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(tessa), just to be near you.
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Tessa Dyer
l« CHILLING UNDER THE SUN »
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Pseudo internet / prénom : : MARY-W./marie.
Crédits : : @weaslaide. (avatar). J'ai : vingt-huit ans et mon anniversaire est le : vingt-huit avril. Je suis : américaine et mes origines sont : purement américaines. En ce moment, je : prie pour devenir une actrice... un jour... peut-être. en attendant faut mettre du beurre dans les épinards, alors je travaille chez un publiciste. Ce qui m'attire ce sont : les hommes, les femmes- les gens et côté coeur je suis : en couple, mais bordel, que c'est compliqué.
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  Mer 16 Mai 2018 - 19:39


you look perfect tonight
i found a love for me. darling just dive right in and follow my lead. i never knew you were the someone waiting for me, 'cause we were just kids when we fell in love, not knowing what it was. i will not give you up this time but darling, just kiss me slow, your heart is all i own (@tumblr)

C’n’était pas compliqué d’être heureux; encore récemment, ç’aurait très bien pu être un mantra, que Tessa aurait balancé à n’importe qui avec un sourire rayonnant et encourageant. Elle, elle n’avait pas atteint tous ses rêves, mais elle était contente quand même - contente de sa vie quotidienne, de toutes les choses et les personnes auxquelles elle tenait et qui tenaient à elle. C’était facile, vraiment, de naviguer dans un quotidien où on aimait tout (ou la majorité) de ce qui s’y passait: les mauvais moments avaient toujours été estompés par la présence d’Aodren dans sa vie, ou de quelques autres personnes avec qui elle avait toujours pu passer du bon temps. A toutes les mauvaises passes de son existence, à chaque fois qu’elle avait douté, qu’elle avait tout voulu laisser tomber ou qu’elle avait eu mal au coeur sans crier gare, son meilleur ami n’avait jamais été loin, et parfois, l’simple fait qu’il la prenne dans ses bras, avait apaisé son âme meurtrie. Et à chaque fois, elle était repartie mille fois plus motivée, mille fois plus heureuse, toujours prête à affronter les obstacles pour quand ils viendraient. La vie en solitaire, c’était forcément plus compliqué: et peu importait ce qu’il pouvait penser, lui, de son côté - qu’elle avait ses autres amis, qu’elle avait sa vie ici, à Los Angeles, ou qu’ils se parlaient au téléphone le plus souvent possible (signe qu’il faisait des efforts) - il n’en restait pas moins que les choses étaient différentes. Drastiquement différentes. La dernière fois qu’il était revenu ici, après tout, il n’avait pas manqué d’sauter sur toutes les occasions de lui faire comprendre qu’il pourrait tout aussi facilement repartir au Pérou: parce qu’elle disait un mot de travers, parce qu’elle n’réagissait pas ‘parfaitement’ à ses surprises, ou parce qu’elle s’permettait d’avoir des émotions qu’il n’avait sans doute pas vues venir. Dans sa rancoeur, c’était ainsi en tout cas que la blonde avait retenu certaines choses, à l’époque: et plutôt que de sortir les griffes et d’contre-attaquer comme auraient pu le faire d’autres filles, sans doute, elle, elle s’était contentée de s’assagir, d’essayer de faire mieux, comme si ça devait être un devoir inhérent au fait qu’elle ait accepté de commencer une relation sérieuse avec lui. Peut-être que si elle devait l’accepter pour c’qu’il était, il devait en faire autant: et elle était désolée, vraiment, si elle n’était pas la petite-amie idéale, la fille cool qui le laissait gérer ses choses à sa façon, qui acceptait l’idée qu’il parte dans un pays étranger pour essayer d’gérer le deuil de son fils ou elle ne savait quoi d’autre. Parfois, quand elle sentait ces paroles remonter en elle comme une pression incontrôlable, elle s’disait, Tessa, que c’était un exploit qu’ils n’aient pas littéralement explosé encore: quand il était reparti, la peine et la culpabilité avaient pris le pas sur le reste, et encore une fois, elle était ‘entrée dans les rangs’. Elle avait fait comme faisaient probablement toutes les petites-amies ou les femmes idéales des collègues du brun: elle avait eu un semblant de sourire dans la voix quand ils s’étaient parlés, et ses ressentiments, ses impressions, tout ça, était passé au second plan. Parce qu’elle avait choisi de s’mettre en couple avec un gars ambitieux - peut-être qu’elle devrait arrêter d’s’éprendre de gens comme ça: entre Alaina et Aodren, elle n’savait plus combien d’fois son coeur pouvait être encore piétiné par les ambitions des uns et des autres, avant qu’il n’en reste plus rien.

Et tant pis, si on d’vait en conclure qu’elle était faible et pitoyable; si ça devait être la conclusion à laquelle l’Adkins s’arrêtait, parce qu’elle avait mal de l’voir partir comme il le faisait. S’il la trouvait si insupportable que ça, il n’avait qu’à, au pire, la larguer - par orgueil, Tessa n’avait eu de cesse de s’répéter ces mots-là, mais quant à savoir si elle aurait le courage de dire de telles vérités à haute voix ou non, c’était une autre histoire. Mais c’était compliqué, définitivement compliqué, et Aodren, il n’lui facilitait pas la tâche en débarquant comme ça, toujours pour de grands événements, à lui faire la surprise en s’disant qu’il n’y aurait que du bonheur en elle, et que ce serait la seule émotion qu’elle ressentirait, à s’retrouver face à lui. Si la Dyer était si unidimensionnelle, elle serait bien ennuyante - mais pour autant, sa vie serait probablement plus supportable. Tessa, malheureusement pour le brun, elle était une émotionnelle: et au bout d’dix ans de relation, il n’pouvait certainement pas prétendre ne jamais avoir été mis au courant de ça. Alors oui, elle préférait encore plaisanter avec lui - c’était mieux que rien, mieux que c’qu’ils auraient si elle s’laissait aller à faire déborder son coeur contradictoire, jusqu’au bord de ses lèvres. Et elle-même, elle regretterait quatre-vingt-dix pour cent des choses qu’elle lui dirait, son attitude et sa rancune tout autant; bien sûr qu’elle regretterait d’lui faire mal, d’penser des choses pareilles et de ressentir tout ça, alors qu’elle avait toujours été si heureuse avec lui. Mais parfois - souvent même - c’n’était pas parce qu’on souhaitait être ‘une meilleure personne’ qu’on en devenait une. « Y’a plein de filles qui ont des copains qui font des sex tapes d’eux dans leur dos. J’suppose que ça reste des sex tapes, quand même... » elle se mit à philosopher, arquant un sourcil critique comme si Aodren aurait pu, un jour, dans une quelconque version de cette réalité, être un de ces gars. Bien sûr qu’il n’l’était pas - au moins, elle le croyait sur ça. « J’pars du principe qu’une sex tape, c’est... une vidéo qui contient du sexe mais qui n’est pas un porno. Alors bon... » alors bon, d’après elle, si quelqu’un avait dû les filmer, ça ferait une sex tape. Ou peut-être un porno. Maintenant, elle n’savait plus, et c’n’était pas comme si c’était si important, quand bien même elle, elle était la première à s’emporter dans cette conversation, pour mieux fuir quoique ce soit d’autre. Parler de fantasme et de plage, lambiner à cet endroit sans vouloir revenir à la réalité alors qu’ils y avaient si bien échappé jusque-là - c’était définitivement le bon choix, non? Tessa, en tout cas, elle était prête à pleinement embrasser cette option-là, pour avoir la meilleure soirée d’anniversaire qui soit. « Ça va, t’en fais pas... j’ai apprécié aussi... » ricana-t-elle pour faire taire ses doutes, s’il y en avait vraiment - est-c’qu’elle s’présentait comme une fille qui simulait, hein? Au pire, y’avait plein d’autres fois où ils avaient fait des choses bien similaires, qui pourraient lui servir de repère pour savoir si oui ou non, elle avait apprécié. Et puis, y’avait aussi l’fait qu’elle était incapable de se détacher de lui; elle prouva même sa joie en l’embrassant tendrement, son bonheur encore effervescent dans ses veines, comme des papillons au creux de son ventre. « Est-c’que ça veut dire que mon lit est ton spot préféré en ville? » qu’elle rit contre ses lèvres - ou peut-être était-ce l’appartement en entier, parce qu’ils avaient déjà fait plus original que la chambre à coucher. Mais rien que pour un p’tit caprice, elle aurait aimé être dans ses draps là maintenant, pour n’avoir besoin de penser à rien d’autre que lui et lui uniquement. C’était déjà si tentant et si facile, sur cette plage, qu’elle en oublierait presque qu’elle était à moitié nue, sa jupe remontée le long de ses cuisses, sa culotte, quelque-part, elle n’savait où et ses cheveux en bataille pour arranger le tout.



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Aodren Adkins
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Pseudo internet / prénom : : sweet poison (anaïs).
Crédits : : sweet poison (avatar). J'ai : trente-deux ans. et mon anniversaire est le : vingt-cinq mai. Je suis : américain. et mes origines sont : mexicaines. En ce moment, je : suis enseignant à l'ucla, département d'espagnol, en plein projet de recherche au pérou. Ce qui m'attire ce sont : les femmes. et côté coeur je suis : en couple.

  Ven 18 Mai 2018 - 13:58
all i really want is just to hold you for a while.
I have seen a sunset in the western sky, Ain’t nothin’ like the brightness in your eyes And I have seen the moon reflecting in the sea But that don’t compare to how you shine on me. After everything I’ve seen, I rather see you smile, Cause all I really want is just to hold you for a while and be your man. So will you dance with me? I will lead you. Give every moment that I have Just to be near you.
tessa dyer et aodren adkins

S’il y avait bien une chose qu’il avait retenue Aodren, après son divorce, c’était que mettre toute sa vie entre parenthèse avec l’espoir que ça sauve son couple, ça n’avait rien de franchement efficace. Il avait passé trois ans à tout faire pour remonter le moral de sa femme, essayer de sauver leur histoire et à coup sûr, si on lui avait proposé un tel projet à cette époque, il aurait refusé, parce qu’il fallait qu’il reste auprès de son épouse, qu’elle avait besoin de lui plus que n’importe qui au monde. Aujourd’hui, il regrettait d’être resté aussi longtemps à regarder leur couple se dégrader, à se refuser tout un tas de choses, parce qu’il avait voulu rester à soutenir une femme qui ne lui avait pas donné grand-chose en retour. Il en avait annulé des choses pour rester avec son épouse, il avait refusé des projets, moins grand qu’un voyage au Pérou, certes, mais y avait des tas de choses qu’il avait choisi de laisser de côté, par amour. Il n’avait pas l’impression d’en ressortir particulièrement, bien au contraire. Il avait passé trois ans de sa vie à souffrir en silence, à se dire que sa peine était moins importante que celle de son épouse et qu’il devait tout faire pour qu’elle aille mieux. Elle n’avait pas fait les mêmes efforts, de toute évidence. Le divorce, ça avait été un moyen de se libérer de tout ça, le seul moyen qu’il avait trouvé à la longue en se rendant compte qu’y avait plus rien dans ce mariage qui le rendait un tant soit peu heureux, que l’amour pour lequel il avait fait tant de sacrifice s’était même évanoui de son cœur et s’il fallait qu’il y réfléchisse aujourd’hui, c’était plus de trois ans de sa vie qu’il avait perdu, c’était des peines supplémentaire qu’il s’était ajoutées, comme s’il avait eu besoin de ça franchement après la disparition de son fils, alors les sacrifices par amour, c’était bien beau, mais de son point de vue à lui, ce n’était pas ça qui pouvait sauver une histoire.

