pour soi-même, et quand on n’avait pas envie de mettre de maquillage, on n’s’emmerdait pas. Ouais, Tessa, elle avait bien passé trois ans jusque-là, à pleinement apprécier sa vie de catherinette, elle avait été ‘juste’ la meilleure amie, juste la bonne compagnie qui n’prenait pas la tête et ne s’torturait pas l’esprit. Parce que bon, force était d’admettre qu’elle n’était peut-être pas, une si bonne petite copine, hein? Elle avait déjà réussi à foirer pas mal de bons moments entre Aodren et elle, avec sa paranoïa, avec ses peines qu’elle n’arrivait pas à oublier, ou même avec ces choses qu’elle n’disait pas à haute voix, mais qui lui tournaient dans la gorge. Comment est-c’qu’on pouvait être une bonne petite-amie avec qui quelqu’un pourrait souhaiter construire son avenir, quand on n’avait pas confiance à mille pour cent? Quoique-... peut-être bien qu’elle avait confiance en lui, peut-être bien que c’était en le reste du monde qu’elle n’avait pas confiance. Ou en elle-même. Ou en ce que son coeur battant à la chamade lui disait si souvent. Elle n’avait certainement pas assez confiance, aveuglément, en l’amour, pour être le sentiment le plus fort et le plus immuable qui soit, celui qui éviterait toute blessure et toute désillusion. Alaina avait préféré sa carrière, quitte à c’qu’elle soit à l’autre bout du pays, à ce qu’elles avaient eu toutes les deux, depuis quelques années déjà. Et au bout de quelques mois de relation avec elle, Aodren avait plié bagages également - chose qu’il n’avait pas faite depuis qu’elle le connaissait, au moins. Il avait ses raisons, ses explications, ses envies - ouais, et elle, elle avait sa façon d’voir les choses, de comprendre l’aisance avec laquelle leur histoire était passée... au second plan, avant de vraiment avoir existé. Ils étaient devenus des genres de sex friends, et puis il lui avait dit qu’il l’aimait. Et elle s’était laissée embarquer dans tout ça, tentée, envieuse, éprise elle aussi. Mais il était parti- et est-c’qu’il revenait vraiment, quand il était là, face à elle? Irrémédiablement, l’appel du Pérou était là, dans son crâne et dans ses tripes, non? Ce s’rait bien pour ça qu’ils n’auraient pas tenu s’il était resté pour elle. Et c’était bien pour ça qu’il y avait plein d’choses qu’elle n’pouvait pas dire à haute voix, maintenant.

Tant mieux pour eux, alors, vraiment. A tous ceux qui réussissaient mieux qu’elle, ceux qui avaient mieux à voir et mieux à faire dans des pays étrangers ou à vivre leurs propres rêves. Qu’est-c’qu’elle pouvait dire contre ça? Tessa, elle était là, coincée à Los Angeles, une ville qu’elle n’aurait jamais imaginé subir comme un trou à rat dans lequel on l’enfonçait de plus en plus. Elle, elle n’vivait pas ses rêves, elle n’était pas heureuse comme on pourrait le croire quand on n’prêtait pas attention à elle et qu’on s’contentait de n’vivre qu’à moitié à ses côtés. Mais tant pis, hein? Elle était là quand ils revenaient, Aodren ou n’importe qui d’autre, si tant est qu’ils en aient envie un jour. Voilà jusqu’où allait la rancoeur de la blonde, parfois, quand elle ruminait dans son coin, qu’elle pleurait de frustration ou de désarroi, et que personne d’toute manière, n’était là pour la voir. Maintenant, en plus du reste, elle entrait dans un âge où plus rien n’en vaudrait la peine; où on commencerait à lui faire comprendre lors de ses auditions, que si elle n’avait pas eu de vrai job jusque-là, c’était peut-être parce qu’elle n’en avait pas l’étoffe. Comme si elle avait besoin de ça, pour couronner le tout. Peut-être que c’n’était pas si mal, alors, qu’Aodren soit déjà parti à l’autre bout du continent: comme ça, il n’voyait pas quelle fille pitoyable elle était, quelle personne elle pouvait révéler être, dans les tréfonds de ses pensées. Elle n’avait, fallait croire, pas assez d’ambition dans c’monde- certainement moins que toutes les filles brillantes qui devaient l’entourer, ces si jeunes étudiantes qui arrivaient déjà à s’faire une place dans des missions prestigieuses comme celle qu’il avait rejoint. Le sommet du panier, définitivement pas c’genre de ‘classe sociale’ à laquelle elle appartenait, elle- à part, peut-être, par le nom de ses parents. Mais à Fresno, et sous leur influence à eux, cette même omniprésence qu’ils avaient toujours eue sur sa vie et qui ne faisait que leur prouver raison, quand ils semblaient croire qu’elle n’pouvait rien atteindre toute seule. Oui, elle était toute seule en ce moment, et c’qu’elle arrivait à faire, c’était se lever le matin par automatisme et obligation pour aller bosser. Elle n’avait pas fait d’pas de géant dans sa vie personnelle, rien qu’à elle. Elle n’avait pas changé sa vie de façon radicale. Elle n’avait pas pris ce temps pour elle, parce qu’elle était conne à souhait, et que vraiment, vraiment, c’était mieux qu’Aodren comme tous les autres, reste le plus loin possible de tout ce carnage. Elle n’avait même pas été capable d’être motivée par son propre anniversaire, avant que quelqu’un d’autre n’le la tire de sa léthargie! Par déformation professionnelle, force de l’habitude, tout c’dont elle arrivait à être persuadée face au brun, c’était qu’encore une fois, elle n’était pas à la hauteur. Probablement pas l’image idéale qu’il avait pu se faire dans son crâne pour quand il reviendrait pour son anniversaire. La seule chose qui pouvait un tant soit peu la consoler, c’était qu’elle pouvait difficilement faire pire que la dernière fois qu’il lui avait fait une surprise, hein? « Wow, t’es ambitieux en plus. » qu’elle ironisa dans un ricanement circonspect, face à son histoire de bain de minuit. Peut-être, tiens. Elle avait, tristement, arrêté d’penser à toutes ces choses fantaisistes qui faisaient qu’elle était elle- toute seule, c’n’était vraiment pas amusant. Y’avait eu quelqu’un pour penser à son anniversaire cette année encore, même si elle doutait qu’elle le méritait; elle tint quand même à réconforter son petit-ami d’un sourire attendri, parce qu’il était là, et que ça la rendait heureuse, ça, au moins. « Hmmm, ça semble bon tout ça. » apprécia-t-elle même plus en pinçant les lèvres, les yeux pétillants, alors qu’elle s’éloignait du brun pour se rapprocher des affaires qui étaient là. Elle déposa sa boîte de cupcakes, ses chaussures à talon, avant de s’asseoir, avec un soupir. Elle avait quand même beaucoup marché, aujourd’hui, et ça s’en ressentit quand elle laissa glisser ses mains sur ses mollets. « Même si tu pars déjà perdant avec l’apple pie, tu le sais ça... » elle rit, clairement pas critique, trop amoureuse depuis toute petite, de la tarte aux pomme que préparait sa mère, d’aussi loin qu’elle s’en souvienne. Il avait quand même choisi le meilleur dessert qui soit, Aodren, et ça c’était un bon point pour lui.
avatar
Aodren Adkins
s« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 17/04/2018
Messages : : 181
Points : : 810
Avatar : : bob morley.
Pseudo internet / prénom : : sweet poison (anaïs).
Crédits : : sweet poison (avatar). J'ai : trente-deux ans. et mon anniversaire est le : vingt-cinq mai. Je suis : américain. et mes origines sont : mexicaines. En ce moment, je : suis enseignant à l'ucla, département d'espagnol, en plein projet de recherche au pérou. Ce qui m'attire ce sont : les femmes. et côté coeur je suis : en couple.

