Flèche hautFlèche basIs there even a name for how broken I am? ft. Anaé

Forum au ralenti pour les vacances, plus d'infos par ici.
Mais pas d’inquiétudes, on n'abandonne pas SGD et il revient au top de sa forme (tout comme ses admins) après la rentrée !

Is there even a name for how broken I am? ft. Anaé
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Philip Calaway
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Pseudo internet / prénom : : paradis
Crédits : : omgsolame J'ai : 42 ans et mon anniversaire est le : 13 avril. Je suis : américain (made in NYC !) et mes origines sont : Américaines. En ce moment, je : suis un médecin chirurgien plutôt réputé avec un sideline de médecine familiale pour le crime organisé Si jamais vous me cherchez, j'habite : dans un somptueux appartement du centreville. Ce qui m'attire ce sont : les femmes, leur courbes, leur idiotie ... et leur sale caractère et côté coeur je suis : nouvellement divorcé, infidèle depuis le premier jour, il faudrait déjà que je respecte une femme pour ne pas me divertir de lui mentir... (réservé à la bromance d'une vie et collectionneur d'Adzovic )
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  Dim 20 Mai 2018 - 15:48



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Is there even a name for how broken I am?
feat. Anaé & Philip
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En décembre dernier, lorsqu’une voix féminine s’était exprimée, à travers le combiné du portable qu’il avait décroché plus par habitude que par intérêt, vu le numéro inconnu s’y affichant, Philip ne s’attendait pas à la condamnation qui lui fut annoncée : Heaven avait quitté le monde des vivants. Son entêtée de sœur avait, semble-il usé de ses dernières lanières de volonté pour s’assurer de crever toute seule, dans un hôpital minable et paumé, loin de sa famille, loin de ceux qui la pleureraient, probablement dans une de ses tentatives désespérée de les épargner… Un échec cuisant. Dans l’esprit du médecin, les questions tournaient en boucle depuis ce jour-là, et la culpabilité le prenait aux tripes : si elle avait eu accès à un médecin familier avec son cas, aurait-elle pu être sauvée … plus sournoisement encore, s’il avait été à ses côtés… serait-elle morte? Il savait sa maladie cardiaque irrémédiable, sa mort inaltérable…mais quelque part, la cruauté de son propre esprit le blâmait pour le dénouement. Il la voyait partout, son sourire de peste, ses boucles blondes, et cette façon qu’elle avait de se payer sa tête en ne redoutant pas une seconde de le remettre à sa place…Le vide béant dans son poitrail était abrutissant, si bien qu’il avait réussi à se convaincre que rien de positif ne lui arriverait après ça, la douleur était trop cuisante.

Mais il semblerait que le monde cruel qui lui avait arraché son plus grand trésor, sa protégée, avait décidé de se monter un peu clément : Anaé Adzovic était revenue d’entre les morts, libérée, enfin, après des années de noirceurs ou il avait vu son meilleur ami plonger vers son enfer bien personnel, rongé par l’obsession de la retrouver. C’était carrément un miracle, que cette petite créature portée disparue des années plus tôt, volatilisée de la surface de la terre, se manifeste à nouveau. De fil en aiguille, il avait rusé pour obtenir son dossier, suivre sa santé, il n’avait pas eu besoin de valider, il savait que ce genre d’information seraient vitales à Dimitri, il le connaissait à force, son contrôle freak de meilleur ami. Drapé de son usuel sarreau, dossier en main, le médecin pénétra dans son bureau privé, doublé d’une salle d’examen, ou sa patience l’attendait pour son suivi. C’était plus fort que lui, un simple regard et le voilà qui risquait un sourire, gardant une distance prudente. « Bonjour Anaé. »  Un sourire bienveillant – chose rare, avait étiré ses lèvres. C’était stupide, puérile même, mais après la perte d’Heaven, la cadette Adzovic était le premier être humain à lui tirer un réel sourire. « Est-ce que tu va bien aujourd’hui ? » il avait pris soin de lui demander une question qui se répondait par ‘oui’ ou ‘non’ de manière à lui donner l’option d’hocher la tête, si elle refusait de parler. Le tout, c’était de ne pas la forcer.