Ce n’était pas ça qui aurait pu les sauver, Tessa et lui. Au point où il en était, y avait aussi une part de lui qui en avait marre d’être celui qui faisait taire ses rêves, ses envies pour essayer de sauver une histoire. Tessa n’y était pour rien, ce n’était pas avec elle qu’il avait été marié, ce n’était pas pour elle qu’il avait eu l’impression de tout sacrifié pour être chaque jour confronté à un peu plus d’indifférence, alors ce n’était peut-être pas juste que ce soit Tessa qui fasse les sacrifices que lui, il n’avait plus la force de faire. Mais Aodren, il ne pouvait plus croire que le fait qu’il reste à Los Angeles, par amour, aurait été bon pour eux. Il aurait eu l’impression d’encore une fois, mettre quelque chose entre parenthèse pour une femme et sans doute qu’il se serait montré encore plus injuste envers Tessa qu’il ne pouvait l’être aujourd’hui. Il avait besoin de ce voyage pour bien des raisons qui dépassaient même la raison professionnelle au cœur de ce projet. Il avait besoin que leur couple survive à ça, il avait besoin d’avoir de ressentir que cette fois, il pouvait vivre sa vie, faire ses choix, sans que ça ne détruise tout. Ça c’était l’impression qu’il avait eue dans son mariage, que s’il s’autorisait à faire sa vie, ça allait détruire son couple et c’était arrivé, quoi qu’il ait sacrifié. Alors cette fois, il ne pouvait pas faire la même chose, il en était incapable. Alors il avait choisi de partir et y avait bien une partie de lui qui se disait que si Tessa elle ne pouvait pas faire avec ça, c’était qu’ils n’étaient pas faits pour être ensemble. Peut-être bien qu’elle se disait l’inverse elle, que s’il n’était pas capable de comprendre ce qu’elle ressentait, c’était qu’ils n’étaient pas faits l’un pour l’autre. Un genre de cercle vicieux duquel ils ne sortiraient jamais. Dans le fond, il comprenait ce qu’elle pouvait ressentir, il en avait connu des déchirures à cause de la distance Aodren, entre son père qui était resté au Mexique, sa sœur qu’on avait emmenée loin de lui, évidemment qu’il comprenait, mais ça n’était pas suffisant pour le pousser à lâcher ce projet. Son mariage n’avait pas survécu parce qu’il avait arrêté de vivre, pour son épouse, si son couple avec Tessa devait tomber à l’eau pour des raisons opposées, il ne saurait plus quoi faire Aodren, à croire qu’il était juste nul en amour, un pauvre type qui faisait tout de travers. Au moins, quand c’était juste physique, défait de toutes ces réflexions, il s’en sortait pas trop mal, alors c’était peut-être mieux de se contenter de ça pour l’instant. Peut-être qu’il était nul parce qu’il était parti, que ses surprises et tout ce qu’il avait fait pour l’anniversaire de Tessa, c’était pitoyable et que ça ne changerait rien à leur situation, mais au moins, le sexe, avait été agréable, il pouvait au moins prendre ça pour un premier bon point. « Ouais sans doute. J’vois pas trop l’intérêt mais ça doit être des sex-tape quand même. » Il avait déjà du mal avec l’intérêt de la sex-tape quand les deux personnes du couple étaient au courant, mais si en plus y en avait qu’une sur deux, c’était encore plus confus dans sa tête. « Peut-être que la différence, c’est que le porno, c’est professionnel, ça sert à faire de l’argent alors que la sex-tape, c’est amateur. Comme on n’est pas des stars du x, je suppose que ce serait une sex-tape. » Il lâcha un léger rire, cette discussion avait l’air bien sérieuse et pourtant, c’était plus amusant qu’autre chose. Peut-être bien qu’ils devraient partir à la recherche de leur portables pour demander à google quel pouvait être la définition exacte de la sex-tape, afin de répondre aux interrogations si importantes qu’ils se posaient. « Je suis rassuré, j’avais peur que le manque de pratique se ressente sur ma performance. » Sans Tessa, à ses côtés, évidemment qu’il ne pratiquait pas. Il était fidèle, même à l’autre bout du monde, parce qu’il l’aimait elle et qu’il était capable de tenir plusieurs mois sans sexe, même s’il était un mec et qu’y avait certains stéréotypes qui pouvaient laisser penser le contraire. Il ne pouvait pas prétendre que ça ne faisait pas partie des choses qui lui manquaient, mais il savait se contrôler pour ne pas sauter sur la première venue. De toute façon, ce n’était pas le sexe qui lui manquait, c’était le sexe avec Tessa. Il lâcha un nouveau rire, après le baiser de Tessa. « Ouais, c’est mon spot préféré en ville. » L’appartement en général, c’était son endroit préféré en ville et pas pour une histoire de sexe, mais parce que c’était chez eux et qu’il s’y sentait bien. « Quoi que, j’aime beaucoup le comptoir de la cuisine aussi et puis la douche, le canapé, la table de la salle à manger … le sol même. » Il pourrait continuer comme ça et citer chaque endroit de l’appartement où ils s’étaient déjà sautés dessus, mais dans le fond, la liste serait probablement assez longue. Il se redressa juste assez, sans pour autant lâcher Tessa, pour tendre le bras et attraper l’un des sacs qu’il avait amené avec lui. Il n’avait peut-être pas prévu qu’ils feraient l’amour sur la plage, mais il avait au moins prévu qu’avec la nuit, ça se refroidirait, alors il sorti une couverture, histoire qu’ils puisse se couvrir un peu, même s’ils se tenaient chaud l’un l’autre, ce serait dommage d’attraper froid.


 


we let our shadows fall away like dust.
The world is brighter than the sun Now that you're here. Though your eyes will need some time to adjust To the overwhelming light surrounding us. I'll give you everything I have,I'll teach you everything I know, I promise I'll do better, I will always hold you close.
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Tessa Dyer
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  Sam 19 Mai 2018 - 1:05


you look perfect tonight
i found a love for me. darling just dive right in and follow my lead. i never knew you were the someone waiting for me, 'cause we were just kids when we fell in love, not knowing what it was. i will not give you up this time but darling, just kiss me slow, your heart is all i own (@tumblr)

Tessa en amour, elle avait dû avoir la réputation d’une fille facile à vivre: une blonde pas prise de tête, qui laissait toujours sa moitié vaquer à ses occupations, quelles qu’elles soient. Elle était pétillante et amusante, pas jalouse pour un sou, et en plus du reste, assez à l’aise avec le sexe, pour savoir s’assumer quand elle en avait envie. Elle avait, après tout, été la colocataire qui proposait à son meilleur ami de lui ‘faire plaisir’ juste pour lui vider la tête, sans complication et sans prise de tête. Force était d’admettre qu’à cette époque-là, au moins, elle avait été célibataire, et elle avait elle-même été en manque de ces contacts physiques si intimes, ou tout simplement du plaisir brûlant naissant de l’évidence de faire naître du désir chez une personne. Mais dans toutes ses histoires, même celles où elle avait été amoureuse à cent pour cent, la Dyer n’avait jamais été la petite-amie un peu clingy, ayant toujours besoin qu’on s’occupe d’elle, qu’on l’encourage ou qu’on la soutienne. Peut-être était-ce pour ça que sa relation avec Aodren était si différente: avec lui, elle s’était autorisée pendant toute une époque, à être accroc, à avoir besoin de sa présence dans les mauvais moments- pour les petites emmerdes de la vie de tous les jours, ou les gros drames qui la foutaient en boule. Quand il n’était pas là, le brun, c’était cent pour cent de son soutien qui s’envolait: Tessa avait eu beau s’faire plein d’amis partout où elle avait pu en croiser depuis son arrivée à Los Angeles, aucun n’était comme lui. Aucun n’était cette personne - et ses petits-amis, ses petites-amies, ils n’avaient pas non plus été à la hauteur: alors dans ces soirées qu’elle avait parfois passées en compagnie de son meilleur ami, elle en était arrivée, parfois, à complètement oublier les gens avec qui elle avait été en couple, ou emmêlée dans un genre d’histoire qui y ressemblait plus ou moins, mais n’en était pas vraiment. Probablement, alors, que la mélancolie qui lui collait à la peau aujourd’hui, elle était si simple que ça: un peu digne d’une attitude de gamine qui pleurait en pensant que sa vie était finie, mais peut-être bien que plus ils gardaient le silence sur tout ça, plus le problème grossissait, insidieusement. Et si elle avait dit quelque-chose, hein? Est-ce qu’Aodren aurait compris? Ou est-c’qu’elle n’était pas la même chose pour lui? Il avait des soeurs, des mères, toute une famille qui le supportait et le soutenait et de laquelle il était très proche. A côté, chez les siens à elle, ça ressemblait à une guerre civile: et pourtant, Tessa, elle aimait ses parents. Elle les aimait, tout simplement; une émotion à sens unique, c’était ainsi qu’elle le ressentait, elle, d’son côté de l’équation - alors histoire de n’pas les décevoir encore plus, elle n’disait rien, elle se taisait. Et avec du recul, peut-être que c’était ainsi que sa relation avec son petit-ami tournait également: elle n’ouvrait pas la bouche, de peur de l’repousser encore plus d’elle. Elle n’disait rien, prise en étau par des souvenirs qui en disaient plus long que tout et n’importe quoi: la dernière fois qu’elle avait commis la bêtise de croire que ses sentiments, quels qu’ils soient, pouvaient importer, Aodren n’avait pas trouvé, il n’avait même pas daigné chercher les mots ou les attitudes à même de l’apaiser. Elle avait dû endurer les jours qui avaient suivi avec l’impression d’avoir tout foutu en l’air, de n’pas être légitime dans c’qu’elle ressentait, et d’être aussi, la pire petite-amie qui soit, incapable de soutenir l’homme qu’elle aimait dans les projets qu’il faisait pour sa vie à lui.

Y’avait quelque-chose de pathétique, mine de rien, dans l’fait qu’elle ne se soit pas encore rebellée dans tout ça. Qu’elle n’en ait pas le courage, quand bien même ces impressions n’étaient pas parties, et étaient même devenues comme une pierre froide, pesant sur son coeur. Le truc, c’était qu’elle tenait plus à lui qu’elle n’était en colère, ou vexée, ou blessée. Alors pourquoi risquer de tout perdre, s’il semblait que ce soit si facile pour elle d’passer à autre chose? C’était c’que tout le monde attendait d’elle - c’était ce qu’Aodren lui-même attendait d’elle. Et peut-être même que c’était c’qu’il croyait qu’elle avait fait, à la voir telle qu’elle était, tout sourire depuis qu’ils s’étaient rassemblés sur cette plage. Tessa, elle, elle savait comment ça fonctionnait en elle: les vagues de mélancolie qui explosaient en plein dans sa gueule et lui faisaient tout remettre en question, la peine qui la poursuivait pendant de longues périodes. Suivie par des jours d’acceptation, où d’toute manière, elle s’disait qu’elle n’pouvait rien y faire, qu’personne ne l’écouterait, qu’personne n’l’entendait, et que c’qu’elle avait à dire, à hurler au monde, tout le monde s’en fichait. Même les gens à qui elle tenait. C’était ironique, quand même, non? Qu’Aodren semble lui demander d’accepter sans l’ombre d’un doute, sans le moindre regret, qu’il ait ses envies à lui, ses ambitions à lui et ses sentiments à lui, sans pour autant qu’il en fasse de même pour elle? Certes, il savait qu’elle voulait devenir une actrice - mais et encore, il n’avait pas été confronté au fait qu’elle puisse le devenir: peut-être qu’intérieurement, l’Adkins avait fini par s’dire qu’elle ne le deviendrait jamais, et qu’il n’aurait donc jamais à s’inquiéter d’la voir, elle, partir pendant de longs mois à l’autre bout du continent ou dans un pays étranger. Mais, et qu’est-c’qu’il en était du reste? Quand on prenait l’temps d’analyser, ils étaient pareils, non? C’qu’il avait l’potentiel de n’pas aimer chez elle, dans c’qu’elle pensait ou ressentait de leur histoire, il le fuyait, il n’voulait pas en parler; ou pire encore, il laissait trainer l’impression que c’n’était pas normal que ces émotions existent. Et coincée en boucle dans ces débats d’idée, elle n’savait plus quoi penser, la blonde - forcément qu’elle devait être décevante, Tessa: la meilleure amie cool et la copine souriante et sympa, qui soudainement faisait tout un drame d’une histoire qui n’devrait même pas de créer le moindre problème. Mais qu’est-c’qu’elle était censée faire, alors, hein? Une sex-tape, ça n’suffirait pas pour régler leurs problèmes de couple, à eux: insidieusement, ils pouvaient bien se moquer des gens qui avaient envie d’en faire une, peut-être que ceux-ci étaient pourtant plus honnêtes l’un envers l’autre, qu’ils ne l’étaient tous les deux. Et pourtant, Tessa n’lui avait jamais menti, à Aodren; et elle n’avait jamais eu à le regarder dans les yeux, en sentant qu’il y avait des choses qu’elle n’pouvait pas dire, si elle n’voulait pas le perdre. « Peut-être que maintenant ça s’appelle une sex-story ou un snap-sex... au point où on en est. » qu’elle philosopha avec un fin sourire; elle était la première à utiliser Instagram sous toutes ses formes, et soudainement, l’idée de faire une sex tape semblait bien dépassée: ça n’existait plus, les cassettes, pour commencer. Ça devait ôter beaucoup au charme du truc, mine de rien. « Et si du coup tu l’as sur ton ordinateur, ça doit être embêtant si un jour tu dois l’amener faire réparer ou je n’sais quoi. » voilà qu’elle pensait à beaucoup trop de choses sur cette histoire; c’était bête, hein, mais ce qui la freinait, elle, surtout, dans cette histoire de sex-tape, c’était toute la complexité technique du truc- les plans, la caméra, l’enregistrement, tant de choses qu’elle n’maîtrisait pas. Pour ce qui était du sexe, elle savait qu’elle gérait, au moins. Et pourtant, toute actrice qu’elle se prétendait être, il fut plus difficile qu’elle ne l’imagina, de réprimer une pointe de surprise, de scepticisme, de triomphe aussi également, à entendre Aodren parler de son manque de pratique, ces derniers mois. Elle non plus, elle n’l’avait pas trompé. Et bien sûr, bien sûr qu’il n’l’avait pas trompée; et pourtant, pour une fugace seconde, passa sur le visage de la Dyer, les conséquences de tout c’qu’elle avait entendu et qui était resté imprimé dans son esprit, sur Aodren et ses étudiantes, pendant ces derniers mois. Elle aurait voulu n’jamais entendre ces stupides rumeurs et n’jamais avoir à les combattre, ou même à les trouver infondées et stupides. Comme ça, son coeur n’se serait jamais emballé dans sa poitrine, elle n’aurait jamais eu l’besoin de détourner le regard pour un instant, un froid malaise venant glacer ses entrailles. « C’est parce que j’t’ai inspiré, ça. » préféra-t-elle plaisanter, levant les yeux au ciel avec un faux air modeste. Peut-être était-ce aussi une question de décor: par orgueil, la blonde était prête à accepter ça. « Peut-être que l’altitude ça fait des trucs aussi. » cette fois-ci, elle fut un peu provocatrice, comme si elle tâtonnait le terrain à la recherche d’une vérité dont elle n’avait pas besoin. A quoi bon? Elle était censée lui faire confiance - elle lui faisait confiance. C’était si facile de douter de tout l’reste; d’elle, du reste du monde, des circonstances, du hasard, d’elle ne savait quoi qui pourrait justifier l’injustifiable. Pour le coup, elle préféra en rire de tout ça, roulant des yeux d’un petit air impressionné quand le brun se mit à énumérer presque tous les coins de leur appartement, et qu’elle capta que tous ces endroits étaient désormais associés à un souvenir coquin. « Hmhmm... j’aime aussi ces endroits... des fois c’est dur d’y être toute seule et d’penser à tout ça... » et elle l’allumait à nouveau déjà, avec une voix suave, un petit clin d’oeil. « Est-c’qu’y’a des endroits, au Pérou, qui pourraient être mémorables comme ça? » elle demanda, essayant de paraître très nonchalante, de n’pas avoir une poussée amère dans la voix en parlant du Pérou - c’était si difficile parfois, mais heureusement, quelle que soit la trahison qui la rattrapa, Tessa l’enfouit dans son mouvement, alors qu’elle se redressait elle aussi, quelques secondes. Pendant qu’Aodren trouva une couverture pour eux, elle, elle remit sa culotte, et retrouva son soutien-gorge - à choisir, s’ils devaient s’faire surprendre, ou pire, si des flics devaient débarquer, elle préférait avoir au moins ça sur le dos; ils avaient déjà fait assez de petits écarts un peu criminels pour ce soir.