  Dim 29 Avr 2018 - 12:01
all i really want is just to hold you for a while.
I have seen a sunset in the western sky, Ain’t nothin’ like the brightness in your eyes And I have seen the moon reflecting in the sea But that don’t compare to how you shine on me. After everything I’ve seen, I rather see you smile, Cause all I really want is just to hold you for a while and be your man. So will you dance with me? I will lead you. Give every moment that I have Just to be near you.
tessa dyer et aodren adkins

Il n’avait jamais été très ambitieux Aodren, il avait même souvent l’impression d’avoir choisi la solution de facilité, certes, même si l’espagnol était sa langue maternelle, il avait été obligé d’apprendre des règles de grammaire, d’orthographe et tout ce qui allait avec, alors qu’il n’avait jamais fait attention à ça quand il avait été au Mexique, mais ça n’avait pas non plus été la mer à boire, ce n’était pas comme s’il avait décidé de devenir médecin ou astrophysicien. Pendant des années, il avait continué ses études sans vraiment savoir ce qu’il ferait de sa vie, mais tant qu’il était étudiant, il n’avait pas eu trop de souci à se faire sur une future carrière. Peut-être que le fait d’avoir un fils l’avait poussé à y réfléchir un peu plus, à se dire qu’il fallait vraiment qu’il se bouge pour trouver un moyen efficace de subvenir aux besoins de sa famille, mais franchement, il n’avait jamais visé bien haut. Il avait eu les pieds sur terre, à ne jamais en attendre trop de la vie. Fallait dire qu’il avait connu la misère au Mexique, qu’il avait vu sa mère mourir, qu’il n’avait plus eu de nouvelles de son père depuis qu’il avait quitté son pays natal et qu’en prime, pendant des années, il avait perdu de vue sa petite sœur, parce qu’on les avait envoyés dans des familles différentes. Alors il savait que la vie était décevante. Tout ce dont il aurait pu rêver, ça aurait été d’être heureux, avec sa femme et son fils, mais ça aussi on le lit avait arraché. L’ambition, alors, ce n’était pas son truc et depuis la disparition de James, il avait préféré vivre sa vie sans essayer de penser à demain et à ce qu’il voulait accomplir dans sa vie. C’était plus simple comme ça après tout. Mais après, y avait eu Tessa et avec elle, l’espoir était revenu, sa vie avait semblé moins terne, alors ça avait été le moment pour se remettre à faire des projets et le Pérou, c’était tombé au bon moment dans sa vie.

Certes, ça tombait au début de son histoire avec Tessa, ça craignait un peu ça, mais ça tombait aussi à un moment où il avait besoin de quelque chose qui l’aidait à s’éloigner un peu de son passé pour mieux avancer dans sa vie présente. Ça tombait au moment où il recommençait à avoir des envies, des plans, aussi bien professionnellement que dans sa vie sentimentale. Y avait des chances pour que ce soit une occasion unique dans sa vie et quand on lui avait proposé ça, il s’était dit que ce serait idiot de laisser tomber. Y avait des mecs mariés dans l’équipe qui ne semblaient pas craindre que leurs femmes les larguent parce qu’ils partaient quelque part et eux, ils le faisaient plus souvent que lui, lui ce n’était vraiment pas première fois de sa vie qu’il faisait ça. Il n’était pas marié avec Tessa, ils n’étaient pas en couple depuis longtemps, mais ils se connaissaient depuis dix ans, alors il avait tendance à croire que leur lien était assez solide pour ne pas être brisé par ça. C’était temporaire cette situation, bientôt ce serait fini et ils tenaient bien le coup jusqu’à présent non ? Peut-être qu’il devenait vraiment trop ambitieux, à vouloir ce petit truc en plus dans sa carrière, tout en voulant que son histoire avec Tessa fonctionne et peut-être que d’ici quelques temps, il réaliserait que la vie n’était vraiment pas prête à lui donner ce qu’il voulait. Ce ne serait pas juste, évidemment, mais peut-être qu’il y avait des mecs comme lui qui avaient vraiment la poisse après tout. Il lâcha un petit rire alors, à la remarque de Tessa, histoire de faire taire les craintes qui le poussait à se demander s’il ne l’était pas un peu trop, ambitieux ces derniers temps, malgré tout ce que son passé semblait lui prouver. « Ça m’arrive, ouais. » Peut-être qu’il l’était aussi un peu trop ce soir et que ça allait finalement se terminer de la même façon que la fois dernière. Au moins, on ne pourrait pas lui reprocher de ne pas avoir essayé de faire fonctionner les choses. C’était l’idée à laquelle il pourrait encore s’accrocher si jamais tout devait partir en fumée entre Tessa et lui. « J’espère que ça l’est, j’y ai mis mon cœur. » Il l’avait vraiment fait, il avait pris du temps pour préparer cette surprise, il s’était mis à cuisiner alors qu’il venait tout juste d’atterrir. Il avait voulu lui faire plaisir à Tessa, il voulait qu’elle soit heureuse et qu’elle passe une bonne journée pour son anniversaire et il espérait bien avoir au moins réussi ça. Il suivit Tessa jusqu’à la nappe qu’il avait mis sur le sable, pour leur pique-nique et retira à son tour ses chaussures et ses chaussettes, avant de se dire que la chemise en fait, c’était une mauvaise idée, vu comment il faisait chaud, heureusement que c’était le soir. « Je sais qu’elle sera moins bonne que celle de ta mère, mais je voulais essayer. » Il n’avait pas l’intention d’entrer en compétition avec la mère Dyer après tout, il savait que les plats de maman étaient toujours meilleurs, pour lui, la meilleure cuisine mexicaine, c’était celle de sa mère biologique et il y avait des plats que ses mères adoptives faisaient mieux que n’importe qui d’autre, évidemment. S’installant aux côtés de Tessa, il attrapa l’un de ses pieds pour le masser délicatement. « J’aurais peut-être dû préciser sur la carte d’éviter de mettre des talons hauts. » La pauvre, si elle s’était baladée en ville avec des chaussures pareilles toute la journée, elle devait avoir mal aux pieds. Elles étaient très belles ses chaussures, tout comme le reste de sa tenue, mais bon, il ne pouvait pas s’empêcher de penser que les talons devaient être très douloureux à la longue. Si elle avait mal aux pieds, parce qu’il l’avait trimballée partout en ville, ça méritait bien un petit massage, histoire de se faire pardonner pour cette douleur.
 

 
avatar
Tessa Dyer
l« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 17/04/2018
Messages : : 453
Points : : 1123
Avatar : : eliza taylor.
Pseudo internet / prénom : : MARY-W./marie.
Crédits : : @weaslaide. (avatar). J'ai : vingt-huit ans et mon anniversaire est le : vingt-huit avril. Je suis : américaine et mes origines sont : purement américaines. En ce moment, je : prie pour devenir une actrice... un jour... peut-être. en attendant faut mettre du beurre dans les épinards, alors je travaille chez un publiciste. Ce qui m'attire ce sont : les hommes, les femmes- les gens et côté coeur je suis : en couple, mais bordel, que c'est compliqué.
. :

  Lun 30 Avr 2018 - 5:32


you look perfect tonight
i found a love for me. darling just dive right in and follow my lead. i never knew you were the someone waiting for me, 'cause we were just kids when we fell in love, not knowing what it was. i will not give you up this time but darling, just kiss me slow, your heart is all i own (@tumblr)