@Anaé Adzovic




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Anaé Adzovic
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Crédits : : wcsted (avatar). J'ai : dix-huit ans et mon anniversaire est le : dix-neuf janvier. Je suis : américaine et mes origines sont : serbes. En ce moment, je : suis de retour à la vie civile. Si jamais vous me cherchez, j'habite : avec mes soeurs, Ollie et Elsy, à Echo Park. Ce qui m'attire ce sont : les hommes (je suppose) et côté coeur je suis : vide.
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  Dim 20 Mai 2018 - 16:13

IS THERE EVEN A NAME FOR HOW BROKEN I AM ?
L’une des conditions autorisant sa sortie de l’hôpital consiste à permettre à son médecin de pouvoir faire un suivi régulier de son état de santé. Par conséquent, une fois par mois, Anaé doit se présenter à l’accueil de l’établissement médical et annoncer avoir rendez-vous avec le docteur Calaway. Le docteur Calaway n’est pas n’importe qui. La preuve, elle est même autorisée à l’appeler Philip ce qui ne doit pas être le cas de beaucoup de ses patients. Pour cause, Philip est le meilleur ami de Dimitri, son frère aîné. D’ailleurs, Anaé se doute bien que celui-ci a fait le forcing pour obtenir son dossier. Pour quelle raison un chirurgien perdrait son temps avec un cas aussi classique que le sien ? Oh, rien n’est classique dans son histoire. Tout le monde ne vit pas un enlèvement et presque cinq ans d’enfermement mais pour ce qui est de son cas médical, c’est tout ce qu’il y a de plus banal. A part de soleil, là-bas, elle n’a jamais manqué de rien. Ils ont même été aux petits soins, faisant appel à un médecin partenaire de leur idéologie au moindre rhume. Tout va bien de ce côté-là. A la rigueur, c’est d’un psychologue dont elle a besoin. C’est bien pour ça qu’elle suit une thérapie d’ailleurs. Là aussi, il s’agissait d’une condition obligatoire.

Cette fois-ci, c’est Elsy qui la conduit jusqu’à l’hôpital, Ollie étant au travail et Dimitri n’étant pas encore tout à fait impliqué dans leur vie familiale. Il est en retrait. Anaé a bien compris qu’il se sent coupable. Si elle ne lui a pas encore donné son pardon, lui non plus n’est pas prêt de se pardonner pour son manque d’inattention. Ça prendra du temps, pour l’un comme pour l’autre. C’est une secrétaire – elle suppose – qui l’accueille et l’installe dans le cabinet vide. Elsy attend sagement dans la salle d’attente alors qu’Anaé sait pertinemment qu’elle meurt d’envie d’occuper la chaise voisine de la sienne. Comme quoi, il y a encore quelques endroits où la plus jeune des Adzovic peut être seule, sans aucune de ses sœurs. Seule, elle ne le reste pas longtemps puisque Philip arrive à son tour. « Bonjour Anaé. » Il lui sourit. Elle ne l’a pas rêvé et c’est plutôt inattendu. Habituellement, il est plus distant ce qui n’est pas fait pour déplaire à la gamine. Elle hoche la tête pour simple réponse. « Est-ce que tu vas bien aujourd’hui ? » Machinalement, elle hausse les épaules. La question est banale, si demandée et entendue qu’elle en vient à se demander si il est réellement intéressé. Puis, elle se souvient que c’est Philip, qui l’a vu grandir. « Bonjour, Philip. Je vais bien. » Ses yeux ne le quittent pas. Elle n’a pas envie de louper sa réaction. C’est la première fois qu’elle lui parle à lui depuis son retour. Il pourra mettre ça comme amélioration dans son dossier.
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Philip Calaway
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  Dim 20 Mai 2018 - 20:08