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  Sam 19 Mai 2018 - 15:04
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I have seen a sunset in the western sky, Ain’t nothin’ like the brightness in your eyes And I have seen the moon reflecting in the sea But that don’t compare to how you shine on me. After everything I’ve seen, I rather see you smile, Cause all I really want is just to hold you for a while and be your man. So will you dance with me? I will lead you. Give every moment that I have Just to be near you.
tessa dyer et aodren adkins

Ce projet au Pérou, c’était quelque chose qu’il avait l’impression d’avoir besoin d’accomplir Aodren, quelque chose qu’il voulait voir marcher, tout autant qu’il voulait que son histoire avec Tessa puisse marcher pour pouvoir se dire que pour une fois il avait réussi à faire fonctionner les choses dans son existence. Il voulait tellement que ça marche qu’il avait voulu faire taire les doutes de Tessa, au moins pour une soirée. Ce soir là, quand il était revenu pour noël, il avait été complètement épuisé et il devait bien admettre qu’avec la fatigue, il n’avait pas eu la patience de gérer ça. Est-ce que c’était si horrible que ça de sa part ? Il avait toujours fait de son mieux avec Tessa, même dans les moments les plus difficiles de sa vie, si elle avait eu ses problèmes il avait été là pour l’écouter pour la soutenir et une fois dans sa vie, il avait peut-être manqué à ses devoirs, trop à côté de ses pompes pour réussir à gérer tout ça. Peut-être que ça lui avait donné l’impression à Tessa qu’il était un pauvre égoïste qui n’en avait rien à faire de ce qu’elle pouvait ressentir, parce que ce n’était pas comme si elle était revenu lui parler depuis ce soir là. Qu’est-ce qu’il devait faire hein ? Il n’allait pas la forcer à parler, il était bien placé pour savoir à quel point ça pouvait être chiant d’avoir du monde dans son dos à insister pour qu’on s’ouvre, quand on n’a pas envie d’en parler. Ça avait semblé être la solution idéale pour tout un tas de monde quand il avait été au fond du trou, apparemment ça avait été logique à tout un tas de personne, bien attentionnées mais lourdes, qu’il devait parler, s’exprimer au lieu de garder la douleur au fond de lui. Lui-même, il avait été un peu comme ça avec sa femme et ça n’avait pas aidé. Au moins Tessa, elle n’avait jamais insisté, alors c’était qu’elle partageait son point de vu là-dessus non ? Insister, ne servait à rien.

Il se disait que si elle avait besoin de lui parler, elle le ferait quand elle serait prête et il ne commettrait pas deux fois les mêmes erreurs. Il n’avait pas juste ignoré les paroles de Tessa, comme si elles étaient oubliées depuis longtemps et n’avaient plus la moindre importance. Il y pensait encore et ça le tracassait assez pour qu’il ait de nombreuses peurs qu’il n’arrivait pas à faire taire. Mais il était là en face d’elle ce soir, est-ce qu’il était censé lui dire que c’était le bon moment pour lui parler ? Est-ce qu’il devait l’interroger là-dessus ? Il préférait encore que ça vienne d’elle, si elle avait quelque chose à dire, elle pouvait le lui dire, peu importait ce qu’il s’était passé la dernière fois. Mais peut-être bien qu’elle, elle avait enregistré ce côté de lui et qu’elle se disait qu’il n’en avait rien à foutre, après dix ans d’amitié, dix ans à être là pour elle, à vouloir être là pour elle, il espérait quand même qu’une erreur de parcours ne suffisait pas à effacer tout le reste. De toute façon, si elle trouvait si con, si égoïste que ça, ce genre de petit ami qui n’en avait rien à foutre de ce qu’elle ressentait, pourquoi elle serait encore là hein ? Ce serait quand même se donner beaucoup de mal, pour un mec qui n’en valait pas la peine. Si elle ne voulait plus de lui dans sa vie, ça aurait été plus simple de le larguer et de refaire sa vie pendant qu’il avait été à l’autre bout du continent, ça aurait été même une occasion à saisir, pour se reconstruire sans l’avoir dans les pattes. Fallait croire que c’était plus simple de parler de sex-tape et là encore, c’était difficile de couper court à cette discussion pour passer à autre chose. Aodren, il se disait qu’il ferait peut-être mieux de lui parler de ça par sms, après tout leur histoire lui prouvait qu’il était plus doué avec des putains de textos qu’en face à face. Il ne savait pas, il avait tendance à être paumé, alors finalement, les sex-tapes, c’était un super sujet de discussion. « Ouais, je suppose qu’il y en a qui le font déjà. J’pourrais t’envoyer un snap de mon pénis. » Il lâcha un léger rire, parce que ça aussi, c’était un truc courant, les mecs qui envoyaient leur pénis, les filles leurs seins, comme si juste cette partie de leur corps suffisaient à faire fantasmer l’autre. Il aimait les seins de Tessa, il ne pouvait pas le cacher, mais juste ses seins, ce n’était pas Tessa, ce n’était pas suffisant pour lui en tout cas. C’était elle toute entière dont il était tombé amoureux, pas de sa paire de seins. « Si ça se trouve le réparateur appréciera. » Encore une fois, il rigola, dans le fond, est-ce que le réparateur était censé regardé tout le contenu du disque dur de l’ordinateur qu’il avait entre les mains ? Il ne pouvait pas dire Aodren et de toute façon, il n’avait pas grand-chose à cacher sur son ordinateur lui. Si son pc devait le lâcher, il paniquerait en premier pour ses cours, potentiellement perdus que pour une potentielle sex-tape. « Tu m’inspires toujours. » Evidemment qu’elle l’inspirait Tessa, surtout s’il était question de sexe, parce qu’y avait qu’avec elle qu’il en avait l’envie. « Hm, ça expliquerait pourquoi y a des gens qui rêvent de faire l’amour en avion. » Lui, l’altitude ne lui faisait pas ce genre d’effet en tout cas, pour le coup, même avec Tessa, il n’était pas certain que faire ça dans un avion ce serait super, enfin bon, chacun son truc, de toute évidence. « Va falloir qu’on s’occupe de résoudre ça rapidement. » Qu’il répondit à la blonde, un sourire explicite sur le coin des lèvres. Ils avaient quelques jours devant eux pour ça, alors ce serait idiot de ne pas en profiter. Il profita de sa recherche de couverture et du fait que Tessa avait commencé à remettre quelques vêtements pour en faire de même, remontant aussi son sous-vêtement, histoire de dire qu’il n’était pas à poil sur la plage, au pire, ils donneraient l’impression d’être en maillot de bain, ça c’était légal à la plage aux dernières nouvelles. « Sexuellement mémorables ou juste assez beaux pour marquer ? » Qu’il demanda à la blonde suite à sa question, parce qu’il venait de passer les lieux où ils avaient fait l’amour et qui en devenaient mémorable, il ne pouvait pas le faire pour le Pérou, étant donné qu’il n’avait fait l’amour nulle part là-bas, évidemment parce qu’elle n’était pas avec lui.

 


we let our shadows fall away like dust.
The world is brighter than the sun Now that you're here. Though your eyes will need some time to adjust To the overwhelming light surrounding us. I'll give you everything I have,I'll teach you everything I know, I promise I'll do better, I will always hold you close.
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Tessa Dyer
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Crédits : : @weaslaide. (avatar). J'ai : vingt-huit ans et mon anniversaire est le : vingt-huit avril. Je suis : américaine et mes origines sont : purement américaines. En ce moment, je : prie pour devenir une actrice... un jour... peut-être. en attendant faut mettre du beurre dans les épinards, alors je travaille chez un publiciste. Ce qui m'attire ce sont : les hommes, les femmes- les gens et côté coeur je suis : en couple, mais bordel, que c'est compliqué.
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  Dim 20 Mai 2018 - 2:45


you look perfect tonight
i found a love for me. darling just dive right in and follow my lead. i never knew you were the someone waiting for me, 'cause we were just kids when we fell in love, not knowing what it was. i will not give you up this time but darling, just kiss me slow, your heart is all i own (@tumblr)

C’était facile, vraiment, d’s’amuser dans la vie: d’prendre tout ça à la légère, de n’pas s’encombrer l’esprit de mille questions et obsessions traitresses. Tessa, rien qu’pour se faciliter l’existence, elle aimerait n’être que ça - rien d’autre qu’une fille totalement plaisante, de A à Z, sans prise de tête et sans complication. Etait-ce toujours ainsi qu’il l’avait perçue, Aodren, quand ils avaient été meilleurs amis? Peut-être que les complications, elles n’pouvaient que naturellement venir quand on ajoutait du sérieux, d’l’engagement et des promesses à une histoire en particulier: quand on voulait que quelque-chose ait une vraie signification, que l’coeur y soit à cent pour cent. La blonde elle-même, elle n’savait pas c’qui rendait la route entre eux deux si compliquée maintenant; pourquoi elle s’laissait tourner en bourrique par des choses qu’elle n’pouvait absolument pas maîtriser et qui, en d’autres circonstances, n’auraient pas eu la moindre importance. Parce que ouais, histoire de n’pas complètement toucher le fond, la Dyer avait bien envie et besoin d’croire qu’en tant que meilleure amie, elle aurait très bien pu vivre le départ du jeune homme - qu’elle aurait accepté, tout simplement, sans s’poser de question et sans faillir. Après tout, il n’serait pas parti avec une moitié d’sa vie, n’amenant rien d’autre que des questions auxquelles elle n’pouvait pas répondre: peut-être que s’ils n’s’étaient jamais avoué leurs sentiments, ils auraient fini par passer à autre chose. Et aujourd’hui, pendant que l’Adkins serait au Pérou, elle, elle vivrait des choses totalement différentes: tellement d’aventures et de péripéties pour faire sa p’tite vie, qu’elle n’serait pas sans cesse en train de penser à ce qu’il pouvait faire, c’dont il pouvait avoir envie, ou c’que tout ça, ce statu quo entre eux, pouvait bien signifier. Pourquoi est-c’que tout devait signifier quelque-chose, hein? Y’a pas si longtemps que ça, la blonde avait été la première à dire des choses pareilles, à les déclarer haut et fort pour s’montrer comme étant la fille la plus cool qui soit. Elle avait jugé certains d’ses amis et collègues qui avaient fait preuve de jalousie, ou qui, à son goût, appelaient trop souvent leur moitié pour prendre des nouvelles. Et maintenant, ironiquement, elle était dans leur situation; ou quelque-chose y ressemblant fortement, sans pour autant être capable d’complètement s’accepter ou s’assumer comme ça. Peut-être qu’il y avait une pensée née dans l’esprit d’Aodren, qui lui murmurait sans cesse qu’il ‘n’avait pas signé pour ça’: il s’était épris de Tessa, la fille qui n’avait jamais rien excessivement compliqué entre eux, celle qui n’lui avait jamais demandé des comptes - et celle qui n’avait jamais douté d’lui. Mais le fun, fallait croire, était cette chose condamnée à mourir sous les responsabilités et la réalité: la Dyer n’savait pas si elle était responsable de quoique ce soit, ou si c’était tout simplement plus fort qu’eux - si c’était parce que son futur était en jeu, parce qu’elle avait mis son coeur sur la ligne, ou parce que toute cette histoire, était trop ressemblante à ce passé qui l’avait poursuivie pendant si longtemps. Tant pis - tant mieux plutôt - si Aodren n’était pas Alaina; mais les stigmates d’cette histoire sur son coeur, la déception et la trahison, tout ça était toujours là. Et même lui, il n’pouvait pas juste tout effacer, tout comme elle, elle n’pouvait pas effacer son mariage mort ou son fils disparu: deux prétextes dont il se servait bien pour justifier son départ au Pérou, son besoin de ‘changer d’air’ et de se vider la tête.