Un anniversaire, c’était l’occasion idéale pour faire un peu d’introspection - ces mêmes questions qu’on se posait à Nouvel An, mais qu’on oubliait bien assez vite à cause des fêtes et de l’alcool. Tessa, elle, elle avait prévu ce matin-là, d’penser à sa vie toute entière, en restant profondément enterré sous sa couette, et en prétendant avoir de bonnes raisons d’ignorer tous ceux qui pourraient lui envoyer un message ou lui passer un coup de fil, pour ses vingt-huit ans. Elle, elle s’disait qu’y’avait de quoi largement déprimer - voire être au fond du trou - quand on voyait ce qu’était son existence. Elle avait quitté sa Fresno natale pour ‘vivre ses rêves’, et ces mêmes rêves semblaient lui répéter ‘non’ ou ‘t’y arriveras pas, d’toute manière’, quoiqu’elle essaye. Tout ce qu’elle avait récolté en essayant de vivre de c’qu’elle voulait, ç’avait surtout été des vagues de haine sur les réseaux sociaux, causées par des fans sans cervelle qui n’savaient pas différencier les acteurs des personnages qu’ils jouaient à l’écran. Est-c’que c’était pour ça, qu’elle n’trouvait pas d’autre job? Ou était-ce parce qu’elle était si peu talentueuse, si peu capable d’être une actrice comme elle le voudrait? Comment pourrait-elle être objective sur la question, hein? Plus le temps passait, moins la blonde n’avait envie de s’regarder sur l’écran - avec les échecs, elle s’découvrait d’plus en plus de défauts, et d’plus en plus de ‘bonnes raisons’ pour que les portes s’referment devant son nez. En cet énième vingt-huit avril passé à Los Angeles, la ville de tous les rêves, la Dyer était plus près de ses trente ans que du succès dont elle avait pu rêver. Non, elle n’s’était pas imaginée devenir une grande star à la Nicole Kidman, mémorable et immuable, mais quand même-... quelque-chose, ç’aurait pu aider. Quelque-chose, ça aiderait encore aujourd’hui, quand bien même ça la rendait pitoyable un peu, Tessa, à quémander la chance de faire ses preuves, alors même que personne n’semblait s’intéresser à elle. Quel que soit son âge, il paraissait que la frustration était et serait toujours l’sentiment qu’elle aurait le plus de mal à gérer. Et depuis ces sept derniers mois, quand elle était rentrée chez elle dans un profond soupir, ç’avait été juste pour découvrir à quel point elle pouvait être seule. Et la peine devenait rancoeur, alors qu’elle pensait à son petit-ami en train de parfaitement s’épanouir avec des gens qui n’étaient pas elle - des filles qui n’étaient pas elle, ces fameuses étudiantes dont elle entendait tant de choses qu’elle voudrait tant ignorer, quitté à c’que ça fasse d’elle la p’tite-amie la plus stupide qui soit. Il vivait sa vie à cent pour cent, dans ce Pérou qu’il aimait tant - et quand il n’était pas là, il lui manquait terriblement. Mais désormais, l’évidence qui lui explosait à la tronche, à Tessa, c’était tout c’qu’il découvrirait, c’qu’il redécouvrirait comme s’il ouvrait enfin les yeux, Aodren, quand il reviendrait à Los Angeles. Il s’rendrait sans doute compte qu’il avait été coincé pendant près de quatre ans, en colocation avec une ratée, qu’elle stagnait dans sa vie et que s’il restait avec elle, il était condamné à en faire de même. D’toute manière, quand il choisissait de vivre ses propres rêves et d’choisir son propre chemin, elle était incapable de bien le vivre, comme la partenaire idéale qui soutenait son amoureux dans tout c’qu’il entreprenait - elle était triste et jalouse, culpabilisée et culpabilisante tout à la fois.

Paradoxalement, elle en était à s’dire que c’était peut-être mieux qu’il reste là-bas. Qu’la distance et le temps le fassent encore l’idéaliser d’une certaine façon, si tant est qu’il pense à elle quand il était dans ce pays étranger, avec tous ces gens si différents d’elle et beaucoup plus intéressants qu’elle. Peut-être était-ce ça la clé, pour avoir une relation qui durait pour elle- que sa moitié n’voit pas sa misère, au moins pour cette fois, elle n’se ferait pas larguer dans la salle d’embarquement de l’aéroport principal de Los Angeles. Et pourtant, ça faisait dix ans qu’Aodren la supportait telle qu’elle était. Mais peut-être bien que ça lui avait explosé au visage un beau jour, alors qu’ils avaient tous les deux été tout juste en couple, que ce serait mieux ailleurs. Ou qu’il perdrait lui aussi, toutes les bonnes opportunités d’sa vie, s’il se contentait de juste être avec elle, d’juste avoir son quotidien. Après tout, il parlait de la disparition de son fils, de la fin de son mariage- toutes ces choses avec lesquelles il avait vécu à Los Angeles coûte que coûte, depuis des années maintenant. Chronologiquement, ç’avait été eux deux qui l’avait fait partir- et il était difficile de voir une corrélation autre part. Oui, certes, comme par hasard, ç’avait été à ce moment-là et à ce moment-là uniquement, dans les dix ans qu’elle le connaissait, qu’on lui proposait un tel truc par le biais de son stupide travail. Elle était censée voir les choses comme ça, elle aussi, Tessa; sourire tout simplement aux chances que les autres avaient- ces opportunités de carrière qui devenaient toujours une parfaite raison de la laisser derrière. Ç’avait été le cas avec Alaina, ç’avait été le cas avec Aodren- elle avait un type de personne, il semblait. Des gens qui vivaient mieux leur vie qu’elle. Des gens pour qui elle n’finissait par représenter plus qu’un boulet- elle était un boulet pour elle-même, en c’moment, Tessa. Découragée et déprimée; à force de faire d’l’introspection en solo, dans son coin, dans son foutu appartement, elle s’découvrait plus triste et dépossédée de ses espoirs et de ses rêves, qu’elle n’avait bien voulu le croire. Comme quoi, ‘prendre du temps pour elle’ ça n’avait pas été si bénéfique que ça. Être seule avec elle-même avait poussé Tessa à s’rendre compte, surtout, d’à quel point le temps avait couru, et d’au combien elle était une ratée, de n’pas avoir réussi quoique ce soit, dans une ville pleine de possibilités comme Los Angeles. Alors elle était le parfait exemple pour démontrer que parfois, mettre de l’amour, d’la passion et tous les bons sentiments possibles et imaginables dans quelque-chose, ça n’faisait pas tout. Une phrase qu’elle n’dit pas à haute voix, heureusement, en guise de réplique un peu irréfléchie au jeune homme - au lieu de ça, elle laissa ses yeux s’évader vers le sol une seconde, avant de sourire d’un air taquin; « Au pire y’a une baraque à frites pas loin. » mais pour vivre en colocation avec Aodren depuis un certain temps, elle savait très bien qu’il s’y connaissait en cuisine, et qu’il y avait peu de chances que ce pique-nique improvisé, soit une catastrophe. « Je sais... t’as choisi le meilleur dessert pour essayer. » l’encouragea-t-elle quand il fut question de cette fameuse tarte aux pommes. C’n’était pas si dur à faire, vraiment, mais Tessa, elle avait connu le ‘tout parfait’ de sa mère. Cette tarte parfaitement traditionnelle, parfaitement belle, parfaitement cuite et épicée, avec des pommes parfaites et ainsi de suite. A croire que parfois, la blonde, elle n’avait pas été à la hauteur de la manger. Encore une pensée négative frivole, qui s’envola dès qu’elle sentit les mains d’Aodren attraper son mollet. La sensation lui arracha un rire, alors qu’un frisson d’aise lui courait dans le dos. « Ew, t’es sûr que tu veux tripoter mes pieds? » qu’elle dévia du sujet avec une blague qui cachait un malaise tout aussi tenace que stupide. C’était franchement pas la partie de son corps la plus glamour qui soit, celle avec laquelle on rêverait de reconnecter après des mois d’absence. « Si la société se préoccupait du confort des femmes, j’aurais le droit d’aller travailler en jogging quand j’ai mes règles. C’est pas comme si j’portais des chaussures comme ça tous les jours... » et cette fois au moins, si elle roula des yeux, ce fut surtout pour critiquer son patron absent et agaçant que pour faire preuve d’une quelconque mauvaise foi avec lui. Malheureusement, elle s’était trouvé un job dans ce qu’elle pensait être la boîte la plus misogyne qui soit, donc bon. Et cette sensation là passée, Tessa se laissa aller à glisser ses doigts dans le sable, à observer sa main s’enfonçant dans les grains dorés, avant d’enfin poser une question; « Et toi alors? T’as fait bon voyage? » et c’n’était pas qu’elle ‘n’aimait pas en parler’ c’était juste que-... c’était compliqué, hein? Ils avaient déjà établi ça, la dernière fois, non? « J’veux dire, si t’étais dans l’avion, et qu’après t’as dû préparer tout ça, peut-être que t’as aussi besoin d’un massage... » ça devait être, techniquement, plus crevant que d’marcher. Et elle était aussi une bonne petite-amie, de certaines façons- assez pour glisser sur la couverture, se rapprochant de lui pour laisser glisser ses paumes sur ses épaules si fortes, tâtant de ses doigts, tout en se mordillant le coin des lippes. Sur cette plage, elle pourrait bien tout oublier, pour ce soir au moins.