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Lorsqu’il était question de Dimitr Adzovic, le jeune médecin était des moins impartiaux, et pour cause. Il était une de ses rares personnes qu’il connaissait depuis pratiquement toujours, assez pour avoir partagé ses joies, et assisté à chacune de ses blessures, la plus profondes étant sans l’ombre d’un doute l’enlèvement de sa jeune sœur. Pendant des années, Philip avait assisté à une véritable descente aux enfers, alors que la culpabilité, l’impuissante et la panique poussaient son ami aux pires vices… Venant de n’importe qui d’autre, il aurait procédé à une remise en question morale… mais on parlait de son ami d’enfance, d’un type qu’il considérait comme son propre frère… dans une telle situation, il avait tout simplement suivi, n’entretenant pas un espoir aussi naïf que de revoir Anaé réapparaitre un jour, ce qu’elle avait pourtant fait. Et s’il s’était imaginée que de la revoir suffirait à panser les plaies du serbe, c’était un autre aspect sur lequel il avait tords… Il avait essayé pourtant, de secouer le démon de la culpabilité qui étouffait Dimitri, sans succès, alors, sans lui demander son avis, il avait pris les choses en main, s’était appropriée le dossier médical de la jeune fille, la gardant à l’œil, en quelque sorte, ce que son frère ne semblait pas disposé à faire d’aussi près.

Le médecin était pénétré dans la pièce, un sourire avenant accroché au visage, trop habitué à jouer cette maudite comédie avec ses patients usuels, trop rouillé pour vraiment se souvenir comment. Ses iris sombres s’étaient posés sur le minois de la jeune femme … elle ne semblait ni ravie de lui voir cette expression, ni spécialement dupe. Ses lèvres s’étaient pressées en une ligne plus sévère, ses épaules se crispant, à quoi bon faire semblant … La vérité, c’est qu’il n’avait plus rien ressenti d’autre qu’un vide béant, depuis qu’il avait regardé le corps de sa sœur être mis en terre. C’était un baume, en quelque sorte, de ne pas avoir à porter son masque de force devant la cadette Adzovic. Il s’était approché, pinçant le haut de son nez entre son pouce et son indexe, avant de formuler une question toute simple, usuelle, ses iris rivés sur elle. Il était à l’affut du moindre mouvement, du moindre spasme, ce qui l’inquiétait d’avantage que sa santé physique, c’était l’état de son esprit… pourtant, il n’était pas préparé à entendre sa voix, pas aujourd’hui, plus jamais. Il s’était figé, les yeux écarquillés, rivés sur elle, comme s’il venait de voir un spectre… mais un joyeux spectre!  « Ana! » Ce surnom venu de loin, très loin, quand elle était encore une enfant, sans pouvoir s’en empêcher, il avait fait un pas vers elle, se retenant d’en faire un autre au dernier moment. Lentement, il lui avait tendu la main, il n’était pas tactile, il détestait les étreintes, mais elle venait de parler… c’était comme si une nouvelle partie d’elle revenait d’entre les morts. N’aimant pas perdre son temps en paroles, il avait simplement demandé, curieux : « Depuis quand? »


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Anaé Adzovic
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  Dim 24 Juin 2018 - 15:17

IS THERE EVEN A NAME FOR HOW BROKEN I AM ?
Philip ne la trompe pas et rapidement, l’ébauche du sourire qu’il lui a offert à son arrivée dans la pièce disparait pour laisser place au vrai Philip Calaway. Un homme vide de l’intérieur, traînant sa tristesse comme un boulet jour après jour. Peut-être qu’elle n’est pas censée le savoir mais Dimitri lui a appris le décès de la plus jeune Calaway. La petite sœur de Philip n’est plus de ce monde et depuis le jour où il l’a appris, il n’est plus le même homme. Anaé le comprend. Voilà pourquoi elle ne le force pas à jouer un jeu en sa présence. Il a le droit d’aller mal, de rencontrer des difficultés avec son deuil. C’est normal.