Peut-être alors que ce soir ou un jour, s’ils devaient s’mettre à parler, tout deviendrait compliqué. Et c’était son anniversaire, ce soir, à Tessa; rien que pour ça, pour au moins avoir son vingt-huitième anniversaire comme bon souvenir quoiqu’il advienne, elle n’se sentait pas prête à dire quoique ce soit. Elle n’arrivait pas à ouvrir la bouche, à mettre certaines possibilités dans le monde du concret, à les propulser à rang de réalités qui laisseraient leurs traces dans leur couple. N’était-c’pas c’qu’elle avait fait la dernière fois qu’il était venu? Et à voir la façon dont les choses avaient tourné, elle n’pouvait que regretter d’avoir été honnête - et ça faisait mal, assez mal pour que la jeune femme soit chargée d’autant de sentiments coupables que de rancoeur. C’était trop tard, non? Parce que si l’amour devait fonctionner comme un pansement douloureux, alors elle aurait dû en parler à l’époque. A quoi ça servait, désormais, hein? Aodren était reparti quand même, et les mois s’étaient succédés, immuables et inéchangeables - ils étaient passés lentement, et pendant tout c’temps, Tessa s’était encore plus sentie le besoin, le devoir, de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler. Ce face à face, peut-être, servirait à prouver qu’elle avait appris certaines choses, et qu’elle arrivait avec talent à cacher tout c’qui pouvait la tracasser. Mais avec Aodren, elle n’avait jamais eu à mentir et à s’mentir comme ça; encore une fois, avant, ç’avait été sans prise de tête, entre eux deux. Elle avait su qu’elle pouvait tout lui confier, qu’il comprendrait, qu’il serait d’son côté. Maintenant... maintenant c’n’était plus pareil. S’ils devaient s’disputer, ils seraient dans deux camps adverses dans leur couple, et fallait croire que si vite déjà, ils s’étaient retrouvés dans cette situation. « C’est romantique, dis donc... » qu’elle préféra se moquer dans un sourire sardonique et mordant, à l’évocation de snapchat et de ces dick pics qu’elle n’recevait heureusement pas. Elle avait été assez stupide et assez désespérée pour s’inscrire sur un site de rencontre, à une époque: et elle avait cru que l’pire qui pourrait lui arriver, seraient les rendez-vous décevants avec des gens bizarres. Mais non, elle avait reçu des ‘tu baises?’ et des photos de pénis, plus qu’elle n’pouvait en compter. Au fond, depuis un certain temps, ses standards de relations humaines dans c’genre-là, était plutôt bas. Et pourtant, elle était la première ouverte d’esprit, la première à n’pas avoir peur de chauffer quelqu’un en quelques sms; ça lui allait bien et elle était plutôt douée pour ça, sans prétention: mais y’avait quand même une grande différence, à ses yeux, entre les sextos un peu ardents et allumeurs, et les photos vulgaires dont on n’voulait certainement pas. Voir le pénis d’un inconnu, c’n’était pas son truc. Et malgré tout, voir le pénis d’Aodren alors qu’il était à l’autre bout du monde et sans autre forme de procès que la photo en elle-même, c’n’était pas son trip non plus - force était d’admettre que c’n’était pas la partie de l’anatomie humaine la plus sexy qui soit. Pour le coup, l’idée de la sex-tape la branchait plus, et elle s’imaginait bien plus facilement quelqu’un appréciant c’genre de choses; aussi, elle sourit au brun, d’un faux air fier alors même qu’elle n’avait jamais fait de sex-tape - toute seule, ç’aurait été triste - et qu’elle n’avait pas l’intention d’en montrer une à qui que ce soit pour savoir si oui ou non ils apprécieraient. « J’vais me reconvertir dans le porno, alors... » qu’elle ricana, plus sarcastique qu’elle n’l’aurait voulu: c’était pas comme si sa carrière d’actrice tout court avait démarré. Peut-être qu’elle avait plus de chance dans l’industrie de la pornographie: c’était, après tout, pas le harcèlement sexuel qui manquait dans le milieu du cinéma ou de la production, alors un peu plus ou un peu moins, elle n’serait pas à ça près. Et au moins, elle se ferait du fric, en plus. Probablement que si elle avait cru qu’elle pourrait avoir une chance dans c’monde-là, elle l’aurait déjà fait, compte-tenu de son degré de désespoir, vis-à-vis des rêves qu’elle avait eu la folie d’alimenter en venant jusqu’ici. Quelle cynique elle faisait, bien loin de la Tessa fun et dynamique, hein? Heureusement qu’Aodren et elle semblaient tout autant déterminés à éviter les sujets bien réels, et alors qu’elle agrafait son soutien-gorge à nouveau dans son dos, elle eut une oeillade charmeuse par-dessus son épaule, à l’adresse de son petit-ami qui lui promettait tant de bonnes choses. « Si j’me souviens bien, t’as dit qu’on recommencerait à la maison, alors j’compte sur toi pour délivrer... » et qu’il ne blâme pas l’altitude ou le manque d’inspiration, s’ils devaient s’arrêter là ce soir. Mais fallait croire qu’ils étaient bien partis, l’un comme l’autre, « Sexuellement mémorables... » déclara-t-elle sans détour, en revenant s’allonger sur la couverture, le défiant du regard. Là tout de suite, elle n’avait pas envie d’faire la touriste dans un Pérou où elle ne foutrait probablement jamais les pieds. Ils en étaient encore à se distraire avec des paroles ‘fun’ et sexy et provocantes. Le reste, elle n’voulait pas y penser. « J’veux dire, t’es jamais trop venu où j’bosse... mais j’ai de l’imagination. » et elle roula des yeux pour illustrer ses propos, un rictus pointant à ses lippes alors que du bout des doigts, elle retrouvait le tracé de son torse à la peau mate. Oui, quitte à choisir, ce soir, elle voulait s’amuser.



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Aodren Adkins
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  Dim 20 Mai 2018 - 14:57
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tessa dyer et aodren adkins

Aodren, il savait bien qu’il n’était pas parfait comme petit ami, tout comme il n’avait pas été parfait comme mari, sinon peut-être qu’il ne serait pas divorcé à présent. Ce n’était pas facile de savoir comment parfaitement gérer les choses et l’erreur était humaine après tout. Même les gens qui passaient leur vie ensemble, ils devaient en connaitre des moments difficiles, des tensions, des instants où ils avaient l’impression de tout faire de travers, quand bien même ils étaient prêts à jurer qu’ils faisaient de leur mieux. C’était ce qu’il ressentait Aodren, depuis noël, cette impression de faire de son mieux, sans que le résultat suive. Ça avait été pareil avec sa femme, il avait tout donné pour l’aider, pour que les choses s’arrangent et pourtant il était divorcé aujourd’hui. Peut-être que c’était lui qui avait un problème, qui ne savait tout simplement pas comment faire durer ses relations amoureuses. Il avait beau faire des efforts, ça tombait toujours à l’eau. Est-ce que c’était vraiment voué à mal se terminer avec Tessa ? Aodren, il avait la volonté de garder espoir, parce que c’était Tessa et qu’il n’avait pas l’intention de s’avouer vaincu. Il allait bientôt revenir à Los Angeles, de façon définitive et c’était évident que si les choses devaient être compliquées à ce moment là, il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour les arranger, il n’allait pas juste laisser tomber. Il avait passé trois ans à se battre pour un mariage raté, on pouvait au moins lui accorder le fait qu’il n’était pas du genre à baisser les bras facilement. Il ne pouvait pas s’empêcher de craindre que les choses puissent devenir vraiment difficiles entre Tessa et lui, parce qu’il avait passé huit mois à l’étranger, mais il continuait de se dire que ce n’était pas ça qui allait complètement les séparer. Il n’était pas parfait, c’était une évidence. Il avait commis des erreurs, quand bien même il avait essayé de faire coexister sa vie amoureuse et sa vie professionnelle de la meilleure façon possible, mais ses erreurs, elles n’étaient pas si graves que ça non ?

Il n’avait pas menti à Tessa, il ne passait pas son temps à la tromper au Pérou en se disant que ça n’avait pas d’importance, que tout ce qui se passait au Pérou, restait au Pérou. Il ne passait pas son temps à se foutre de sa tronche, à lui dire qu’elle lui manquait avant d’aller se taper une autre nana, comme le roi des connards. Il ne la délaissait pas non plus complètement pour son boulot non ? Il restait disponible, à l’écoute, toujours là à sauter sur son téléphone dès qu’il avait quelque chose à lui dire et il avait toujours quelque chose à lui dire. S’il se fichait d’elle, il ne serait pas revenu pour elle aujourd’hui. Il se serait contenté d’un message d’anniversaire, des fleurs pour faire bon genre et ça se serait arrêté là. Mais non, il était revenu et il avait essayé de faire quelque chose de bien pour son anniversaire, quelque chose qui représentait, au moins un peu à quel point il pouvait tenir à elle. Il l’aimait Tessa et quoi qu’il puisse se passer à la suite de ce voyage au Pérou, il se battrait pour récupérer son cœur, sa confiance ou il ne savait trop ce qu’il avait pu perdre quand il avait décidé de faire ce voyage au Pérou. Il allait repartir pour un mois, c’était inévitable et peut-être que ça leur ferrait plus de mal que de bien, il ne pouvait pas savoir, mais ça ne voudrait pas dire qu’il n’y avait rien à faire pour eux. Après tout, quand ils étaient ensemble, ils n’avaient, de toute évidence, aucun mal à profiter de la présence de l’autre, c’était déjà bon signe. Il se sentait bien avec Tessa, heureux et peu désiré d’aller voir plus loin – même au Pérou – si les choses pouvaient être meilleures qu’ici, avec elle. « C’est clair, pourquoi s’embêter à offrir des fleurs quand on peut simplement envoyer des photos de pénis hein ? » Il y avait vraiment des gens pour qui ça avait du sens de faire ça, parce que de toute évidence, il y avait des gens qui le faisait. Il pouvait comprendre les photos un peu coquines, un peu dénudées, mais juste ça, ce n’était pas très glamour. Chacun son truc après tout, lui il préférait les trucs un peu érotiques, les envoie de messages un peu salace, il le faisait des fois avec Tessa et il trouvait ça quand même plus efficace qu’une simple photo, plus osée que sexy. « Ouais et moi je finirais en prison pour avoir assassiné tes co-stars. » Il n’avait clairement pas l’intention de briser ses rêves de travailler dans le cinéma, le vrai cinéma ou les séries télévisées, ce genre de trucs qui la faisaient rêver. Mais il ne pouvait pas la laisser se rabaisser au porno comme si c’était tout ce qu’elle pouvait faire de sa vie. Elle valait mieux que ça Tessa et il était vrai qu’au-delà de la foi qu’il avait en elle, il y avait assez de jalousie en lui pour penser qu’il n’avait pas envie que des mecs la tripote et pire encore devant une caméra et il n’avait pas non plus envie que des types se branlent en matant sa petite amie, alors ouais, il finirait en prison pour meurtre, au moins, il pourrait plaider la folie passionnelle, c’était déjà ça. Là forcément, il préférait la sex-tape, au moins, si c’était lui dessus avec elle, ça ne risquait pas de le rendre cinglé. « C’est vrai, j’ai dis ça. Je suis un homme de parole, tu peux compter sur moi. » Qu’il lui répondit, un sourire taquin sur les lèvres avant de revenir passer son bras autour de ses épaules, alors qu’elle se recouchait auprès de lui. « Hm, sexuellement mémorable. » Qu’il répéta, alors qu’il réfléchissait vraiment à la question, avant de réaliser que c’était vraiment un truc auquel il s’interdisait de penser au quotidien pour ne pas finir complètement frustré. « Ma chambre d’hôtel, évidemment. » Ça c’était au moins le lieu où par moment, il ne pouvait pas s’empêcher d’y penser, parce que les discussions avec Tessa tournaient un peu comme ça, ou parce qu’il en avait rêvé la nuit, ou tout simplement, parce qu’à force de penser à Tessa, il ne pouvait plus bloquer ses pensées coquines. « Sinon, je dois avouer que j’essaie de ne pas y penser ailleurs, histoire de pas trop être frustré. » Parce qu’il l’était toujours un peu sans Tessa, mais s’il se mettait à avoir ce genre de pensées n’importe où il allait finir fou. « Les réactions à ce genre de pensées sont pas toujours discrètes, alors c’est mieux dans ma chambre d’hôtel ouais. » L’imagination pouvait parfois travailler beaucoup et le corps avait sa façon de réagir à tout ça, évidemment. « Mais à la fac, j’avoue qu’il m’arrive de penser que mon bureau serait beaucoup plus sexy avec toi dessus. » Au moins quand ça lui arrivait à la fac de penser à ce genre de trucs, il savait qu’il allait rentrer le soir et retrouver Tessa, alors qu’au Pérou, il pouvait juste s’énerver contre les kilomètres et le fait que personne n’ait encore inventé le téléporteur. « Le bureau d’un amphi aussi, j’imagine qu’avec la taille et la structure de la pièce, tout doit bien résonner là-dedans. » C’était vraiment des réflexions qu’il avait été amené à se faire, au boulot ça, comme quoi Tessa était vraiment toujours dans un coin de sa tête. « Et toi alors, au boulot ? » Puisqu’elle avait de l’imagination, il avait bien envie d’entendre ce qu’elle avait à dire. Il lui adressa un nouveau sourire avant de l’embrasser, comme si avec tout ce qu’il racontait, ses lèvres commençaient déjà à lui manquer, heureusement que pour le coup, le corps avait quand même besoin d’un peu de temps pour récupérer.