----------------------------------------
angel sent from up above, you know you make my world light up. when i was down, when i was hurt, you came to lift me up. life is a drink and love's a drug
- i'll cross the sky for your l o v e.

☆☆☆

avatar
Aodren Adkins
s« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 17/04/2018
Messages : : 181
Points : : 810
Avatar : : bob morley.
Pseudo internet / prénom : : sweet poison (anaïs).
Crédits : : sweet poison (avatar). J'ai : trente-deux ans. et mon anniversaire est le : vingt-cinq mai. Je suis : américain. et mes origines sont : mexicaines. En ce moment, je : suis enseignant à l'ucla, département d'espagnol, en plein projet de recherche au pérou. Ce qui m'attire ce sont : les femmes. et côté coeur je suis : en couple.

  Lun 30 Avr 2018 - 12:31
all i really want is just to hold you for a while.
I have seen a sunset in the western sky, Ain’t nothin’ like the brightness in your eyes And I have seen the moon reflecting in the sea But that don’t compare to how you shine on me. After everything I’ve seen, I rather see you smile, Cause all I really want is just to hold you for a while and be your man. So will you dance with me? I will lead you. Give every moment that I have Just to be near you.
tessa dyer et aodren adkins

Dans le fond, Aodren savait très bien qu’il ne serait jamais parti au Pérou pour se lancer dans un projet pareil, si personne n’était venu le lui proposer. L’idée ne venait certainement pas de lui, un truc pareil ça ne lui avait jamais traversé l’esprit à lui, sinon sans doute qu’il serait parti plus tôt. Il aurait pu partir quand sa vie avait été réduite à néant au moment où il avait perdu son fils et qu’il avait fini par demander le divorce parce qu’entre lui et son épouse les choses ne fonctionnaient plus. Ça aurait été le moment idéal pour se lancer dans une aventure pareille, mais personne n’était venu pour lui proposer de rejoindre un projet pareil à ce moment là. C’était là, un peu avant l’été dernier qu’on était venu lui parler de ça et qu’on lui avait proposé de rejoindre l’équipe. Malheureusement, ce n’était pas lui qui avait choisi que ça tomberait maintenant et non quelques années plus tôt quand il avait été assez au bout du rouleau pour que prendre la fuite soit une option possible. Il ne fuyait pas Tessa avec ce voyage. Il ne s’était pas réveillé un beau matin en se disant qu’il ferait mieux de se barrer plutôt que de rester avec elle, parce que leur histoire ne correspondait en rien à ce qu’il cherchait dans sa vie. C’était loin d’être le cas. Il l’aimait Tessa, il était bien avec elle, il se sentait heureux à ses côtés, mais est-ce que ça voulait dire qu’il ne pouvait pas aussi, profiter d’une offre comme celle qu’on lui avait fait pour prendre un peu de recul vis-à-vis de son passé tout en donnant un sacré coup de turbo dans sa carrière dans laquelle il stagnait quand même depuis de nombreuses années maintenant ? Il ne s’était jamais plaint de son métier, il lui plaisait, il en était satisfait, mais ça ne voulait pas dire pour autant qu’il ne fallait pas saisir les chances de faire un peu mieux.

Il avait cru que Tessa, plus que n’importe qui dans son entourage, elle aurait conscience de ça, parce qu’il voyait bien qu’elle galérait avec sa carrière et ses rêves et si ça lui faisait mal à Tessa, ça lui faisait mal à lui aussi. Alors, il s’était dit qu’elle comprendrait au moins cette volonté de faire bouger un peu sa carrière qui était née en lui quand on lui avait parlé de ce projet. Y avait un moment, quand il avait été bien frustré par l’accueil de Tessa quand il était revenu la dernière fois où il s’était demandé si elle n’attendait pas de lui qu’il galère lui aussi, comme si c’était une façon de se soutenir en couple, il s’était demandé si ce n’était pas un genre de jalousie mal placée. Heureusement, il avait assez vite réussi à se calmer et à se dire que ce n’était pas le genre de sa petite amie. Il la connaissait depuis des années quand même Tessa, alors il savait qu’elle valait mieux que ça et que c’était juste la frustration qui l’avait poussé à penser comme ça. Il avait été vexé et qu’il était vexé, il avait tendance à imaginer n’importe quoi. Peut-être bien que Tessa, elle avait des pensées du genre elle aussi, quand elle le voyait partir et c’était ce genre de choses qui faisaient ça avait été tendu entre eux la dernière fois. Il espérait que ce serait différent cette fois, que tout allait bien se passer pour le temps qu’il allait passer ici avant de repartir. C’était l’anniversaire de Tessa et il voulait qu’elle en garde un bon souvenir, même s’il n’était pas beaucoup là ces derniers temps. « J’espère qu’on aura pas besoin d’aller voir ce qu’ils proposent. » Il n’était pas si nul que ça en cuisine, après tout, ou du moins, il n’avait jamais eu l’impression de l’être. Tessa en tout cas, n’avait jamais râlé sur sa cuisine, depuis qu’ils vivaient ensemble et qu’il prenait les repas en charge régulièrement. « C’est déjà un bon point pour moi alors. » Il n’était pas sûr du résultat, mais bon, à première vue, il n’avait pas l’impression d’avoir complètement raté sa tarte. En attendant il était allé masser les pieds de la blonde et il ne pu s’empêcher de rire à la suite de sa remarque. « J’essayais d’être un petit ami attentionné, mais si tu m’demande mon avis, y a plein d’autres parties de son corps que j’ai envie de tripoter avant tes pieds. » Il ne pouvait pas lui mentir,  elle lui avait manqué pendant tout ce temps, son corps lui avait manqué et s’il devait faire une liste des parties de son corps qui lui avait le plus manqué, ses pieds ne seraient pas en première place bizarrement. « Ça va, j’ai dormi un peu dans l’avion, c’est pas terrible pour le dos mais bon. » Il n’avait pas passé ses huit heures de vol en première classe, donc forcément, ce n’était pas le grand luxe, mais bon, il s’en sortait quand même, au moins, même s’il était parti dans la nuit, il avait pu se reposer pendant le vol, c’était déjà ça. « Mais je vais pas dire non à un massage. » Il n’allait certainement pas refuser ça, et dès qu’il sentit les mains de Tessa dans son dos, ça lui confirma qu’il avait vraiment besoin de ça.  « Sans la chemise, ce serait mieux. » Qu’il commenta quand même, elle était vraiment nulle cette chemise, lui il avait envie de sentir les doigts de Tessa contre sa peau, ça aussi ça lui avait manqué, la sensation de la peau de Tessa contre la sienne, alors peut-être bien qu’il n’allait pas tarder à s’en débarrasser de cette fameuse chemise.