Rapidement, la discussion tourne autour d’elle. Rien de bien étonnant puisqu’il s’agit d’un rendez-vous médical afin de statuer de son avancée, des choses sur lesquelles elle s’est améliorée et au contraire, celles sur lesquelles elle doit encore travailler. La parole. Voilà la principale chose qu’elle a perdu suite à son enfermement, plus particulièrement suite à sa libération puisqu’elle n’a plus su dire un mot depuis le moment où ces deux lieutenants ont abattu ses principaux ravisseurs sous ses yeux. La parole qu’elle commence à retrouver ce qu’elle ne tarde pas à faire comprendre à son médecin. Sa réaction est immédiate. A peine a-t-elle prononcé un mot qu’il se fige, posant sur elle des yeux écarquillés. Elle a l’habitude d’être observée. Depuis son retour à la vie civile, les gens ne cessent de poser sur elle des regards autant inquiets que jugeurs. Elle s’y est habituée mais là devant cette réaction incontrôlée de Philip, elle est soudainement mal à l’aise. Peut-être parce qu’il fait aussi partie de sa vie « d’avant ». Elle n’en sait rien. « Ana! » Ça aussi, c’était avant. Elle n’a jamais osé le dire au médecin mais plus jeune, elle détestait ce surnom. Anaé, c’est bien plus beau, qu’elle se plaignait auprès de Dim qui riait mais aujourd’hui, l’entendre sortir de nouveau de la bouche de Philip, ça a quelque chose d’agréable. Malheureusement, cette bonne sensation ne dure pas, aussitôt balayée par la tentative d’approche du docteur. Anaé se crispe littéralement sur sa chaise. Pas de contact physique. Ses yeux rivés dans ceux du quadragénaire, elle secoue la tête de droite à gauche. Il peut mettre dans son dossier que c’est l’une des choses sur lesquelles elle doit impérativement travailler. La gamine ne supporte pas la simple idée qu’on la touche. « Depuis quand? » Relancer l’échange, au plus vite. Alors, elle réfléchit la gamine, se replongeant dans ses souvenirs. Pour les autres, ça a commencé ce fameux jour où elle a empêché une parfaite inconnue de finir sous les roues d’une voiture. Cependant, à ses yeux, la date à retenir est celle où elle a eu sa première vraie conversation avec le jeune homme du port. Finn. Malheureusement, elle est bien incapable de ce souvenir de la date précise alors c’est une réponse flou qu’elle offre au médecin. « Quelques semaines, j’imagine. » Et elle hausse les épaules, nonchalamment comme si ce n’était rien alors qu’elle-même est consciente que c’est loin d’être rien.


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Philip Calaway
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  Lun 2 Juil 2018 - 14:26



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Dans cette pièce, planté devant celle qu’il considérait comme sa propre petite sœur – les Adzovic était, après tout, une seconde famille pour lui - Philip n’eut aucun mal à comprendre pourquoi il était généralement interdit pour un médecin de se charger du dossier d’un être cher, par crainte que des émotions n’altèrent le jugement. Avec n’importe quel autre patient, il n’aurait rien ressenti, ni soulagement, ni euphorie devant un progrès aussi monstre que quelques mots…il se serait contenté de gribouiller dans le dossier, de suivre la progression avec détachement… mais venant d’Anäé, ce simple mot avait eu l’effet d’une vague de soulagement, comme si, des années plus tard, il retrouvait cette gamine pourtant énergique qui trottinait derrière lui et Dimitri dans l’espoir qu’ils la laissent prendre part à leur jeux de grands. D’entendre sa cadette parler, de cette voix qu’il n’osait plus espérer, avait eu un drôle d’effet sur ses pulsions fraternelles, trop souvent brimée depuis le décès de sa propre sœur… et il s’était approché vite, probablement trop vite, se ravisant en remarquant combien elle semblait crispée et terrorisée de ce simple mouvement… Ça, ce n’était pas normal. En la voyant secouer la tête, il avait froncés les sourcils, reculant d’un pas pour mieux l’analyser, une drôle de panique lui tordant les entrailles.