 


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  Dim 20 Mai 2018 - 19:18


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Pour sa carrière, pour son avenir, elle avait commencé à un peu penser à tout, Tessa. Comme une désespérée qui cherchait coûte que coûte un moyen d’obtenir ce qu’elle voulait, ou un substitut de ce genre de vie-là. C’n’était pas trop demander, quand même, de vouloir jouer la comédie, s’amuser en le faisant, et de préférence pouvoir en vivre, non? Un sentiment qui se confirmait d’plus en plus depuis qu’elle travaillait dans cette stupide boîte de pub dans laquelle elle n’trouvait toujours pas sa place, même après des années de bons et loyaux services: bosser derrière un bureau, à faire presque les mêmes gestes répétitifs et à être - souvent - traitée comme une servante tout juste bonne à ramener du café, le déjeuner de ses collègues ou à faire des photocopies, c’n’était pas son truc. C’était même l’opposé de son truc. Et au jour le jour, ça la rendait dingue: dingue de devoir s’plier à des politiques d’entreprise qu’elle n’aimait pas, n’comprenait pas, et l’ennuyaient plus qu’autre chose. Dingue d’penser que ça et ça uniquement, puisse être son futur: non, clairement, à regarder les jobs que ses collègues accomplissaient, la Dyer n’avait pas trouvé la voie pour elle - elle n’avait pas envie d’grimper les échelons pour faire autre chose, elle n’avait pas envie de prouver sa valeur aux yeux de types qui la sous-estimeraient toujours, quoiqu’elle fasse et quel que soit son talent. Elle n’était certainement pas venue à Los Angeles pour écouter des réunions de réflexion sur comment faire vendre un produit bidon qu’elle n’achèterait jamais elle-même, et qui, généralement, n’faisait que balancer sous ses yeux, la vitesse à laquelle ses rêves s’étaient éloignés. Pourquoi est-c’qu’elle perdait son temps, franchement? C’était l’sentiment qui la gagnait régulièrement quand elle était à son bureau, qu’elle laissait ses songes s’éloigner plus loin que les démarches mécaniques qui composaient ses journées de travail. Et maintenant, c’était une évidence encore plus criante, qu’elle était entourée - et abandonnée - de gens qui eux, vivaient parfaitement en adéquation avec leurs carrières, et s’émancipaient même dans leurs ambitions. Aodren, il n’était pas différent d’Alaina sur ce plan-là: le choix n’avait pas semblé être compliqué à faire pour lui - et même s’il n’était pas parti pour toujours, même s’il appelait, même s’il faisait des efforts, Tessa, elle, elle faisait partie du lot qu’il avait été ‘repoussé à plus tard’, à quand il voudrait bien revenir, à quand il aurait enfin tari sa soif de curiosité, d’amusement ou d’elle n’savait quoi encore. Ou à quand elle lui manquait trop, et qu’il se sentait le besoin de rentrer en Californie. Mais il était parti une fois, et ce simple fait avait fait naître en la blonde, la certitude qu’il le ferait à nouveau: et s’ils devenaient c’genre de couple, hein? Peut-être qu’au moins, ça lui donnerait la légitimité à elle d’en faire de même, le jour où elle obtiendrait une vraie possibilité pour son travail en tant qu’actrice. Si tant est que ça, ce soit encore possible, à son âge et avec le minuscule et ridicule CV qu’elle avait amassé à ce niveau-là. Y’avait des gens pour l’aider, des gens qui, sans doute, aujourd’hui avaient plus de foi en son futur qu’elle n’en avait elle: ouais, dans sa configuration la plus crédible des choses, elle resterait toujours à Los Angeles, ‘à la maison’, à aller tous les matins dans cette boîte pourrie qui était loin d’être son premier choix, ou son job de rêve. Et tous les autres, ils auraient forcément mieux. Et à c’rythme-là, y’avait fort à parier qu’elle finisse par être tant associée à ses échecs, à ses déceptions, qu’on préfère la fuir elle toute entière.

De ses doutes, elle n’pouvait en parler à personne - Aodren n’était pas là, et même s’il l’était, il en fallait du courage, pour vraiment baisser les bras. Pour s’avouer vaincu une bonne fois pour toutes, et renoncer à toutes ses chimères de rêve: qu’est-ce qu’il lui resterait, vraiment, quand elle admettrait pour elle-même qu’elle n’avait aucun avenir, ni dans le cinéma, ni dans le monde de la télé? Tout au plus, peut-être qu’elle pourrait faire l’imbécile blonde à forte poitrine dans une émission grand public bien plouc. Et encore, elle n’avait probablement pas d’assez longues jambes, et pas le teint assez mat. Le cynisme l’avait, ouais, déjà poussée à penser au porno - certainement pas comme une vraie opportunité, plutôt comme le fond du trou, le ‘au moins j’en suis pas là’ et le ‘j’n’irai jamais jusque-là’ - il était bien difficile pour la Dyer de savoir quels genres d’ambitions pouvaient bien pousser des gens, acteurs ou elle n’savait quoi d’autre, à choisir c’genre de carrière-là. Elle, malheureusement, elle s’était plus volontiers imaginée gagner un Oscar - quand bien même c’était irréaliste à souhait - plutôt qu’un pénis plaqué or pour son talent à se faire sauter sur un écran que tous les pervers du monde pourraient regarder. Elle n’était certainement pas sérieuse, alors, malgré ses échecs et son désarroi, quand elle parlait d’un jour devenir une actrice porno; c’était un peu comme quand Aodren disait qu’il pourrait tuer quelqu’un - c’était ridicule, impensable, l’genre de distractions qui allait bien avec tout ce dont ils avaient pu parler jusque-là, et était bien différent de la réalité des choses, bien trop triste pour qu’ils y fassent face. Parce qu’après tout, pourquoi est-c’qu’elle passerait son temps avec le brun, à lui parler de c’que ça faisait, quand il n’était pas là, hein? Il était là, non? Et comme il l’avait si bien dit lui-même la dernière fois qu’elle avait ouvert la bouche à ce sujet, ils n’avaient qu’à profiter de ce qu’ils avaient. Tant pis pour le déni. « On serait un couple de malfaiteurs... » la voix suave, elle observa Aodren avec un brin d’amusement, comme si ça pouvait être un tant soit peu réaliste. Elle, elle cachait sa bisexualité à ses parents pour ne pas les décevoir, et lui, il était un prof tout propret d’Université - peut-être bien que si elle devait devenir actrice porno, ça ajouterait au moins un peu de piquant à sa vie; une sacrée quantité d’aventure en comparaison de son misérable boulot d’assistante. Mais dans la réalité des choses, ils étaient à mille lieues d’avoir quoique ce soit de criminel. Quand elle avait commencé à rouler avec son permis au début, elle avait fait une crise de panique, presque, à chaque fois qu’un flic lui avait fait signe de s’arrêter sur le bord de la route, pour un oui ou pour un non. Quelle que soit la frustration qu’elle pouvait ressentir, alors, Tessa, elle n’avait rien d’une criminelle. Mais c’était vite arrivé, hein? Son frère en était la preuve, il semblait. Ils venaient de commettre leur plus grosse infraction, ce soir, mais Tessa était incapable de s’en sentir coupable; lovée dans les bras forts du jeune homme, elle en oubliait la prudence - si elle lui avait manqué comme il semblait le dire, la réciproque était vraie aussi, alors c’était un peu, aussi, plus fort qu’elle. « Uhm, c’est vrai, c’est un peu le seul avantage que les femmes ont sur les hommes, on est... plus discrètes. » et elles pouvaient avoir plusieurs orgasmes sur un temps limité - comme quoi, ceux qui disaient que les femmes n’étaient faites que pour la procréation, étaient de vrais idiots. Biologiquement, il semblait que c’était plutôt l’inverse. Elle rigola tendrement, un sourcil dragueur arqué, alors que ses doigts continuaient de tracer des dessins invisibles sur la peau d’Aodren tandis qu’elle l’écoutait, attentivement, taquine et coquine. « C’est vrai que ton bureau pourrait gagner au change... La paperasse, y’a rien de moins glamour. » et pour répondre à la question qu’il lui retourna, elle préféra se laisser un temps de réflexion, abandonnant ses caresses pour remplacer celles-ci de ses lèvres, encore quelques baisers tendres sur l’épaule, contre le bras de son petit-ami. « Moi, j’me suis aussi déjà dit que mon bureau serait beaucoup plus intéressant, si t’étais dans les parages... mais il est plutôt exposé, alors c’est compliqué. » elle n’était qu’une assistante, après tout, c’est pas comme si elle avait droit à un lieu pour elle. « Mais... mon patron, par contre... il a un grand bureau... bien large et ennuyant et peut-être que j’me suis déjà imaginée, faire ça dans son dos... » elle en leva les yeux au ciel, légèrement gênée, légèrement charmeuse. « Ou que tu viennes me distraire quand j’dois faire deux cent stupides copies du même papier, à la photocopieuse... » pour le coup, peut-être qu’elle-même avait regardé trop de porno, et qu’elle imaginait des trucs bien clichés. Tessa, elle, elle affirmerait que c’était parce qu’elle passait définitivement, selon les occasions, la plupart de son temps devant cette photocopieuse, à avoir mal aux pieds et à s’ennuyer et à s’demander c’qu’elle foutait là, à son âge, dans sa condition. Et elle avait toujours su que quoiqu’il advienne, il y avait toujours eu Aodren pour rendre les choses plus faciles.



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Aodren Adkins
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Crédits : : sweet poison (avatar). J'ai : trente-deux ans. et mon anniversaire est le : vingt-cinq mai. Je suis : américain. et mes origines sont : mexicaines. En ce moment, je : suis enseignant à l'ucla, département d'espagnol, en plein projet de recherche au pérou. Ce qui m'attire ce sont : les femmes. et côté coeur je suis : en couple.

  Dim 20 Mai 2018 - 20:58
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I have seen a sunset in the western sky, Ain’t nothin’ like the brightness in your eyes And I have seen the moon reflecting in the sea But that don’t compare to how you shine on me. After everything I’ve seen, I rather see you smile, Cause all I really want is just to hold you for a while and be your man. So will you dance with me? I will lead you. Give every moment that I have Just to be near you.
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Il ne s’y connaissait probablement pas mieux qu’un autre en histoire d’amour Aodren. Il en avait connues quelques unes avant de se retrouver marié, avec un fils à charge, mais cette histoire là de sa vie, elle lui avait pris dix longues années, et même si avant Tessa, il en avait connues d’autres, très courtes, en lesquels il n’avait pas eu beaucoup d’espoir, il était clairement loin d’être un expert en amour. Il faisait avec ce qu’il avait alors et avec ses maigres connaissances, pour essayer de faire réussir les choses qu’il entreprenait avec Tessa. On pourrait bien lui dire que partir au Pérou, ça n’avait pas été l’idée du siècle pour s’occuper au mieux de sa vie de couple et c’était vrai que c’était pas la meilleure stratégie du monde, mais à côté de sa vie de couple, il avait une vie professionnelle à laquelle il tenait aussi et qu’il avait bien envie de faire un peu évoluer, alors c’était compliqué. Dans cette situation dans laquelle il s’était retrouvé Aodren, y avait pas de façon de bien équilibrer la balance. Ça avait été soit il renoncé à ce projet professionnel pour valoriser sa vie de couple, soit il accepter le projet au profit de sa vie de couple. Ça n’avait pas été un choix aussi facile que ça en avait l’air, il n’avait pas accepté en trente secondes chrono, il en avait parlé à Tessa avant, mais à peser le pour et le contre, il avait fini par se dire que Tessa, elle serait encore là après le Pérou, ça ce n’était même pas une question qu’il s’était posé, naïvement peut-être, après dix ans d’amitié, il s’était dit que Tessa, elle serait toujours là dans sa vie. Ça avait été une évidence pour lui, alors que le Pérou, s’il laissait filer sa chance, c’était fini. Tessa elle était encore là non ? Alors il avait eu raison hein ? Il essayait de s’en convaincre jour après jour, parce qu’il était incapable de s’imaginer un futur dans lequel il n’aurait plus Tessa à ses côtés.