 

 
avatar
Tessa Dyer
l« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 17/04/2018
Messages : : 453
Points : : 1123
Avatar : : eliza taylor.
Pseudo internet / prénom : : MARY-W./marie.
Crédits : : @weaslaide. (avatar). J'ai : vingt-huit ans et mon anniversaire est le : vingt-huit avril. Je suis : américaine et mes origines sont : purement américaines. En ce moment, je : prie pour devenir une actrice... un jour... peut-être. en attendant faut mettre du beurre dans les épinards, alors je travaille chez un publiciste. Ce qui m'attire ce sont : les hommes, les femmes- les gens et côté coeur je suis : en couple, mais bordel, que c'est compliqué.
. :

  Lun 30 Avr 2018 - 23:52


you look perfect tonight
i found a love for me. darling just dive right in and follow my lead. i never knew you were the someone waiting for me, 'cause we were just kids when we fell in love, not knowing what it was. i will not give you up this time but darling, just kiss me slow, your heart is all i own (@tumblr)

Elle en avait connu des nombreux, Tessa, des anniversaires heureux; des célébrations qui l’avaient toujours faite sourire jusqu’aux oreilles, amoureuse de la vie et de son petit bonheur, ce monde dans lequel elle avait si bien évolué, plus jeune. Ses parents avaient toujours aimé mettre les petits plats dans les grands, pour leurs enfants, dans ces circonstances-là: tout autant qu’ils avaient toujours été ardus et intransigeants, ils avaient été des parents présents, et plein d’amour. Assez pour avoir des tonnes d’attentes pour l’avenir de leurs progénitures: ces mêmes exigences surdimensionnées qui amenaient irrémédiablement la déception, et beaucoup de problèmes. Petite optimiste qu’elle était, la blonde avait toujours essayé de voir le bon côté des choses et de retenir les bonnes expériences. A Fresno ou à Los Angeles, on n’pouvait pas dire que sa vie craignait, à la Dyer; elle n’avait pas grandi au sein d’une famille défavorisée, et ses parents n’étaient pas morts ou disparus. Elle pouvait toujours retourner à la maison, pour retrouver la compagnie réconfortante des siens, la chaleur d’un foyer, et la sensation de pouvoir être une petite fille couvée et adorée, pour quelques temps. Non, peut-être bien qu’il n’y avait qu’elle pour trouver que sa vie n’était pas comme elle pourrait être - peut-être qu’il n’y aurait qu’elle pour se plaindre de l’histoire qu’elle partageait avec Aodren, d’la façon dont les choses tournaient, ou de comment se déroulait sa vie professionnelle. Elle avait quand même des diplômes, assez pour ne pas avoir besoin de devenir serveuse dans un fast food pourri pour pouvoir avoir de quoi manger- et elle vivait dans l’un des plus beaux et sympathiques quartiers de la ville, grâce à l’aide régulière de ses parents. A croire que sa frustration n’venait que d’elle, et qu’elle était la seule à pouvoir la comprendre- ou la seule assez stupide pour se comprendre quand elle ressentait de telles choses injustes. Non, c’n’était sans doute pas juste d’sa part, de vouloir se défaire de l’emprise de ses parents, comme s’ils étaient toxiques à sa vie, quand ils l’avaient tant aidée. C’n’était pas juste non plus de reprocher à Aodren de saisir une opportunité qu’elle saisirait probablement elle aussi, si on lui en donnait la chance un jour. Est-c’qu’elle se retiendrait de réaliser son rêve de devenir une actrice, si on lui proposait un rôle qui se jouerait à New York ou même dans un autre pays, sous prétexte qu’elle était en couple avec le brun? La question était difficile, vraiment- parce que pour l’avoir vécu, elle savait bien que c’genre d’opportunités amenaient toujours une fin définitive à tout ce qui avait existé avant. Et tout autant qu’Alaina et elle n’avaient pas survécu à ces bouleversements, y’avait d’fortes chances pour qu’il en soit de même entre le brun et elle. C’était un peu comme ça, non? Une fois qu’on commençait à tâtonner dans le succès, vers des opportunités qui nous emmenaient toujours plus loin, le passé, il devenait de plus en plus dur à supporter - voire incompatible avec les attentes, les désirs, les envies. Tant de préoccupations qu’elle n’avait pas eues, en tant que célibataire, et des questions que les choix d’Aodren ramenaient brusquement et si tôt dans leur histoire. Ils n’avaient peut-être même pas encore eu le temps d’être un vrai couple, d’prendre leurs marques entre les sentiments et ce qu’ils avaient connu avant - c’genre de désir sexuel qu’ils avaient allégé avec la compagnie de l’autre - mais voilà, quand même, qu’elle avait trop d’interrogations quant à l’avenir. Des songes qu’elle n’avait certainement pas eus, quand ils avaient été ‘juste’ des meilleurs amis- ironiquement, eux deux, à l’époque, ç’avait semblé plus immuable que maintenant.

Qu’on la juge d’ingrate ou d’imbécile, Tessa, elle n’arrivait pas à s’contrôler: et à force de n’pas en parler, à force de faire la langue de bois au téléphone avec le jeune homme, ou à ‘essayer’ de réprimer ce qui était là, bel et bien en elle, ces petites piques de doute étaient devenues une avalanche étouffante, logée dans sa poitrine. Et aujourd’hui même, la jeune femme se serait volontiers laissée submerger par tout ça, si elle avait été toute seule: quand on approchait d’un âge fatidique comme ses trente ans, on commençait à tout remettre en question. C’était, en tout cas, c’qu’elle se disait, elle, avec sa vie à peine accomplie, ses rêves qui s’éloignaient de jour en jour, et les échecs qui s’empilaient, devant ses yeux. Elle n’voulait pas ajouter cette histoire, entre Aodren et elle, sur la pile des échecs. Sur les regrets cuisants qui pèseraient sur sa conscience et lui tortureraient l’esprit pendant des mois et des mois: mais était-ce vraiment son choix? Si c’était une question d’volonté seulement, elle serait encore avec Alaina et Aodren, lui, il aurait choisi d’être encore avec sa femme. Et peut-être même que celle-ci n’aurait jamais fait toute une histoire de voir son mari partir dans une mission professionnelle à l’autre bout du continent, de là où venaient des rumeurs comme quoi il entretenait des relations ‘caliente’ avec une de ses étudiantes. Peut-être que de bien des façons, tout ce que l’Adkins pouvait se dire, c’était au combien sa femme aurait mieux tout pris, mieux tout géré, et à quel point leur mariage bien établi à une époque, aurait été parfait pour porter de tels changements. Il semblait bien qu’Aodren, il avait toujours eu des meilleures relations avec les autres qu’avec elle- fallait bien une déception dans le lot, non? Et Tessa, fallait croire, elle était encore assez pathétique pour espérer gagner du temps- essayer de s’rattraper quand bien même en son for intérieur, elle sentait que ça lui était impossible et inaccessible. Combien d’temps avaient-ils encore, avant qu’il ne réalise que le Pérou, c’était mieux, qu’eux deux en tant que meilleurs amis tout simplement, c’était mieux? Que Tessa, elle était moins prise de tête quand elle n’était pas amoureuse, et qu’ainsi, il pourrait continuer de vivre comme il l’entendait, à privilégier sa carrière - ce qui était si légitime - à n’importe quoi qu’ils pourraient avoir ou voudraient avoir. De toute manière, qu’est-ce qu’il pouvait attendre de leur ‘romance’, lui, hein? Il avait déjà eu un fils, déjà eu un mariage, et il semblait plus qu’évident qu’il n’souhaitait renouveler aucune de ces expériences-là. Même pas avec elle, comme si soudainement, elle devait être l’exception le sauvant d’elle ne savait quoi; s’il devait y avoir une petite voix se moquant de la blonde, elle lui demanderait ‘à quoi elle s’était attendue’, quand elle s’était lancée dans ce couple avec lui. « J’te fais confiance. A moins que t’aies perdu tous tes talents pendant ton voyage-... » et elle ne put réprimer une moue, un léger roulement d’yeux qu’elle ravala dans un ricanement- elle pourrait toujours faire passer ça pour le fait qu’il se faisait probablement nourrir et loger sans avoir rien à faire, dans un hôtel ou elle ne savait où. Alors le ménage ou la cuisine, ça devait être des choses qui étaient passées carrément au second plan de son quotidien, maintenant: forcément, il avait quitté L.A pour faire des choses si intéressantes qu’il n’pouvait pas les faire dans cette ville, hein? Il s’disait toujours être un petit-ami attentionné, et ses gestes jusque-là, le lui prouvaient bien, à Tessa; c’était un peu comme la jalousie et la rancoeur- le bonheur avec lui, ce miel glissant dans son ventre et papillonnant au creux de celui-ci, était incontrôlable. « Si ça peut te faire plaisir, les talons au bout d’un certain temps, ça tire aussi sur les mollets, et même les cuisses... » qu’elle dit avec un ton charmeur, un rictus retroussant ses lèvres alors qu’elle se rapprochait encore, se retrouvant avec ses cuisses posées en travers des genoux du jeune homme, tandis qu’elle avait ses bras enroulés autour du cou du brun. « Sans la chemise, carrément? T’es sûr que c’est un massage que t’as en tête? » pourtant, elle pouvait bien admettre qu’il avait raison, et qu’elle avait, elle aussi, envie de sentir la peau de son petit-ami sous la caresse de ses doigts. Ce n’est pas pour rien qu’elle se mit déjà à déboutonner celle-ci, si près de lui qu’elle ne put se retenir de venir l’embrasser. Comme ces couples qui se tripotaient dans les lieux publics et qu’elle avait souvent critiqués, hypocrite qu’elle était; mais eux, ils n’s’étaient pas vus ni touchés depuis des mois, c’était une bonne raison, alors, de faire c’qu’ils voulaient.