Philip était un homme de science, il ne posait pas de conclusion hâtive et analysait les gens, attentif au détail. Il était plutôt minutieux, aussi, il s’était contenté de s’emparer du dossier et d’y ajouter quelques notes concernant cet épisode… ou l’aversion de sa cadette pour les contacts… Bordel qu’il aurait aimé être un bon psychiatre, parce que ses maigres connaissances de l’esprit humain ne l’amenaient vers aucune piste agréable… ne disait-on pas que cette peur chronique d’être approchée relevait souvent des victimes d’agressions? Que diable lui avait-on fait pendant son enlèvement? Le médecin secoua la tête, espérant que ses craintes ne le trahissaient pas, il avait ensuite contourné son bureau et avait pris place juste en face de sa jeune patiente. Les questions lui brûlaient les lèvres, mais il savait mieux que quiconque qu’il valait mieux ne pas les poser trop rapidement. Putain qu’il aurait aimé qu’Heaven soit là, c’était sa spécialité, à sa cadette de sœur, psychologue de métier, les traumatismes … elle aurait sur quoi dire. S’adossant dans sa chaise, il attaqua le premier progrès : la parole. « Quelques semaines, j’imagine. » cette fois, il avait souris, franchement. « Très bien. Et… est-ce que tu as eu une vraie conversation? Plus qu’une phrase ou deux? » En un rien de temps, il était de retour au mode docteur. « … Es-tu encore nerveuse … de parler? » ses iris s’étaient posés sur le dossier et il ne les avait plus relevés, il savait que la prochaine question risquait de déplaire à sa cadette. « … Et pour les contacts … ça te fait paniquer? »


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  Dim 8 Juil 2018 - 18:39

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Elle la voit Anaé, cette expression sur le visage de son médecin qui n’annonce rien de bon. Philip qui fronce les sourcils et Philip qui doit déjà se demander pourquoi elle rejette toutes idées d’un simple contact humain. Ils sont comme ça les médecins, toujours à se poser mille et une questions, à vouloir régler le moindre petit problème. Elle en a assez fréquenté depuis son retour à la vie réelle pour le savoir. Philip, même si il le voudrait peut-être, ne déroge pas à la règle. Anaé est même persuadée que compte tenu de leur passé, de leur lien, il doit certainement se poser encore plus de questions, vouloir encore plus régler ce problème. Le truc, c’est qu’à présent, Anaé est un problème à elle toute seule. Ce kidnapping l’a réellement chamboulé, ravagé. Elle n’est plus la même et si avant, la gamine qu’elle était détesté l’idée de « normalité », à présent, elle rêve de s’en rapprocher parce que ça fait mal d’être différente. Sentir tous ces regards sur elle, tous ces jugements, c’est éprouvant. Elle n’a rien demandé et eux, ils ne lui ont certainement pas demandé son avis avant de l’arracher à sa vie pendant presque cinq années.

Philip instaure une certaine distance entre eux lorsqu’il vient prendre place sur son fauteuil, de l’autre côté du bureau. C’est stupide mais aussitôt, Anaé se sent mieux. Plus à l’aise, moins tendue, elle se décrispe peu à peu. Ce genre de réactions, elle aimerait les contrôler. Pouvoir faire semblant que tout va bien serait tellement plus facile, en apparences du moins parce qu’au final, à quoi bon ? Ce rendez-vous et tous ceux qui suivront sont mis en place pour l’aider à progresser. Philip s’y tiendra. Il n’y a aucun doute quant au fait qu’il fasse de son mieux alors de son côté, elle doit faire de même. « Très bien. Et… est-ce que tu as eu une vraie conversation? Plus qu’une phrase ou deux? » Cette fois-ci, elle n’a pas besoin de réfléchir. A peine la question posée qu’elle a déjà la réponse. Elle pense à Ari ou repense plutôt, ça serait plus juste. Cet inconnu plus tellement inconnu avec qui elle a discuté au port. « … Es-tu encore nerveuse … de parler? » Nouvelle question et encore une fois, la réponse lui vient naturellement. « Oui et oui. » Anaé a conscience qu’il faut développer alors elle poursuit. « En fait, je crois que ça dépend des personnes, de leurs attentes. J’ai trouvé ça plus facile de discuter avec un parfait inconnu qu’avec Ollie. » A nouveau, elle hoche les épaules. Elle-même ne comprend pas pourquoi. Elle ne trouve pas la raison qui pourrait expliquer cette différence, incompréhensible à ses yeux. « … Et pour les contacts … ça te fait paniquer? » Philip lui donne l’impression de n’être pas tout à fait à l’aise avec cette question, comme si il savait qu’elle, ne l’était pas du tout. Anaé se frotte les cuisses, signe de nervosité. Tout d’abord, elle hoche positivement la tête. « J’y arrive pas… Je sais pas pourquoi. » Et elle aimerait bien savoir la gamine. Elle aimerait comprendre tout ce qui ne va plus chez elle. C’est impossible de régler ses problèmes, d’aller mieux si elle ne les comprend pas et personne ne peut imaginer à quel point elle veut aller mieux.
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  Dim 15 Juil 2018 - 14:02