Il était bien avec elle, ce n’était pas quelque chose qu’il avait remis en question en faisant son choix. Il se sentait bien à ses côtés, heureux et épanoui, et ce n’était pas histoire que ce soit suffisant ou pas, c’était différent. Ce qu’il ressentait c’était qu’il ne voulait pas renoncer à un projet pour son couple et qu’il ne voulait pas renoncer à son couple pour un projet. C’était difficile à expliquer comme sentiment, mais il espérait au plus profond de lui-même qu’elle comprenait Tessa. Il voulait qu’elle lui fasse confiance, qu’elle sente qu’il était sincère quand il disait qu’il reviendrait pour elle. Il ne savait pas comment le lui prouver autrement qu’avec les promesses qu’il lui faisait. Peut-être qu’il devrait lui sortir une bague de fiançailles, pour lui prouver à quel point il était sérieux. Elle avait été son témoin à son précédent mariage, elle devait bien savoir qu’il s’agissait que le mariage, ce n’était pas une valeur qu’il prenait à la légère. Il voulait passer sa vie avec elle, alors ce n’était pas difficile d’envisager le mariage, c’était même une évidence pour lui que ce serait une étape à franchir. Mais est-ce qu’elle voulait ça elle ? Ce n’était pas comme s’ils en parlaient souvent. Peut-être que ça faisait parti des sujets sérieux qu’ils fuyaient plus qu’autre chose, avec tout le reste et que du coup, ça laissait encore plus de place aux doutes. Bêtement, c’était plus simple de parler de pornographie que de mariage, même si clairement, il ne voulait pas que Tessa finisse par se résoudre à ça, juste pour apparaitre à l’écran. « On est déjà des criminels, outrage à la pudeur. » Il laissa échapper un léger rire, ce serait moins drôle si un policier avait dû les surprendre en plein ébat, parce qu’ils auraient peut-être du passer la nuit en prison en plus de se prendre une belle amande, mais bon, personne ne les avait vu et maintenant, il estimait qu’ils étaient correctement vêtus pour des gens sur une plage, au pire, ils avaient la couverture pour se cacher, pour l’instant, il n’avait pas envie de bouger de là et ils n’avaient pas encore manger, alors ils allaient encore resté un peu à la plage. « Ouais, je suis pas sûr que ce soit le seul, mais c’est pas mal quand même. » Elles pouvaient avoir plus d’un orgasme par rapport, mais il était plus difficilement atteint, alors c’était un avantage quand même. Enfin, à côté de ça, il était prêt à dire qu’elles se tapaient un peu tous les trucs bien chiants imposés par la nature, mais aussi par la société, alors elle méritaient bien leurs multiples orgasmes et le fait que leurs désirs soient moins visibles que ceux des hommes. « Ouais je trouve aussi et puis, je pourrais me souvenir de ça quand je serais blasés de mes copies à corriger. » Un souvenir comme ça, ça lui remonterait forcément le moral à chaque fois qu’il y penserait. Au récit de la blonde, il ne pu s’empêcher de sourire, presque d’un air rêveur alors qu’il imaginait un peu ce que ça pourrait donner ce qu’elle était en train de décrire. « Hm, ce serait vraiment criminel de faire ça sur le bureau de ce type. » Puisqu’ils étaient en train d’accentuer leur côté ‘criminel’ autant prendre le temps de le souligner. « En même temps, à chaque fois qu’il sera en train de te faire chier dans son bureau, tu pourrais penser à ça et ça rendrait l’épreuve moins difficile. » Et qu’est-ce qu’il ne ferait pas pour rendre les journées de boulot de sa petite-amie moins difficiles hein ? La photocopieuse aussi, ça pouvait donner envie. « C’est vrai, c’est aussi un truc chiant que je pourrais te rendre beaucoup plus agréable. » Parce que ce serait encore un lieu qui deviendrait mémorable, s’ils devaient faire l’amour là-bas. « Peut-être qu’on devrait faire du porno ensemble en fait. » Il rigola à nouveau, lui, il n’avait pas envie de se retrouver à l’écran, peu importait le rôle qu’on pouvait lui proposer, alors un porno, c’était encore moins dans ses volontés, même s’il s’envoyait en l’air avec sa copine, il était trop pudique pour ce genre de choses, mais c’était drôle à imaginer.


 


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  Hier à 3:16


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Elle avait toujours tout eu d’une fille bien clichée, Tessa: plus jeune quand elle avait commencé à tomber amoureuse, elle l’avait fait en croyant que l’amour serait toujours cette chose simple et rassurante, ce bonus à la vie de tous les jours- ce lien privilégié avec quelqu’un d’autre. Heureusement, bien assez vite, elle avait commencé à zapper sur toutes les séries télé avec des drames romantiques en plein milieu: elle avait vu Buffy tuer Angel avec son épée et fuir son chez elle à cause de son chagrin. Elle avait suivi les multiples aventures et mésaventures de personnages de Dawson’s Creek et One Tree Hill et elle n’savait plus quoi d’autre. Arrivée à l’adolescence, alors, y’avait bien eu une part d’elle qui avait été préparée à ce qui l’attendait: les petits-amis qui s’étaient moqués d’elle, ceux qui l’intéressaient mais ne l’étaient absolument pas en retour, et puis les quelques romances qui s’avéraient plus décevantes qu’on n’était prêt à l’accepter. Et dans tout ça, elle avait aussi eu quelques attirances pour des filles - des pensées qu’elle n’avait pas compris, qu’elle n’avait pas su comment interpréter: dans sa petite ville natale, encore sous la tutelle de ses parents, elle n’avait jamais rien essayé avec une fille. Ça n’avait été qu’à Los Angeles, avec Alaina et parfois avec d’autres, qu’elle avait commencé à tâtonner dans ce terrain-là. L’ouverture d’esprit, l’amusement, la folie, au bout d’un moment, à force de s’offrir un peu plus à cette possibilité, elle s’était retrouvée un jour à embrasser une autre nana en plein milieu d’une fête, et à aimer ça. Et puis à tomber amoureuse d’une autre de ces fameuses nanas. Et ici et là, son histoire amoureuse était criblée de relations particulières, avec des hommes, avec des femmes. Elle avait subi les ruptures blessantes, elle avait été trompée également - surtout à l’époque du lycée, où elle avait bien assez tôt compris que le garçon qui avait eu son attention tourné vers elle, l’avait aussi eue pour à peu près toutes les autres filles de sa classe ou de leur promotion. Et dans tout ça, elle était censée être prête, au bout d’un moment; à savoir qui serait la bonne personne pour elle, à savoir à quoi pouvait ressembler le vrai engagement, et à déterminer si oui, ou non, c’était vraiment son truc. Et la vérité c’était que même avec Aodren, elle n’savait même pas si elle pouvait jurer toutes ces choses: est-ce qu’ils fonctionnaient vraiment bien en couple? Ils l’avaient fait pendant ces quelques mois qu’ils avaient passé ensemble- principalement parce qu’ils avaient partagé beaucoup de sexe, comme tous les jeunes couples. Mais pour le reste, comment savoir, hein? Comment savoir où est-ce qu’ils en seraient désormais, à plus d’un an de ‘romance’, si le brun était resté à Los Angeles? Ils s’étaient disputés, l’air de rien, avant qu’il ne parte - une fois, il avait même été en boule contre elle sans raison, parce qu’il avait eu une mauvaise journée, les nerfs en pelote parce qu’il n’avait eu de cesse de penser à son fils, et qu’il avait fallu qu’elle fasse un pas de travers pour que tout tourne au vinaigre entre eux deux. Bien sûr, il s’était excusé bien assez vite, et ils étaient passés à autre chose - parce qu’évidemment que Tessa pouvait pardonner son chagrin réminiscent, son désarroi et tous les bagages qu’il amenait avec lui dans leur relation. Mais comment savoir si ce symptôme n’serait pas devenu toute une pathologie, s’il était resté? Comment savoir que ça n’reviendrait pas, ou qu’ils n’avaient fait que repousser l’inévitable en vivant d’un bout à l’autre du continent?

Un an et quelques mois après avoir embarqué dans cette histoire avec l’Adkins, Tessa, en vérité, s’retrouvait au même point qu’au tout début: elle s’posait plein de questions, elle avait plein de doutes. Elle n’savait pas s’ils se correspondaient en tant que couple, parce qu’ils n’en avaient jamais parlé - qui parlait d’enfants ou de mariage ou de choses sérieuses, au bout de quelques mois d’histoire à peine? Ça n’avait pas été faute d’avoir approché ces sujets avec Aodren quand ils n’avaient été que des amis - mais probablement qu’il n’se souvenait qu’à moitié de c’qu’elle avait pu exprimer. Et puis, en dix ans, beaucoup de choses changeaient. Et si d’ici dix ans, ils changeaient encore, hein? Une question qui n’avait jamais percé son esprit imprudent, à la blonde, quand elle avait été avec Alaina: si elle l’avait fait, pourtant, peut-être qu’elle se serait préparée au choc de la voir partir, ou peut-être même qu’elle aurait pris les devants, en sachant très bien qu’elles n’pourraient jamais se correspondre l’une l’autre. Irrémédiablement, n’était-ce pas quelque-chose qu’il avait fui, aussi, en partant pour ce fameux Pérou? Il pouvait dire que c’était pour sa carrière, que c’n’était que huit mois ou elle n’savait quoi d’autre - huit mois, c’était beaucoup, en comparaison de la jeune histoire qu’ils avaient tout juste commencé à entreprendre. Parfois, par rancoeur, elle s’était dit qu’ils n’avaient tellement pas pris le temps de parler de ce qu’ils étaient, qu’elle pourrait bien coucher avec quelqu’un d’autre sans que ce n’soit tromper Aodren. Bien sûr, elle n’l’avait jamais fait. Et bien sûr, elle était toujours revenue vers l’fait évident qu’elle était... d’une certaine manière, en couple avec lui, où qu’il soit, et peu importaient le temps ou la distance. Mais le fait était que même en face à face, ils n’en parlaient pas; parce que ç’avait beau faire un an et quelques maintenant qu’ils étaient théoriquement en couple, dans la pratique, ces huit mois, c’était comme s’ils n’existaient pas. Le téléphone, les sms, les réseaux sociaux, ça n’voulait rien dire, par rapport à la réalité d’partager une vie avec quelqu’un, au jour le jour. Alors le brun, il pouvait bien parler de ses collègues qui avaient des familles ou étaient mariés, mais partaient quand même dans c’genre de projet: est-c’que dans tout ça, y’en avait qui laissaient leur petite-amie comme sur des points en suspension? Y’avait une grande différence entre un mariage stable et certain, et ce qu’ils avaient tous les deux. Son mariage, Aodren l’avait déjà eu - avec une autre femme. Et il n’était jamais parti quand il avait été avec elle. Alors en comparaison, qu’est-c’qu’elle signifiait, Tessa, hein? Peut-être qu’elle n’était bonne qu’à ça; plaisanter sur les sex-tapes et le porno, et toutes ces hypothèses bien fun de ‘délires’ et d’expériences qu’ils pourraient partager tous les deux. Comme faire l’amour sur une plage alors qu’ils ne s’étaient pas vus depuis des mois et que, peut-être, normalement, dans un couple normal, ils auraient dû avoir besoin de parler, de communiquer plus que n’importe quoi. C’était comme ça que tout avait commencé entre eux, non? Elle avait été la colocataire fun qui lui avait vidé la tête en quelques propositions salaces, et qui sait, peut-être qu’ils s’rendraient compte qu’il n’y avait pas besoin d’chercher plus loin. Elle n’savait pas, Tessa, tout c’qui se passait dans la tête du jeune homme pendant son exil. Qu’ils soient des criminels, alors - au moins ils se donnaient à cent pour cent dans ce qu’ils avaient, à eux deux. Ce fut si facile d’en sourire, alors, d’un air complice vers lui, juste avant de lever les yeux au ciel à sa remarque; « Ouais? Et entre les soutifs qui font mal au dos, les talons qui font mal aux pieds, le fait de devoir se maquiller, le harcèlement sexuel, les mecs relouds, les règles, le fait d’être enceinte, quels sont les avantages restants des femmes, hein? » et elle n’avait même pas parlé de l’épilation, des collants, ou des strings. « Et viens pas me parler des orgasmes, hein... contrairement aux hommes, on les atteint quelque-chose comme... cinquante pour cent du temps. » et encore, elle était généreuse, qu’elle s’disait, critique comme toutes les ‘féministes’ - il n’y avait vraiment pas beaucoup d’avantages à être une femme, franchement. Alors si en plus fallait être malheureuse en amour ou en mariage, c’était un tout autre niveau de malchance, là. Elle s’disait alors, Tessa, qu’elle avait bien droit à la vérité, quelle qu’elle soit; si seulement elle avait la force de la demander, peut-être que tout serait plus facile. Avec l’affection du jeune homme, dans ses bras, à savoir qu’elle lui faisait au moins de l’effet, elle pouvait bien oublier ‘le pire’ que son cerveau ait pu construire, dans sa longue solitude. « Hmhm, la prochaine fois que tu t’ennuieras tu pourras penser à moi, toute nue à la place de ces copies... » qu’elle papillonna avec ses yeux de biche, son petit sourire malicieux. « J’pourrais prendre goût au fait d’être criminelle. » elle ricana, ses doigts trouvant l’abdomen d’Aodren, la pulpe de ceux-ci dessinant les contours de ses muscles d’un air distrait. « Si ça devait être comme ça, j’penserais tout le temps au sexe... » et même si elle parut pensive, joueuse encore, y’avait un fond de vérité: il était bien difficile de n’pas s’emmerder dans son job, ou de n’pas être au bord de l’explosion à chaque fois qu’on la traitait comme une abrutie parce qu’elle était une femme, ou une blonde- les deux à la fois. « On devrait devenir scénaristes de films pornos... » l’idée était tentante, ça n’devait pas être compliqué. Ou peut-être qu’elle devrait écrire un livre, à la Fifty Shades of Grey, qui avait rendu son auteure si populaire et si riche que sa vie devait bien être facile, maintenant, quand bien même elle avait écrit une merde intersidérale et loin d’être aussi érotique qu’on n’voudrait le prétendre. « Ce serait... moi, l’assistante avec un accroc à mon bas et une jupe trop courte. Et toi, le réparateur sexy qui vient m’aider avec la photocopieuse qui fait des siennes... » aussi simple que ça, le tout avec une voix mielleuse et charmeuse, un regard intense, et le tour était joué, non? Au moins, ça mettrait un p’tit coup de fouet à son quotidien répétitif, tiens.