----------------------------------------
angel sent from up above, you know you make my world light up. when i was down, when i was hurt, you came to lift me up. life is a drink and love's a drug
- i'll cross the sky for your l o v e.

☆☆☆

avatar
Aodren Adkins
s« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 17/04/2018
Messages : : 181
Points : : 810
Avatar : : bob morley.
Pseudo internet / prénom : : sweet poison (anaïs).
Crédits : : sweet poison (avatar). J'ai : trente-deux ans. et mon anniversaire est le : vingt-cinq mai. Je suis : américain. et mes origines sont : mexicaines. En ce moment, je : suis enseignant à l'ucla, département d'espagnol, en plein projet de recherche au pérou. Ce qui m'attire ce sont : les femmes. et côté coeur je suis : en couple.

  Mar 1 Mai 2018 - 11:11
all i really want is just to hold you for a while.
I have seen a sunset in the western sky, Ain’t nothin’ like the brightness in your eyes And I have seen the moon reflecting in the sea But that don’t compare to how you shine on me. After everything I’ve seen, I rather see you smile, Cause all I really want is just to hold you for a while and be your man. So will you dance with me? I will lead you. Give every moment that I have Just to be near you.
tessa dyer et aodren adkins

Bientôt, il serait de retour à Los Angeles, pour de bon. Est-ce que tout redeviendrait comme avant à ce moment là ? C’était difficile à dire pour l’instant, fallait croire que la réponse à cette question appartenait à un futur qui viendrait bien assez vite. Il s’avait déjà qu’il n’avait pas envie de se prendre des reproches dans la tronche parce qu’il avait fait ce voyage, parce qu’il avait profité d’une chance qu’on lui avait offerte et ce aux dépends d’une relation amoureuse. Est-ce qu’il l’avait vraiment fait ‘aux dépends’ de celle-ci ? Aodren, il n’arrivait pas à voir les choses comme ça, il n’avait pas rompu avec Tessa pour partir au Pérou, il n’avait jamais eu l’intention de l’abandonner définitivement pour partir faire sa vie à l’étranger. Ça avait toujours été très clair dans sa tête à lui qu’il allait revenir et souvent, au Pérou il souffrait d’un mal du pays qui confirmait ça. Il faisait de son mieux pour gérer ce projet au Pérou et sa relation avec Tessa. Avec deux heures de décalage, il pouvait facilement passer des heures au téléphone avec elle et il l’appelait au moins une fois par jour, il envoyait des messages et y avait des moments comme là, où il passait huit heures dans un avion parce qu’il avait envie d’être avec elle. Il n’avait pas disparu de sa vie alors et certes, ce n’était pas l’idéal dans une relation amoureuse, mais c’était mieux que juste la plaquer et disparaitre non ? Il n’aurait pas pu de toute façon agir comme ça. Est-ce qu’elle, elle aurait préféré ça et que du coup, ça faisait de lui le connard qui avait choisi de maintenir cette relation ? Il se disait qu’au pire, si elle, elle aurait préféré cette option, elle l’aurait elle-même largué. En attendant, il estimait qu’il faisait de son mieux pour jongler entre une relation qu’il ne voulait pas perdre et une opportunité qu’il n’avait pas voulu laisser filer et il était désolé, si ce n’était pas assez pour Tessa, mais il ne pouvait pas faire de miracle.

Il n’avait pas non plus envie qu’on lui dise que s’il aimait vraiment Tessa, leur histoire aurait dû être plus importante à ses yeux qu’un voyage professionnel au Pérou. Il n’avait jamais vu les relations amoureuses comme ça Aodren, peut-être bien que par amour, il fallait faire des choix, mais ce n’était pas juste de laisser tomber un aspect de son existence, pour une histoire d’amour. Lui, il ne voulait pas que Tessa laisse tomber ses rêves pour lui. Si elle avait l’opportunité de partir quelques temps pour un film, il lui dirait de foncer et il n’accepterait certainement pas qu’elle lui dise qu’elle était restée pour lui, parce que ce ne serait clairement pas le cas. Peut-être qu’ils n’avaient juste pas la même façon de voir les choses et qu’ils ne s’en étaient jamais rendus tant qu’ils avaient été amis. Ça ne devait pas les rendre incompatibles pour autant, après tout, on ne pouvait pas penser et voir le monde exactement de la même façon que la personne avec qui on était en couple, ça aurait probablement quelque chose de bizarre. Il ne savait pas vraiment ce que pensait Tessa ces derniers temps, parce qu’il semblait bien qu’elle n’avait pas envie d’en parler quand ils étaient au téléphone, mais il espérait quand même qu’ils puissent passer un bon moment ensemble, sinon, y avait de fortes chances pour qu’il abandonne définitivement l’idée de lui faire des surprises à l’avenir. Il voulait qu’elle lui parle, évidemment, surtout si quelque chose n’allait pas, mais s’ils pouvaient le faire sans s’engueuler, ce ne serait pas plus mal dans le fond. « J’espère pas, je cuisine aussi là-bas. » Il n’avait pas forcément envie de dépenser une blinde pour la bouffe en allant au restaurant à tous les repas ou en faisant venir le service d’étage tout le temps. Il était grand, il savait cuisiner et il avait un petit coin pour ça dans sa chambre alors autant en profiter. « Vraiment ? Faut que je m’occupe de tes cuisses alors. » Il sourit alors, laissant glisser ses mains le long des cuisses de la blonde, sous sa jupe, maintenant qu’elles étaient si proches de lui, autant en profiter. « Dans les spa, on est pas juste en serviette pour les massages ? » Qu’il demanda à la blonde, comme pour se faire passer pour le type complètement innocent quand bien même il avait ses mains agrippées aux cuisses de la blonde. « J’crois quand même que c’est un peu plus érotique, ce que j’ai en tête. » Qu’il précisa en lâchant les lèvres de la blonde, pour aller l’embrasser dans le cou, profitant au passage de son doux parfum, ça aussi, ça lui manquait au quotidien, l’odeur de la jeune femme, c’était un parfum qu’il avait vite pris l’habitude d’avoir dans les narines dès le matin quand il ouvrait les yeux aux côtés de Tessa et, inévitablement ce genre de réveil lui manquait bien plus qu’il ne voulait bien l’admettre et ouais, un sms au réveil pour lui dire bonjour, ce n’était pas suffisant, il le savait, il le ressentait, mais il voulait continuer ce projet jusqu’au bout, plus qu’un mois, c’était rassurant quand même.

 
avatar
Tessa Dyer
l« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 17/04/2018
Messages : : 453
Points : : 1123
Avatar : : eliza taylor.
Pseudo internet / prénom : : MARY-W./marie.
Crédits : : @weaslaide. (avatar). J'ai : vingt-huit ans et mon anniversaire est le : vingt-huit avril. Je suis : américaine et mes origines sont : purement américaines. En ce moment, je : prie pour devenir une actrice... un jour... peut-être. en attendant faut mettre du beurre dans les épinards, alors je travaille chez un publiciste. Ce qui m'attire ce sont : les hommes, les femmes- les gens et côté coeur je suis : en couple, mais bordel, que c'est compliqué.
. :

  Mar 1 Mai 2018 - 16:40


you look perfect tonight
i found a love for me. darling just dive right in and follow my lead. i never knew you were the someone waiting for me, 'cause we were just kids when we fell in love, not knowing what it was. i will not give you up this time but darling, just kiss me slow, your heart is all i own (@tumblr)