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Philip n’était pas psychiatre, loin de là, alors de devoir s’occuper des consultations de la sœur cadette de son plus proche ami relevait du défi. Plus d’une fois, il s’était fait la réflexion qu’elle serait mieux encadrée par un professionnel, par quelqu’un de neutre qui pourrait extirper de son esprit tourmenté les révélations nécessaires à sa guérison sans laisser une trop grande compassion berner son jugement. Pourtant, il faisait de sérieux efforts pour la comprendre, pour tenter de regrouper le plus d’éléments, il allait jusqu’à consulter des collègues médecins pour s’assurer de ne rien rater. Pourtant, le crâne de la jeunette demeurait impénétrable, assis devant elle, dans ce bureau impersonnel, il ne pouvait s’empêcher de conclure à son incompétence, alors qu’elle lui avouait, contre toute attente, avoir réussi à avoir une conversation avec un parfait inconnu. C’était un progrès, certainement, au moins autant que cette fois doucereuse qu’il ne s’était plus attendu à entendre, pourtant, il n’arrivait pas à s’en réjouir, la paranoïa gagnant le meilleur de lui, les questions embrouillant son esprit avec en top de liste : que diable lui était-il arrivé pendant ce kidnapping? Pourtant, il s’était contenté d’hocher la tête, son regard bienveillant – une denrée rare – posé sur elle alors qu’il hochait la tête d’un : « Je vois. » songeur. Il ne voulait ni la brusquer, ni la choquer, alors il devait choisir ses mots avec précaution.

Après avoir passé une main dans sa chevelure blonde, il s’était risqué d’une nouvelle question : « … Tu crois que c’est parce que ce jeune homme, auquel tu fais référence, n’avait aucune attente envers toi? J’imagine qu’Ollie te fait ressentir plus de pression quant à vos conversations? » … Forcément, c’était sa sœur ainée, elle devait mourir d’inquiétude. À ce rythme-là, il voyait mal comment la jeune Adzovic pourrait un jour adresser la parole à Dimitri, même à des kilomètres, il transpirait la culpabilité… Le médecin avait joint ses mains, doigts croisés alors qu’il se penchait vers elle, d’un air de confidence, bien déterminé à creuser cette histoire de discussion. C’était un changement important, et il devait au minimum utiliser ses neurones pour cibler les indices importants d’une amélioration. D’une voix calme, posée, il avait demandé un : « Et si tu m’en disais plus sur cette rencontre? … Que j’essaie de comprendre le déclencheur. Est-ce toi qui as initié la discussion? » Ça serait un miracle. Il avait souri, encourageant, c’était important pour lui de lui faire bien ressentir qu’elle n’avait aucune obligation de répondre. Pas plus, lorsqu’il avait abordé le sujet plus délicat de sa crainte des contacts. Hochant la tête, compréhensif, il avait décidé de ne pas creuser le sujet, concluant sur un : « D’accord. ». Puis, soupirant devant sa propre couardise, il avait lâché, sans vraiment y penser, un : « Tu sais, Heaven aurait été mille fois meilleure que moi pour t’aider. » Forcément, une psy’ spécialisée en traumatisme…


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