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  Hier à 13:50
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tessa dyer et aodren adkins

Huit mois, ce n’était pas rien, il en avait bien conscience Aodren, il le ressentait lui aussi, le manque, la distance et tout ce qui allait avec. Y avait des jours où il avait le mal du pays, où il avait juste envie de rentrer chez lui parce que tout dans son quotidien lui manquait. Il n’était pas habitué à ce genre de projet et au début tout particulièrement, y avait des moments où il se demandait s’il allait tenir le coup. Il avait réussi à s’en sortir, mais il ne fallait pas croire que parce qu’il était dans un pays étranger, qu’il en vantait facilement les mérites parce qu’un rien l’émerveillait, il allait toujours bien, était toujours heureux quoi qu’il puisse se passer. Ça lui plaisait, c’était un fait qu’il ne pouvait pas nier et il le disait facilement à qui voulait bien l’entendre, mais y avait aussi des choses compliquées là-dedans, Tessa lui manquait, sa famille lui manquait, son quotidien lui manquait. C’était la première fois depuis des années, qu’après une longue journée de travail, il se retrouvait complètement seul. Il trainait avec ses collègues de temps en temps, mais une fois qu’il se retrouver dans sa chambre d’hôtel, il était seul, alors que ça faisait bien treize ans maintenant qu’il vivait avec quelqu’un, y avait eu sa femme avec qui il s’était installé très vite et puis quand il l’avait quittée, il avait filé chez Tessa et il n’était jamais parti, alors se retrouver seul comme ça d’un coup, après tout ce temps où il avait toujours su qu’une fois chez lui, il aurait quelqu’un à retrouver, ça avait été particulièrement déstabilisant. Il s’était bien vite rendu compte que s’il avait été capable de supporter la solitude quand il avait été plus jeune, maintenant, c’était quelque chose de particulièrement pénible et pourtant, fallait bien qu’il fasse avec, il aurait eu l’air malin, s’il était rentré en un rien de temps parce que sa copine, ses mères, ses sœurs et même son chien lui manquaient trop.

Au moins, il avait eu le téléphone, il avait eu Tessa, depuis qu’il était arrivé au Pérou, il en avait passé, des heures à discuter avec elle, parce qu’elle lui manquait et qu’il avait vraiment besoin de l’entendre. Il était prêt à admettre que ce n’était pas pareil que de l’avoir à ses côtés, évidemment que c’était différent, que c’était moins bien, mais ça avait été important pour lui. C’était huit mois qu’ils n’avaient pas passé ensemble, côte à côte, mais c’était quand même huit mois qu’ils avaient partagé ensemble l’un avec l’autre, en tant que couple non ? Il voyait ça comme ça lui, tout ce qu’ils avaient partagé pendant ces derniers mois, peut-être que ce n’était pas physique, mais ça restait important. C’était bien la première fois qu’il entretenait une relation à distance et ce qu’il en pensait aujourd’hui, c’était qu’y avait pas besoin d’être toujours collé à une personne pour avoir une histoire avec elle. C’était mieux quand il était avec Tessa, quand elle était là en face de lui, qu’il pouvait la toucher, l’observer, sentir son odeur, l’embrasser, mais même à l’autre bout du monde, son cœur, il battait pour elle, alors il n’avait pas l’impression d’avoir juste mis sa relation entre parenthèses pour partir au Pérou, comme si c’était oublié, un truc dont il avait l’intention de s’occuper plus tard. Même là-bas, elle était sa petite amie, dont il était follement amoureux et avec qui il avait envie de tout partager, alors ces huit mois – sept pour le moment – ils comptaient pour lui autant que tout le reste. Avec la vie qu’il avait mené jusqu’à présent, fallait bien qu’il soit du genre à croire ceux qui disant ‘ce qui ne tue pas, rend plus fort’, c’était une belle façon de s’accrocher, quand plus rien n’allait, alors encore aujourd’hui, Aodren il se disait que s’ils n’avaient pas rompu à cause de la distance, ça devait déjà en dire long sur le force de leur lien non ? Ce soir tout particulièrement, c’était comme ça qu’il voulait voir les choses, c’était comme ça qu’elles lui semblaient évidentes, alors qu’il se sentait tout simplement heureux, à ses côtés. « En attendant, je t’ai proposé un massage des pieds, parce que je me suis dis que tu devais avoir mal dans tes chaussures et tu m’as fait comprendre que c’était pas la peine. Le soutif, tu peux l’oublier avec moi, le maquillage t’es pas obligée non plus. Si y a un gars qui te harcèle, tu me dis et j’irais lui en toucher deux mots. » Il n’était pas forcément le genre de type qui faisaient peur aux autres, mais il était le seul garçon au milieu d’une grande famille et protéger ses sœurs des connards, ça avait toujours été quelque chose d’important pour lui, il le ferait évidemment aussi pour Tessa, il l’avait sûrement déjà fait quand ils n’avaient été qu’amis, alors il le ferait évidemment maintenant qu’ils étaient ensemble. « Pour les règles et le fait d’être enceinte, je peux pas faire grand-chose pour toi, mais tu as tout mon soutien. » C’était tout ce qu’il pouvait faire, pour le coup, il ne pouvait même pas promettre qu’elle n’avait pas à s’en faire, tant qu’elle était avec lui, elle n’aurait pas d’enfants, tout allait bien, elle ne connaitrait pas ça et dans le fond, il espérait que ce n’était pas ce qu’elle attendait lui. « Une fois sur deux l’orgasme ? Vraiment ? J’ai beaucoup de progrès à faire alors. » Il laissa échapper un léger rire avant de venir embrasser la jeune femme. Au moins, il pouvait se dire que ce soir, sur cette plage, ils avaient été dans les cinquante pourcent du temps, c’était déjà ça. « J’vais faire ça alors, mais faudra pas t’étonner si je te saute dessus dès que tu rentreras à la maison. » Parce qu’évidemment, s’il devait cogiter toute la journée sur Tessa toute nue, il aurait bien du mal à rester sage en la voyant rentrer à la maison. « Moi aussi. » Qu’il répondit, un sourire sur les lèvres, ses doigts naviguant dans le dos de la blonde, dans de lentes caresses, synchronisées à celle qu’elle faisait glisser contre son torse. « Ouais, moi aussi. » Pas qu’il s’ennuyait au boulot lui, mais clairement, si penser au sexe pouvait faire s’envoler toutes les pensées dont il ne voulait pas d’un coin de sa tête, il y penserait plus souvent qu’il n’était prêt à l’admettre. « Peut-être bien ouais. » Ils étaient à Los Angeles, ça semblait bien être l’endroit où ces choses étaient possibles, même si en vérité c’était loin d’être quelque chose qui le branchait, Aodren. « En effet, j’aime beaucoup ce scénario. En revanche, je m’y connais pas du tout en réparation de photocopieuse. » Il laissa échapper un léger rire, alors qu’il faisait mise de réfléchir, comme si ça pouvait être tout le débat du truc ou même le but recherché dans ce fameux scénario, le fait était que le technicien, il était probablement plus censé s’occuper de l’assistante que de la photocopieuse et évidemment que lui, son attention serait focalisée sur Tessa et qu’il en oublierait tout le reste, sans problème, comme ce soir, comme tout le temps, quand il était avec elle.


 


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Tessa Dyer
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  Hier à 20:35


you look perfect tonight
i found a love for me. darling just dive right in and follow my lead. i never knew you were the someone waiting for me, 'cause we were just kids when we fell in love, not knowing what it was. i will not give you up this time but darling, just kiss me slow, your heart is all i own (@tumblr)

Elle s’disait, Tessa, qu’à son âge, Aodren, il devait savoir ce qu’il voulait, maintenant. Il devait tout connaître de la signification de c’qu’il laissait derrière lui, des choses qu’il avait encore envie de vivre dans son futur, et des expériences qu’il n’voulait pas répéter. Il avait toujours été plus mature qu’elle, après tout: à vingt-deux ans et quelques déjà papa, et tout à fait capable d’endosser cette responsabilité, déterminé à donner un sens aux péripéties qui étaient arrivées sans crier gare. La meilleure amie qu’elle avait toujours été à ses côtés, avait sans doute à chaque fois eu l’allure d’une fille beaucoup moins responsable, avec des préoccupations de gamine, et une compagnie qui lui avait permis d’échapper à ses tracas, avant ou après son divorce. C’n’était pas pour rien qu’il était venu chercher compagnie avec elle, quand il avait quitté sa femme: peut-être que le brun avait su d’office qu’au moins, la Dyer ne le harcèlerait pas de questions, qu’elle ne le presserait pas à prendre des décisions importantes ou à changer sa vie du tout au tout. Il avait dû s’dire aussi qu’elle était la parfaite compagnie pour se vider la tête, celle qui, gaiement, n’pensait pas à son propre avenir, alors ne penserait à celui de personne d’autre. Etait-ce comme ça qu’il la voyait, aussi, en petite-amie? Après tout, il semblait que sa vision de l’avenir depuis qu’ils étaient ensemble, elle s’concentrait sur sa carrière - cette chose dans laquelle il n’avait pas eu beaucoup d’opportunités de s’émanciper quand il avait été père de famille, marié ou assailli par le regret d’avoir perdu son bonheur. Y’avait des grandes étapes qui faisaient qu’on changeait beaucoup, non? Probablement que celle-ci en avait été une, et que désormais, Aodren, il voulait juste vivre pour lui - que la petite-amie avec qui il s’était mis dans une relation confortable pour n’pas être tout seul, avait l’allure de c’genre de fille qui ne compliquerait pas les choses et n’demanderait pas la lune. Elle n’avait, hein, pas parlé d’avoir des enfants, un jour; pas avec les semi-couples qu’elle avait eus jusque-là: et sûrement était-ce de là qu’était née sa réputation d’être une fille qui n’voulait pas vraiment se poser. Elle n’avait certainement jamais envisagé le mariage ou ces choses sérieuses comme fonder une famille avec les hommes et les femmes qu’elle avait fréquentés après Alaina. Et à l’époque d’Alaina-... elle avait été trop jeune, qu’elle s’était dit- et puis, un mariage entre elles deux à l’époque, n’aurait jamais été reconnu par le pays dans lequel elles vivaient, alors à quoi est-c’que ç’aurait servi, hein? Et aussi, sans doute qu’inconsciemment, elle avait su de qui elle s’était éprise - Alaina avait eu des rêves bien vastes, bien au-delà d’une vie bien rangée, et ç’avait été ce qui avait inspiré et motivé Tessa tout autant. Ce qui les avait séparées également. Alors oui, qui sait, si Aodren devait la voir elle comme une fille qui n’se posait pas c’genre de questions et ne les lui poserait jamais, peut-être que c’n’était pas de sa faute à lui, mais de sa faute à elle. Soudainement, il semblait qu’elle avait ‘menti sur la marchandise’, quand ils avaient commencé à devenir plus que des amis. Elle s’était menti à elle-même. Parce que maintenant, la blonde était assaillie de questions bien réalistes pour son futur - et maintenant, y’avait des chances pour que ce soit trop tard.