Il lui avait fallu du courage, à Tessa, fallait bien l’admettre, pour un jour accepter le fait que ses rêves étaient plus grands que la ville dans laquelle elle était née. Embrasser ses envies, en soit, n’avait pas été si facile, face à ses parents: aujourd’hui encore, toute adulte qu’elle était devenue, la Dyer savait bien que ceux-ci auraient préféré avoir une fille plus terre-à-terre, une gamine avec des envies ‘normales’ et responsables. Ils avaient, malheureusement pour eux, hérité d’une jeune capricieuse qui avait envie de devenir actrice, qui rêvait de grandeur, de studios de tournage, de tapis rouge et de vivre de ça. De vivre du fait d’jouer la comédie, plutôt que d’être coincée dans une vie morne et répétitive, où elle resterait assise derrière un bureau, à faire et dire les mêmes choses, mois après mois, année après année. Son père avait réussi à fonder sa propre petite entreprise, un petit groupe assez important pour que chez les Dyer, on n’ait jamais manqué de rien, un travail ‘responsable’ comme disaient ses parents, aujourd’hui. Ils semblaient désolés plus qu’autre chose, que leur fille soit incapable d’être aussi mature que ce qu’ils auraient désiré, et s’ils la soutenaient financièrement histoire qu’elle n’finisse pas par dormir dans la rue, ils utilisaient toutes les occasions pour lui rappeler qu’elle ferait mieux d’avoir d’autres envies, d’avoir ‘les pieds sur terre’ et de comprendre que ses grandes envies, elles ne se réaliseraient jamais. Ouais, peut-être qu’à bientôt trente ans, elle devrait arrêter de poursuivre des mirages de rêves anciens, et s’concentrer sur ce qui était là, maintenant: le travail qu’elle avait et dans lequel qui sait, elle pourrait progresser avec le temps. Elle avait son appartement, sa vie de tous les jours, de le jeune femme qui se voulait indépendante. Et elle avait son couple; avec Aodren ils étaient bien censés s’être lancés dans quelque-chose - une histoire qui allait au-delà des jours qui venaient, l’un après l’autre. N’étaient-ils pas censés avoir des envies pour leur avenir? Des désirs de fonder une famille, de vivre ensemble pour toujours? A croire que même de c’côté-là, elle avait bien fait tous les choix pour se torpiller elle-même: elle s’était éprise d’un homme qui n’voudrait sans doute rien de tout ça, et avec lequel elle n’aurait probablement jamais d’enfant ou de mariage, pour aussi longtemps qu’elle resterait avec lui. Et tout autant qu’elle n’voulait pas, qu’elle n’pouvait pas croire en les rumeurs qu’elle entendait sur Aodren et ses soi-disant infidélités, quand elle réfléchissait au brun, y’avait des évidences qui lui explosaient à la gueule, et face auxquelles, elle était bien seule. Avec ses propres envies, elle n’avait jamais pensé aux enfants ou au mariage non plus - c’était paradoxal, vraiment, comme un an plus tôt, ils avaient semblé être parfaits l’un pour l’autre, tous les deux, à mille kilomètres de s’poser des questions sur ce que serait leur futur s’ils devenaient vraiment un couple, s’ils s’engageaient véritablement dans cette histoire, pendant des années et des années. Mais si elle n’pouvait pas devenir une actrice, si elle n’pouvait pas réaliser ses rêves à elle, qu’est-ce qui lui resterait, hein? L’évidence qu’elle n’pouvait pas payer son propre appartement, et le fait qu’elle s’était entichée d’un gars qui partait si facilement à l’autre bout du continent, pour gaiment vivre de tout ce qu’il voyait dans son futur à lui - son job? Et si elle, elle voulait des enfants? Qu’est-c’qu’elle était censée faire, lui demander? Lui parler de s’il pensait un jour avoir des enfants, alors même que la disparition de son fils était, d’après ses dires, une des raisons qui l’avaient poussé aujourd’hui à vouloir ‘prendre l’air’, quitte à s’éloigner d’elle et mettre leur relation en suspens?

Elle pouvait toujours s’consoler, en se disant que ça n’faisait que quelques mois qu’ils étaient ensemble, dont la plupart d’entre eux s’étaient faits avec chacun d’eux d’un bout à l’autre du continent américain. Mais et si c’était c’qu’il voulait, hein? Si c’était comme ça qu’ils allaient toujours fonctionner et toujours être, pour n’jamais affronter de face les vraies questions qu’elle n’pouvait s’empêcher de sentir se former dans son crâne? N’était-ce pas hypocrite, au fond, d’avoir tout ça dans sa tête, alors même qu’il n’y a pas si longtemps de ça, elle avait été la première à dire qu’elle était à mille kilomètres de s’imaginer avoir des enfants, ou rêver d’un mariage d’une quelconque façon. Est-c’que c’était d’sa faute à elle? Est-c’qu’elle dramatisait tout, juste parce qu’elle n’avait rien d’mieux à faire? Et dire que ç’aurait été pire encore, si elle avait décroché son téléphone aujourd’hui, pour recevoir les voeux doux-amers de ses parents. Ils auraient été heureux de lui souhaiter un joyeux anniversaire, et pour autant, incapables de n’pas lui demander si elle s’en sortait, quitte à critiquer chacun des choix de vie qu’elle pourrait leur livrer en guise de confession. Elle était bien épuisée de s’poser tant de questions, Tessa, de n’trouver que du non-sens à sa vie, des occasions loupées, et des opportunités qui n’semblaient pas être faites pour elle. Qu’est-c’qu’elle était, alors, dans cette situation avec Aodren, si elle n’était pas la fille capable de vivre par elle-même, d’avoir ses propres rêves devenus réalités? Si elle était juste la petite-amie qui demandait l’impossible, celle qui n’arrivait pas à le soutenir inconditionnellement comme il pourrait le vouloir, celle qui commençait à s’poser des questions qu’ils auraient mieux faits de ne jamais appréhender? C’est sûr qu’en meilleure amie, elle avait été moins emmerdante; elle-même, elle pouvait reconnaître sans détour, qu’elle aurait été mille fois mieux, qu’elle aurait réagi parfaitement comme il aurait pu le vouloir, et qu’elle n’se serait jamais autant torturé l’esprit, sans lui dans cet appartement. Du moins, fallait bien s’raccrocher à ça, comme espoir; parce qu’avant qu’il parte, Tessa, elle avait cru qu’elle pourrait mieux gérer cette situation, qu’elle pourrait mieux s’adapter et le soutenir- qu’elle serait assez heureuse pour lui pour que ça annihile tout le reste, même sa propre peine. Aodren et elle, ils s’connaissaient depuis tellement longtemps - elle tenait tellement à lui, que ç’aurait dû être assez. Ça devrait l’être, qu’elle s’disait Tessa, pour se fustiger elle-même de si mal vivre cette situation, comme si elle n’était rien d’autre qu’une pauvre hère qui n’savait plus quoi faire quand il n’était pas là. Oui, personne n’la trouverait plus stupide qu’elle n’se trouvait stupide déjà, et si elle pouvait tout effacer de dans son crâne, si elle pouvait juste être tout ce qu'il voulait, sans qu’il n’y ait de prise de tête, elle le serait. Mais elle était elle, juste elle, et pour l’coup, elle n’avait pas eu beaucoup son mot à dire, dans tout ça. Mais Aodren, il s’occupait tellement bien d’elle, quand il était là; son coeur fondait dans sa poitrine, à la blonde, toute chose qu’elle était sous ses mains et sous ses gestes d’affection. Ouais, elle se sentait aimée quand il était là- avec Aodren à proximité, elle n’s’était jamais sentie seule ou délaissée; peut-être était-ce pour ça, parce que ç’avait toujours été si fort et si indispensable à la vie de tous les jours, qu’il lui manquait si terriblement quand il n’laissait que le vide derrière lui. « Ouais, mes cuisses ont besoin de soins intensifs. » elle rit, parce qu’heureusement que c’n’était pas le cas autant qu’elle aimait le prétendre avec sa petite voix mielleuse et son pincement de lèvres. Elle avait de belles jambes musclées par le yoga et ces fameux talons- depuis le temps et avec la pratique, elle n’en était plus à souffrir dès qu’elle passait une journée en talons. « Dans les spa y’a aussi des masseurs professionnels. J’doute vraiment d’en être une... » oui, peut-être bien que malgré ce que la jeune femme promettait, Aodren n’pourrait profiter que du fait d’avoir ses mains sur son dos, plutôt qu’un vrai massage qui l’aiderait pour de bon. Enfin, elle comptait quand même s’appliquer, juste parce qu’elle en avait envie. Et la proximité avec le jeune homme faisait pulser, pulser son palpitant dans toutes ses veines, liquéfiant tout son ventre comme si elle fondait, sous ses baisers le long de son cou. « Vraiment? Et t’as tout quoi en tête? » ne put-elle s’empêcher de demander, le souffle court, la pulpe de ses doigts taquinant les dessins du torse du brun, sous les quelques boutons de chemise qu’elle avait défaits. Peut-être bien que pour cette fois, ce qu’il avait eu en tête pour eux deux, elle pourrait délivrer sans décevoir.