Trop tard pour ça comme pour beaucoup d’autres choses; sa carrière d’actrice était cette flamme qui s’éteignait peu à peu, et qui sait, y’avait fort à parier que ses chances de grimper les échelons dans la boîte où elle travaillait, se mouraient tout autant. Elle n’serait pas de ces femmes ‘féministes’, ambitieuses, qui faisaient passer leurs envies centrées sur elle uniquement, avant tout le reste. Comme si maintenant, tout ce qui lui restait à Tessa, c’était l’espoir d’avoir des enfants, pour la prospérité- pour avoir quelque-chose, au moins. Et tout autant que dans les cas désespérés elle pensait ainsi, il y avait toujours l’appréhension qui revenait - la peur qui perçait les barrières de ce qu’était devenue sa réalité. Elle n’avait, sûrement, même pas l’courage, même pas la volonté en elle, d’être une mère, de vouer vingt ans et plus encore de sa vie, à c’genre de rôle. Comment savoir, hein? D’autres disaient qu’on savait, quand on avait rencontré la bonne personne, que les envies venaient naturellement, sans s’poser de question et sans que le futur ne fasse peur. Alors si tel devait être le cas, qu’est-c’que ça voulait dire, sur Aodren et elle? Toute seule dans son coin, la blonde n’se sentait vivre qu’avec que ça - des questions et des appréhensions, des doutes et des regrets. Elle exagérait, non? Elle était heureuse avec lui, quand il était là, dans ‘le maintenant’, ce présent qui capturait totalement son esprit et son coeur; et le reste, ç’avait toujours été compliqué pour elle, n’est-ce pas? Qui est-c’qui pourrait répondre à ses craintes? Elle n’les mettait pas en voix, elle n’osait pas, elle n’voulait pas - Tessa se savait avoir foiré bien des éléments de sa vie déjà, et quelque-part, la jeune femme n’avait plus la foi d’amasser les échecs. « Ah ouais? Si un gars m’emmerde, j’te le dis et tu fais quoi? Tu te téléportes jusqu’ici? » ça ressemblait à un reproche, qui la rattrapait soudainement - et pourtant, c’était plus du cynisme qu’autre chose: Tessa, petite fille, elle avait eu beau rêver de devenir une princesse, être une demoiselle en détresse qui avait forcément besoin de l’aide de son petit-ami, ça n’la tentait que moyennement. Un brin d’orgueil, peut-être déplacé, surtout alors qu’il payait la moitié du loyer, que ses parents à elle payaient l’autre moitié, et qu’elle galérait à changer une ampoule par elle-même. Elle avait besoin d’lui plus qu’elle n’voulait bien l’admettre et... et c’était pesant, quand il n’était pas là, tout autant que quand il était là. Y’avait que les filles pathétiques, non, qui avaient désespérément besoin des autres? C’était probablement c’qu’il pensait lui, s’il vivait leur séparation plus facilement d’son côté, et qu’il déclarait sans cesse que ses collègues avaient eux aussi, des femmes ou des partenaires, qui acceptaient mieux les circonstances qu’elle. « C’que j’veux dire, c’est que c’est pas parce qu’un mec m’balance un mot dans la rue que j’ai besoin que tu lui ‘en touches deux mots’. Mais ça reste du harcèlement... » parce qu’à vrai dire, s’il devait voler à son secours dès qu’on la matait avec trop d’insistance, dès qu’on lui disait un truc déplacé ou dès qu’elle croisait un abruti dans la rue qui n’avait rien de mieux à faire que la harceler, il n’arrêterait jamais. « Et quoi? Tu vas m’dire que j’peux me balader en jogging, sans maquillage, avec mes seins qui tombent, et ça t’fera rien? J’sais pas si c’est aussi flatteur que c’que t’imagines. » au moins elle eut un sourire cette fois-ci, un peu moqueur, un peu vexé à la fois. Elle savait qu’elle n’était pas la fille la plus sexy qui soit - elle avait déjà fait des castings où on lui avait fait comprendre que certains de ses critères physiques ne collaient pas à ‘l’actrice parfaite’ qu’on recherchait. Il y avait toujours eu Aodren pour la consoler - mais maintenant qu’elle savait qu’il se fichait d’à quoi elle pouvait ressembler au point de n’même pas se préoccuper des efforts qu’elle pouvait faire, elle n’savait même plus si ce serait un critère digne de ce nom, pour apaiser son chagrin. « J’apprécie l’fait qu’y’ait toujours des possibilités de s’améliorer. » qu’elle put au moins ricaner en arquant un sourcil malicieux, avec cette histoire d’orgasme - qu’est-c’qu’elle n’avait pas dit, hein? Mais l’Adkins, pour tout ce qu’ils avaient partagé à ce niveau-là, il devait bien savoir qu’il était dans les bons cinquante pour cent. Il n’avait, sans aucun doute, pas besoin de s’améliorer - mais rien que pour l’embêter, rien que pour s’faire maligne, elle pouvait bien le prétendre. Parce que, c’qu’ils avaient, ça n’empêchait pas qu’elle ait eu son lot de mauvais partenaires, avant, hein. « Est-c’que du coup, à chaque fois que tu m’sauteras dessus après une journée de travail, j’devrais en conclure que t’as passé ton temps à penser à moi? » elle s’en mordilla le coin de la lèvre, le creux de son ventre papillonnant d’excitation- ça devait être flatteur comme ça, le porno, de savoir qu’on faisait effet à quelqu’un à ce point-là, qu’on soit ici ou ailleurs. Mais le pragmatisme d’Aodren revint bien assez vite, lui faire rouler des yeux dans un rire alors qu’elle roulait pour se retrouver sur le dos, à regarder le ciel « C’est généralement pas sur l’intrigue que se concentre un film porno. La photocopieuse, t’es censé l’oublier. » ou l’utiliser à bon escient, pour faire toutes les positions possibles et imaginables. Mais de toute manière, leur vie n’était pas un film porno, hein? Elle s’prendrait moins la tête, s’poserait moins de questions, si ça devait être le cas, et il n’y aurait aucune réalité pour les rattraper. Celle qui l’attendait au tournant, Tessa, c’était l’fait de reprendre le travail après ce week-end, sans Aodren, ni à la photocopieuse, ni à l’appartement. « Tout cet effort m’a donné faim... » préféra-t-elle donc relever, glissant quelques baisers papillons sur la peau mate du brun, en se redressant légèrement pour essayer d’atteindre les paniers que son petit-ami avait ramené pour l’occasion. « Alors? T’as préparé quoi de bon? » c’était une question semi-rhétorique, puisqu’il lui avait déjà décrit tout ce qu’il avait fait pour ce pique-nique. Mais déjà, elle plongeait sa main dans leurs affaires pour en sortir leur repas.



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Aodren Adkins
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  Hier à 22:24
all i really want is just to hold you for a while.
I have seen a sunset in the western sky, Ain’t nothin’ like the brightness in your eyes And I have seen the moon reflecting in the sea But that don’t compare to how you shine on me. After everything I’ve seen, I rather see you smile, Cause all I really want is just to hold you for a while and be your man. So will you dance with me? I will lead you. Give every moment that I have Just to be near you.
tessa dyer et aodren adkins

Il ne savait pas exactement ce qu’il attendait de la vie Aodren. Il savait bien que ses trente-trois ans approchaient à grands pas et c’était sans doute un âge auquel on devait être à peu près sûr de ce qu’on pouvait dans la vie. Lui il tâtonnait un peu, il prenait ce qu’on lui proposait en se disant que ça pouvait être une bonne chose. C’était le cas avec ce projet après tout, il n’avait jamais fait ça de sa vie, il ne l’avait même pas envisagé une seule fois jusqu’à présent, alors il devait être l’exemple même du type qui saisissait les choses en plein vol sans même savoir où ça allait le mener. Il ne savait pas non plus où il allait avec Tessa. Est-ce que c’était grave ? Est-ce que ça faisait de lui un pauvre type avec qui Tessa perdait son temps ? Aodren il avait tendance à se dire que l’amour, ce n’était pas un truc clair comme de l’eau de roche comme pouvaient le prétendre les écrivains un peu trop romantique. L’amour, ça ne permettait pas de savoir ce que l’autre personne voulait sans qu’y ait besoin d’en parler, ça, ça s’appelait la télépathie et ça n’existait pas dans le monde réel. Il ne pouvait pas deviner ce que Tessa voulait, tout comme elle, elle ne pouvait pas deviner ce qu’il avait au fond de ses pensées. Il n’avait pas l’impression de lui cacher quoi que ce soit, parce qu’il n’avait pas de grand plan bien précis dans sa vie et peut-être bien qu’un jour il lui balancerait qu’il voulait des enfants, comme ça, comme une envie de pisser, parce que c’était bien comme ça qu’il fonctionnait Aodren. Après tout, son premier ‘je t’aime’ il l’avait écrit dans un sms sans même se rendre compte de ce qu’il racontait, parce que ça avait été comme ça, l’émotion du moment qui l’avait conduit à le dire. Il en prévoyait pas grand-chose alors, il était plutôt du genre impulsif, alors peut-être qu’il n’était pas normal pour un type de trente-trois ans, mais pour l’heure, le futur c’était assez flou pour lui.

Il n’avait pas non plus eu de gros projets quand il avait été avec son ex-femme. Le bébé, ça avait été un accident, qu’ils avaient assumé et avec lequel ils avaient été heureux. Sa demande en mariage n’avait pas été soigneusement préparée des mois à l’avance. Un jour, il s’était réveillé avec l’envie de l’épouser et quelques jours plus tard il lui avait fait sa demande. Et Tessa, elle avait été un peu aux premières loges de tout ça, un beau matin, il avait dû lui parler de ses envies, pour constater qu’à la fin de la semaine, il s’était lancé à l’eau. Il était pire maintenant, avec tous ses plans qu’il se faisait pour s’occuper l’été, quand il ne travaillait pas et qu’il se retrouvait tout seul à l’appartement. Alors elle devait au moins savoir que tout ce qu’il ne disait pas explicitement aujourd’hui, ça ne voulait pas dire que ça n’arriverait jamais. Même si lui, il se demandait ce qu’elle voulait et qu’elle n’était pas non plus bavarde sur le sujet, ça ne voulait pas dire que le jour où lui, il saurait, il allait se retenir, parce qu’ils n’avaient pas eu une grande discussion au préalable. Et puis est-ce qu’elle savait, à l’heure actuelle ce qu’elle voulait Tessa ? Des fois, il était tenté de lui poser la question, pas pour faire comme un coup de pression, pas pour la tester ou quoi que ce soit dans ce genre, mais pour voir s’il était vraiment pas normal comme gars – ou trop traumatisé pour l’être – ou s’il avait carrément un train de retard vis-à-vis de leur relation. Si ça devait être le cas, peut-être qu’il trouverait un moyen d’accélérer un peu la réflexion, peut-être que savoir ce que Tessa voulait, ça l’aiderait à y réfléchir, comme un genre de truc qui déhancherait tout le système et peut-être que Tessa elle se disait exactement la même chose de son côté. Si ça devait être le cas, ils n’étaient pas sortis de l’auberge tous les deux. Pourtant y avait des sujets qu’ils n’abordaient pas, quoi qu’ils puissent se tramer dans leur tête et c’était peut-être mieux parce que les choses pouvaient déraper facilement. Un peu comme là, alors qu’il avait plutôt essayé d’apporter son soutien à la blonde, sa réponse ressemblait presque à une claque dans sa tronche qui le laissa bouche-bée pendant un instant, un sourcil arqué alors qu’il avait bien du mal à rassembler ses pensées. Heureusement qu’elle repris bien assez vite la parole, histoire qu’il puisse se reprendre et pas juste passer pour un abruti qui avait du mal à comprendre ce qui venait de lui arriver. « J’ai pas dit que ça n’en était pas … Je suppose que je peux pas faire grand-chose contre ça non plus alors. » Ce n’était pas la peine d’insister, de toute façon, quand bien même il aurait eu les moyens de l’aider contre ça, qu’est-ce qu’il y pouvait depuis le Pérou hein ? Il pouvait au moins se dire qu’il était le genre de type qui trouvait ça inacceptable, mais ce n’était pas lui qui changerait le monde. Au moins, il pu lâcher un rire aux paroles suivantes de la blonde. « C’est le paradoxe féminin ça. On vous dit, c’est pas grave, t’as pas besoin de faire des efforts et ça vous vexe autant que si on vous disait d’être toujours sexy, lingerie fine et maquillage parfait. Moi je te trouve belle, quand t’es complètement naturelle, autant quand t’es maquillée. J’t’aime avec ou sans soutif, avec ou sans talons, en jogging ou en robe de soirée. » Il ne parlait pas non plus comme un mec complètement perdu avec la façon de penser des filles, comme si ça l’agaçait où que ça le rendait fou, non, il souriait encore même si ce qu’il disait sur le physique de Tessa, c’était sincère, il l’aimait pour ce qu’elle était et non parce qu’elle avait un soutif bien sexy sur le dos, mais il restait capable d’apprécier aussi le soutif bien sexy, l’un n’empêchait clairement pas l’autre. Mais il avait grandi entouré de femme et il s’était souvent retrouvé con, avec une sœur qui lui faisait la gueule, parce qu’il lui disait qu’elle n’avait pas besoin de s’accaparer la salle de main pendant une heure et demi pour être jolie et qui deux jours plus tard râlait parce que son copain lui avait dit qu’elle devrait porter des trucs plus sexy, alors ouais, y avait de quoi être paumé quand même dans ce genre de situation. Ce n’était pas flatteur de leur dire qu’elles étaient jolies en jogging sans maquillage et ce serait pire encore de leur dire qu’elles étaient mieux maquillée, bien coiffées, bien habillées, il était où le juste milieu là dedans. Lui il appréciait Tessa, quelque soit sa tenue et quand elle faisait des efforts, il le remarquait toujours évidemment. Après tout, est-ce qu’il ne l’avait pas souligné, un peu plus tôt, qu’il aimait la tenue qu’elle portait ? Au moins, il pouvait toujours faire de son mieux pour la satisfaire au lit, au moins, il connaissait l’anatomie des femmes, à défaut de ne pas comprendre, parfois, leur façon de penser, c’était un bon point pour lui, pour trouver un moyen d’augmenter le pourcentage d’orgasme. « J’vais travailler dur alors, mais je risque d’avoir besoin de ta participation. » Ce n’était pas quelque chose qu’il pouvait travailler seul et encore moins avec une autre femme, alors si elle voulait voir d’améliorations chez lui, il allait falloir qu’elle donne du sien, qu’elle prête son corps à la science. « Ouais tu pourras. » Il lui adressa un sourire, même si dans le fond, il pensait toujours à elle, même sans penser nécessairement au sexe et même les soirs où il ne lui sautait pas dessus, il avait pensé à elle. « Je vois, c’est pour ça que les plombiers dans ce genre de films, ils repartent toujours sans avoir réparé la plomberie. » Il mima l’expression d’un type qui venait de comprendre un truc après tant d’années à se poser la question. Heureusement, il n’était pas candide à ce point, il avait compris ça depuis longtemps. « Moi aussi. » Qu’il lui répondit, alors qu’il se redressait avec elle. « Je sais pas si c’est bon, ce que j’ai préparé, mais j’espère. » Il lâcha un léger rire, alors qu’elle était déjà en train de fouiller dans le panier, elle n’avait pas besoin d’un détail digne d’un chef cuisinier pour savoir ce qu’il avait ramené, maintenant qu’elle était en train de regarder par elle-même.



 


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