----------------------------------------
angel sent from up above, you know you make my world light up. when i was down, when i was hurt, you came to lift me up. life is a drink and love's a drug
- i'll cross the sky for your l o v e.

☆☆☆

avatar
Aodren Adkins
s« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 17/04/2018
Messages : : 181
Points : : 810
Avatar : : bob morley.
Pseudo internet / prénom : : sweet poison (anaïs).
Crédits : : sweet poison (avatar). J'ai : trente-deux ans. et mon anniversaire est le : vingt-cinq mai. Je suis : américain. et mes origines sont : mexicaines. En ce moment, je : suis enseignant à l'ucla, département d'espagnol, en plein projet de recherche au pérou. Ce qui m'attire ce sont : les femmes. et côté coeur je suis : en couple.

  Mar 1 Mai 2018 - 18:08
all i really want is just to hold you for a while.
I have seen a sunset in the western sky, Ain’t nothin’ like the brightness in your eyes And I have seen the moon reflecting in the sea But that don’t compare to how you shine on me. After everything I’ve seen, I rather see you smile, Cause all I really want is just to hold you for a while and be your man. So will you dance with me? I will lead you. Give every moment that I have Just to be near you.
tessa dyer et aodren adkins

Seul à l’autre bout du continent, ce n’était pas rare qu’Aodren se mette à penser à ce qu’il voulait dans sa vie. Il se disait qu’il était heureux avec Tessa qu’elle était essentielle à sa vie, il ne pouvait plus imaginer sa vie sans elle. Maintenant qu’ils étaient ensemble, il avait moins de mal à penser à l’avenir, à imaginer les choses qu’il pourrait vouloir. Avant Tessa, le mariage, ça avait été impensable pour lui, ses histoires avaient été trop courtes et de toute façon, après un divorce, la première réaction était rarement de vouloir se trouver une nouvelle épouse ou un nouveau mari. Déjà, il avait eu du mal à s’imaginer de nouveau dans une relation sérieuse et quand il s’était décidé à faire des efforts de ce côté-là, ça n’avait pas franchement marché, pas avant qu’il n’admette qu’il était tombé amoureux de Tessa. Maintenant, les années avaient passées, alors son mariage, c’était de l’histoire ancienne et il en était arrivé à se dire que peut-être qu’il pouvait de nouveau connaitre ça. Il en avait envie dans le fond et ce n’était plus si impossible que ça, il avait une relation qui marchait à première vue, même si ces derniers temps, il n’avait pas été beaucoup là, à cause du Pérou, mais si ça ne marchait pas, ils ne seraient peut-être plus ensemble. Il avait bien envie de se marier, de jurer à quelqu’un de l’aimer jusqu’au restant de ses jours, sans avoir besoin de penser au pire, comme il l’avait fait trop souvent avant d’être avec Tessa. Il pensait aussi aux enfants, parce qu’être père, ça lui manquait plus qu’il ne voulait bien l’admettre. Peut-être que le Pérou au moins, ça lui avait permis de réfléchir à beaucoup de choses, en plus de booster un peu sa carrière et aujourd’hui, il avait tendance à se dire qu’il avait peut-être le droit à une seconde chance, malgré la peine lancinante au fond de son cœur qui ne disparaitrait sans doute jamais.

Il ne savait pas trop ce qu’elle voulait Tessa, de ce côté-là, ce n’était pas le genre de conversation qu’ils avaient tous les deux, surtout pas au téléphone, mais au moins lui, il savait qu’il reviendrait les idées plus claires. Tessa c’était la seule relation vraiment sérieuse qu’il avait depuis son divorce, alors pour lui, c’était normal de vouloir avoir toutes ces choses sérieuses avec elle. C’était pourtant pas le moment idéal pour mettre en place tout ça, parce qu’il allait encore repartir pour le Pérou pour le mois. Et après ? Il savait au moins qu’il resterait à Los Angeles, mais il ne pouvait pas savoir comment les choses allaient évoluer entre Tessa et lui. Tout ce qu’il pouvait espérer c’était qu’ils puissent être heureux tous les deux, malgré les décisions qu’il avait pu prendre. Il était heureux avec Tessa, il était heureux grâce à se voyage, alors il ne voulait pas que l’un ait un impact négatif sur l’autre. Il avait bien le droit d’être heureux, après tout ce qu’il avait pu connaitre dans sa vie. Y avait bien un moment où la roue devait tourner et lui, il espérait bien en être là et ne pas avoir à essuyer un énième malheur, parce qu’au bout d’un moment, il n’était pas sûr de pouvoir tenir bon. Pour l’instant en tout cas, tout allait bien avec Tessa et il était vraiment heureux de pouvoir passer du temps avec elle. Il avait tenu à être là pour son anniversaire, c’était important pour lui, alors il avait essayé de faire les choses en grand, pour essayer de marquer le coup. Clairement, collé contre elle, à sentir la peau de sa petite-amie contre ses doigts, il savait qu’il avait bien fait de rentrer quelques jours à Los Angeles, pour l’anniversaire de la jeune femme. « Je vais en prendre vraiment soin alors, tu peux compter sur moi. » Ses cuisses étaient entre de bonnes mains, elle n’avait pas de souci à se faire et lui, il ne doutait pas dans le fond que les massages de la blonde soit bien plus efficace que ceux des masseurs professionnels après tout, il les avait déjà oubliées, les huit heures passées dans l’avion. « Moi je crois que t’es encore plus douée que les masseurs professionnels. » Il préférait largement sentir ses mains à elle contre sa peau, plutôt que ceux de types qu’il ne connaissait pas, même si la zone à toucher devait se limiter à ses épaules et à son dos. Tessa par contre elle pouvait le toucher partout où elle en avait l’envie, il n’allait certainement pas s’en plaindre. Lui, il ne se privait pas pour aller embrasser son cou en tout cas. Ils étaient à la plage, il aurait mieux fait de lui demander de venir en maillot de bain, ça aurait été encore mieux pour pouvoir profiter de la caresse de son corps contre le sien. « Il parait que c’est le fantasme de plein de gens de faire l’amour sur une plage. » Qu’il répondit à la blonde, dans un léger avant de remonter l’une de ses mains le long de son bras pour faire glisser sa bretelle et continuer de l’embrasser, le long de l’épaule. Ça répondait plus ou moins à sa question non ? Il ne s’était jamais demandé si c’était son fantasme à lui, de faire l’amour sur la plage, dans d’autres circonstances, il aurait pensé au fait qu’il s’agissait d’un lieu public et puis au sable qui pouvait être gênant. Mais ils étaient dans un coin assez à l’écart des regards indiscrets et puis la nappe de pique-nique était assez grande pour qu’ils évitent le sable non ? Alors pourquoi pas ? Pour l’instant il n’avait pas l’intention de s’arrêter en tout cas.


 
Contenu sponsorisé

  
(tessa), just to be near you.
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant