Flèche hautFlèche basSeen the unicorn ft. GIULIP

Forum au ralenti pour les vacances, plus d'infos par ici.
Mais pas d’inquiétudes, on n'abandonne pas SGD et il revient au top de sa forme (tout comme ses admins) après la rentrée !

Seen the unicorn ft. GIULIP
avatar
Philip Calaway
y« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 16/05/2018
Messages : : 74
Points : : 812
Avatar : : Nikolaj Coster-Waldau
Autres comptes : : Lucy Wolfe
Pseudo internet / prénom : : paradis
Crédits : : omgsolame J'ai : 42 ans et mon anniversaire est le : 13 avril. Je suis : américain (made in NYC !) et mes origines sont : Américaines. En ce moment, je : suis un médecin chirurgien plutôt réputé avec un sideline de médecine familiale pour le crime organisé Si jamais vous me cherchez, j'habite : dans un somptueux appartement du centreville. Ce qui m'attire ce sont : les femmes, leur courbes, leur idiotie ... et leur sale caractère et côté coeur je suis : nouvellement divorcé, infidèle depuis le premier jour, il faudrait déjà que je respecte une femme pour ne pas me divertir de lui mentir... (réservé à la bromance d'une vie et collectionneur d'Adzovic )
. :


OLLIE + ROSIE + ANAE + 
GIULIA + MEARA + JAZMIN


  Mar 3 Juil 2018 - 20:41
Seen the unicorn
A shining creature of light, you will never forget it's vision©️️ by anaëlle.

Encore heureux qu’Heaven ait choisis une profession comme psychologue, n’importe quel autre employeur aurait tout bonnement fichu ses affaires à la rue, devant les excuses toutes plus minables que les autres que l’ainé Calaway utilisait pour repousser le moment fatidique ou il devrait faire des boites avec les possessions de sa sœur, et se résigner à effacer une des dernière traces qu’elle avait sur cette terre… Mais pas les collègues de sa sœur, qui tentaient certainement d’analyser la façon dont le blond gérer son deuil (spoiler alerte : très mal), ils étaient si compréhensif que Philip se retrouva même choqué, des mois plus tard, lorsqu’on lui annonça que tout était encore en place et qu’il pouvait passer ramasser… Merde. À quoi bon repousser l’inévitable, ça ne recollerait pas le trou béant dans son poitrail et la culpabilité devenue son amante. Six mois. Six putains de mois c’est le temps que ça lui avait pris trouvé le courage de pousser cette porte, cartons vides à la main, et se poser ses iris pairs sur le bureau encore en fouillis de sa cadette… Des vestiges de cigarette trônaient dans un cendrier comme quoi, même avec le cœur en état critique, elle était déterminée à se bousiller les poumons, ce qui fit grimacer le médecin, au souvenir des nombreuses prises de bec qu’il avait eu avec sa sœur à cet effet… il aurait tout donné pour que cette harpie blonde réapparaisse et râle aujourd’hui.

Soupirant, il s’était engouffré dans la pièce, déposa un carton vide sur le bureau et entrepris de faire de l’ordre dans le mur d’étagère qui recouvrait le coin gauche du bureau. Des bouquins, des bibelots, et cette photo du mec débile dont elle s’était amourachée… Nouvelle grimace au souvenir de ce cure-dent qui au final, n’avait servi qu’à envoyer sa sœur dans l’autre monde plus seule et brisée que jamais… Il serra les poings et balança le cadre dans la poubelle, pas question de sauver ça. Triant la première portion d’étagère, il en était à la moitié d’une boite de ‘’sauvetage’’ lorsque la porte du bureau s’ouvrit… Merde.  Le médecin pinça les lèvres, pas spécialement heureux d’être dérangé dans ce qui s’annonçait être une expérience sentimentalement éprouvante, même pour un bloc de glace comme lui. Il pivota pour faire face à l’intrus…………et remarqua que c’était la version humaine d’un peppermint.  « Oh… Hey ---- Je suis le Dr. Calaway » habitude, il se présentait généralement ainsi dans l’hôpital, au point d’en oublier que ça pourrait confondre sa vis-à-vis. Il dévisagea une seconde de plus la jeune femme couleur framboise : « … Vous avez as un rendez-vous? » avec un psychologue, pas lui, qu’il voulait demander, ailleurs que dans ce bureau ou il comptait bien s’effondrer, ses doigts tremblants serrés à un stupide presse papier qu’il avait offert à sa cadette, des années plus tôt, quand elle râlait de trop s’ennuyer du japon et qu’il y était pour un stage en cardiologie. SI cette fille pouvait partir et le laisser se rouler en position de fétus ça serait parfait.





Gambling my soul away
Play with me ☽ Bury all your secrets in my skin, come away with innocence, and leave me with my sins The air around me still feels like a cage, and love is just a camouflage for what resembles rage again.
avatar
Giulia Falco
l« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 23/06/2018
Messages : : 30
Points : : 298
Avatar : : Marzia (bae) Bisognin
Autres comptes : : Jack'o lantern Won (min yoongi)
Pseudo internet / prénom : : Nasty
Crédits : : @nasty-graph (tumblr) J'ai : 22 ans et mon anniversaire est le : 6 octobre. Je suis : californienne d'adoption et mes origines sont : italiennes. En ce moment, je : gagne ma vie grâce à ma chaîne youtube et mon instagram, tout en travaillant sur de nombreux projets caritatifs. Si jamais vous me cherchez, j'habite : dans un appartement à Echo Park. Ce qui m'attire ce sont : les beaux sourires et les mots doux, et côté coeur je suis : mieux seule.
. :



Bucketlist
Challenge accepted :
Mission Accomplished :
Souhait à long terme : Passer à autre chose, profiter de la vie pleinement & se débarrasser de cette anxiété. Une fois que ce sera fait, imposer Strawberry Fields comme une vraie marque de make-up, et la voir vendue à Sephora.

  Ven 13 Juil 2018 - 0:28
Seen the unicorn
A shining creature of light, you will never forget it's vision©️️ by anaëlle.

Giulia avait du feu dans les veines. Du haut de ses vingt-deux ans et de son mètre soixante-six - pas envie de tricher avec des talons aujourd'hui - elle se battait. Depuis presque douze ans, l'ennemi changeait régulièrement. D'abord, ça avait été ses parents, qui lui arrachaient un bout de sa propre chair en l'éloignant de son frère. Puis, ce fut sa mère, dans un élan oedipien, qui récolta ses colères. Enfin, ce furent les médias, les adultes. À peu près tout le monde, tout ceux qui étaient assez chanceux pour ne pas vivre ce qu'elle avait enduré. La seule constante, de son enfance à l'âge adulte, c'était cette haine, cette peur viscérale des psychologues que la figure de Jocaste lui imposait. Petite, ils lui faisaient peur, tout simplement. Ces grands trop curieux, qui voulaient tout savoir sur son frère, sur ce qu'elle en pensait - alors que ce dernier lui avait toujours interdit d'en penser quoi que ce soit. Adolescente, ils l'exasperaient : ces imbéciles, dans leurs fauteuils en velour, pensaient pouvoir parler d'un viol comme on aborderaient une côté cassée ou une molaire arrachée. On lui répétait qu'avec le temps et un peu de discussion, ça irait mieux. Mais Giulia, depuis que c'était arrivé, elle n'avait jamais fait que d'en parler, ce sujet tabou lui collait à la peau comme son ombre. Elle n'avait jamais eut une seconde de répit. Pas une, jusqu'à ce qu'elle rencontre le docteur Calaway.
Il fallait les comprendre, ces pauvres psys. La petite italienne était  une boule de fierté, sanguine. Jamais elle n'hésitait à remettre ces doctorants à leur place - ce qui devait être foutrement vexant. Alors ils abandonnaient, les uns après les autres. Chacun représentait une victoire personnelle, un tableau de chasse pour l'adolescente qui en avait rencontré une quinzaine, depuis son arrivée à Los Angeles. Pourtant, Mrs. Calaway faisait exception. Elle aurait pu être la première victime féminine de Giulia, mais cette femme était un adversaire de taille. À vrai dire, elle avait complètement pris la jeune fille à dépourvu. À 16 ans, dont 5 à visiter les bureaux de psys comme des attractions touristiques, Heaven Calaway était la première personne à ne pas lui parler de ses agressions. La première à mener une séance à terme, et avec un sourire radieux au visage.

Six ans plus tard, et malgré toute sa fierté Méditerranéenne, Giulia devait reconnaître qu'Heaven avait changé sa vie. Elle ne l'avait jamais abordée comme une brebis blessée. Elles se respectaient, l'une comme l'autre, avaient apprit à se connaître et à s'apprécier avant de rouvrir à vif les plaies de la petite italienne. Ça avait prit six ans, mais ça avait marché. La psy était malade, elle ne l'avait jamais caché à Giulia. Pourtant, l'annonce de son décès l'avait profondément choquée. Assez pour qu'elle évite ces bureaux aussi longtemps que possible. Quelques mois de deuil, les deux mois passés au Japon, et puis, elle ne se trouvait plus d'excuses. À l'accueil du cabinet, encore tremblante de son élan de courage, elle précisait vouloir un rendez-vous qui lui permettrait de savoir si elle avait toujours besoin de ce suivi. En quelques secondes, la séance était conclue et ces sux mois de stress, balancés aux oubliettes.
Le jour J, on lui indiqua le bureau d'Heaven. Ironie morbide, elle s'y dirigea avec un sourire de façade, politesse pour le quelconque remplaçant, puis poussa la porte. Un homme, probablement dans la quarantaine se tenait là, trop absorbé par son rangement posthume pour la remarquer immédiatement. Il se présenta enfin, alors que Giulia remettait en place ses longs cheveux couleur meringue. Il devait être de la famille, la jeune femme s'amusa alors à imaginer les repas familiaux : s'ils étaient tous psys, s'échangeaient-ils leurs pires anecdotes de travail ? « Enchantée, Dr. Calaway. Je suis Giulia, une patiente d'Heaven. » Elle s'approcha d'un pas, gardant une distance prudente. Il semblait assez occupé, à se débarrasser d'affaires que Giulia connaissait toutes plus ou moins bien. « Si, et on m'a dit que c'était ici. Vous la remplacez ? »

avatar
Philip Calaway
y« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 16/05/2018
Messages : : 74
Points : : 812
Avatar : : Nikolaj Coster-Waldau
Autres comptes : : Lucy Wolfe
Pseudo internet / prénom : : paradis
Crédits : : omgsolame J'ai : 42 ans et mon anniversaire est le : 13 avril. Je suis : américain (made in NYC !) et mes origines sont : Américaines. En ce moment, je : suis un médecin chirurgien plutôt réputé avec un sideline de médecine familiale pour le crime organisé Si jamais vous me cherchez, j'habite : dans un somptueux appartement du centreville. Ce qui m'attire ce sont : les femmes, leur courbes, leur idiotie ... et leur sale caractère et côté coeur je suis : nouvellement divorcé, infidèle depuis le premier jour, il faudrait déjà que je respecte une femme pour ne pas me divertir de lui mentir... (réservé à la bromance d'une vie et collectionneur d'Adzovic )
. :


OLLIE + ROSIE + ANAE + 
GIULIA + MEARA + JAZMIN


  Jeu 19 Juil 2018 - 12:50
Seen the unicorn
A shining creature of light, you will never forget it's vision©️️ by anaëlle.

Philip avait toujours admiré l’obsession de sa sœur pour l’esprit humain, cette croyance un brin naïve qu’elle avait entretenue toute sa vie, de pouvoir vraiment aider ses patients, de pouvoir faire une différence et ce, en dépit du facteur imprévisible des créatures brisées qu’on remettait à ses soins. Lui-même n’avait pas un tel optimisme, la cardiologie relevait d’avantage d’une science exacte, si son patient ne montrait pas de signe d’amélioration, il aurait probablement été celui à poser le diagnostic, si une chirurgie échouait, alors il pouvait toujours se rabattre sur ses statistiques pour corroborer que oui, c’était tout à fait prévisible. Sans compter que de baser une pratique sur des corps sans noms, des gens avec qui il n’avait pas à interagir, c’était franchement la seule façon ou il pouvait exécuter son boulot sans voir son moral se faire miner. Il suffisait de voir comme il haïssait ses corvées d’urgences, la nature trop personnelle d’une relation patient-médecin lui déplaisait, franchement, il n’avait pas suffisamment de compassion pour ça… Alors oui, alors qu’il s’afférait à mettre les vestiges de sa cadette en boite, alors que la pression sur son battant relevait de la torture, le médecin s’était fait la réflexion que peut-être, qu’en ce moment, ça n’aurait pas été si mal de prendre place sur cette putain de chaise de consultation et de vider son sac à quelqu’un, il avait l’impression de suffoquer, encore le vide béant du deuil, et la conviction que s’il n’avait pu prévenir ce décès, c’était sa faut…

Heureusement pour lui, ses sombres pensées furent troublées par la version humaine de my little poney, et des cheveux couleur barbe à papa. Vieux jeu, il avait dévisagé la jeune femme un peu trop longtemps, envouté par cette crinière qui semblait comestible. Sur n’importe qui d’autre, ça aurait été trop, il en était certain, sur elle, ça avait quelque chose d’étrangement attachant. Peut-être parce que la licorne humaine venait de troubler un flot de pensées peu plaisant? Il s’était présenté, par habitude, encore un peu secoué, ne réalisant pas que Docteur devant son nom, dans cette pièce, portait à confusion. Forcément, parce que la jeune patiente s’était approchée en se présentant timidement. Avec n’importe qui d’autre, il aurait tendu la main, fait un pas en avant, mais si cette fille était une patiente de sa sœur, il y avait fort à parier qu’elle avait quelque part dans son âme, un petit morceau en moins et que toute approche serait réfutée, il s’était donc contenté d’hocher poliment la tête sans diminuer l’espace entre eux. C’était, après tout, la spécialité de sa cadette, les cas d’abus. « Enchanté. » bon, il ne pouvait quand même pas retenir le sourire colgate … une marque de commerce. Sourire qui s’était fait plus franc, amusé, alors qu’elle le confondait pour un psy. « Oh… je vois. » il n’avait pu s’empêcher de pouffer de rire, ajoutant rapidement pour ne pas la vexer. « Je crois que vous avez le mauvais bureau… Je ne la remplace pas... Je … j’étais… son frère. » Passé. Était, parce qu’elle avait quitté le monde des vivants, la simple réalisation tordit ses traits d’une douleur toute psychologique, avant qu’il ne soupire, relevant ses iris sur la jeune fille, forçant un ton amusé. « Et aujourd’hui, je m’improvise déménageur. » pourtant, la main qui avait soulevé un cadre s’était crispée et, avant qu’il ne réalise la seconde de faiblesse qui le prenait, il avait demandé, au lolipop humain : « … Dites. Elle était douée comme psy’ … Heaven? » ça serait quand même bien, si elle avait fait la différence pour quelqu’un…





Gambling my soul away
Play with me ☽ Bury all your secrets in my skin, come away with innocence, and leave me with my sins The air around me still feels like a cage, and love is just a camouflage for what resembles rage again.
avatar
Giulia Falco
l« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 23/06/2018
Messages : : 30
Points : : 298
Avatar : : Marzia (bae) Bisognin
Autres comptes : : Jack'o lantern Won (min yoongi)
Pseudo internet / prénom : : Nasty
Crédits : : @nasty-graph (tumblr) J'ai : 22 ans et mon anniversaire est le : 6 octobre. Je suis : californienne d'adoption et mes origines sont : italiennes. En ce moment, je : gagne ma vie grâce à ma chaîne youtube et mon instagram, tout en travaillant sur de nombreux projets caritatifs. Si jamais vous me cherchez, j'habite : dans un appartement à Echo Park. Ce qui m'attire ce sont : les beaux sourires et les mots doux, et côté coeur je suis : mieux seule.
. :



Bucketlist
Challenge accepted :
Mission Accomplished :
Souhait à long terme : Passer à autre chose, profiter de la vie pleinement & se débarrasser de cette anxiété. Une fois que ce sera fait, imposer Strawberry Fields comme une vraie marque de make-up, et la voir vendue à Sephora.

  Sam 28 Juil 2018 - 18:45
Seen the unicorn
A shining creature of light, you will never forget it's vision©️️ by anaëlle.

Si Giulia était particulièrement douée pour faire mentir sa communication corporelle, en particulier les petits détails qu'elle n'avait plus aucun mal à contrôler, le sourire qu'elle envoya au médecin après sa politesse aurait put mettre quelqu'un de moins attentif qu'elle dans l'embarras. Ce type rangeait les affaires de sa psychiatre, celle qui était décédée, et lui même avait un air mortifère. Alors quelle idée avait-elle là que de lui sourire ? Les comissures de ses lèvres s'affaissèrent légèrement. Ça se sentait, qu'il ne souriait que par politesse. Jusqu'à ce qu'une lueur amusée anime son regard bleuté, qu'elle n'avait pas regardé jusque là. Elle retint le froncement de sourcils, déformement professionnel des entretiens avec la police de son enfance. Son nouveau psy était en train de se moquer d'elle ? L'envie de tourner les talons et de s'enfuir définitivement l'avait saisie, des pieds jusqu'à la pointe de ses cheveux. L'envie de balancer par la fenêtre chacun des cartons nettement rangés aussi, de lui balancer l'une de ses new balance au visage surtout. Pourtant, la colère sanguine de la jeune femme se calma presque totalement. « awh... » Elle poussa un soupir, se sentant presque coupable de l'avoir jugé aussi vite. Le frère de la femme qui lui avait sauvé la vie ne pouvait tout simplement pas être un sale type, Giulia le refusait. La difficulté qu'il avait à articuler les quelques mots de sa phrase toucha l'italienne au plus profond de ses entrailles. C'était la même lutte que celle de Jaemin lorsqu'il tatonnait encore avec l'anglais, la même bataille que Jack dès qu'un stress quelconque l'avalait. Elle ne pouvait imaginer ce qu'il vivait, il n'y avait jamais eut de décès dans son entourage qui ne l'ait atteinte, mais son émotion était assez palpable pour qu'elle le laisse finir et ne prenne la parole qu'après un court blanc. « on m'a clairement indiqué ce b- » Non, mauvaise approche. Même si elle aurait put mettre sa main au feu qu'on lui avait demandé de se rendre "dans le bureau habituel", contredire l'homme en deuil ne donnerait rien de bon. Nouveau soupir, accompagné d'un petit sourire. « Je peux vous aider, si vous voulez. » Elle ne se vexerait pas d'une réponse négative, préférait largement prendre Philip avec des pincettes que de poser ses mains manucurées sur tout ces objets qui lui appartenaient, maintenant. L'inconnu lui avait répondu par une autre question qui déstabilisa complètement Giulia et son calme de façade. Avec douceur, elle tenta de répondre sans prendre de ton trop réconfortant, devinant qu'il préférerait un peu de sincérité. « oui, très douée. » Elle s'approcha d'un pas, les mains serrées sur les lanières de son sac à dos. « C'est la seule psy que je connaisse qui n'ait pas abandonné pour.. mon "cas". » qu'elle avait conclut avec une certaine légèreté, ainsi qu'un petit rire. Clairement, Heaven avait géré son cas d'une main de maître, et ce n'était pas les éléments de comparaison qui manquaient.

avatar
Philip Calaway
y« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 16/05/2018
Messages : : 74
Points : : 812
Avatar : : Nikolaj Coster-Waldau
Autres comptes : : Lucy Wolfe
Pseudo internet / prénom : : paradis
Crédits : : omgsolame J'ai : 42 ans et mon anniversaire est le : 13 avril. Je suis : américain (made in NYC !) et mes origines sont : Américaines. En ce moment, je : suis un médecin chirurgien plutôt réputé avec un sideline de médecine familiale pour le crime organisé Si jamais vous me cherchez, j'habite : dans un somptueux appartement du centreville. Ce qui m'attire ce sont : les femmes, leur courbes, leur idiotie ... et leur sale caractère et côté coeur je suis : nouvellement divorcé, infidèle depuis le premier jour, il faudrait déjà que je respecte une femme pour ne pas me divertir de lui mentir... (réservé à la bromance d'une vie et collectionneur d'Adzovic )
. :


OLLIE + ROSIE + ANAE + 
GIULIA + MEARA + JAZMIN


  Lun 30 Juil 2018 - 17:48
Seen the unicorn
A shining creature of light, you will never forget it's vision©️️ by anaëlle.

Le médecin n’était pas quelqu’un qui s’attachait – en général – que ça soit amicalement, ou sentimentalement. Dès son plus jeune âge, il avait appris à la dure que la moindre affection était synonyme d’agonie, qu’à trop aimer, on finissait avec un gouffre béant à la place du cœur. C’était ironique, à y penser, que sa sœur au cœur malade, déficient et fragile, n’ait jamais lésiné sur le courage quant venait le temps de plonger corps et âme dans une relation vouée à l’échec. Heaven, malgré toutes ses faiblesses, s’était toujours montré téméraire dans son affection, alors que lui, gardait jalousement celle-ci inaccessible, par crainte peut-être, de ne pas savoir gérer l’après coup. Oh qu’elle le lui avait reproché, sa peste de sœur, d’accumuler les conquêtes, de conserver entre lui et le monde entier une distance assez grande pour ne pas souffrir… Elle ne s’était jamais gênée pour lui dire franchement le fonds de sa pensée. Aujourd’hui, la douleur cuisante de l’avoir perdu était, somme toute, la chose qu’il chérissait le plus, persuadé d’avoir mérité la torture, par faute de n’avoir pu la sauver de la maladie.

Lorsqu’il remarqua le fureur sur les traits de l’inconnue, alors même qu’il prenait sur lui pour lui adresser un sourire, ses lèvres s’étaient pressées en une ligne sévère, ses sourcils froncés alors qu’un silence buté, lourds, emplissait la petite pièce, silence qu’il ne rompu que pour se présenter, brièvement… déjà, il était contraint d’utiliser le passé, en parlant de la furie blonde qu’était sa sœur… la relayant au rang de souvenir de moins en moins palpable… de spectre. Un jour, qui sait, peut-être même que son regard moqueur et sa bouille faussement angélique lui seraient impossible à matérialiser… le temps embrouillerait son esprit. Cette simple possibilité lui donnait la nausée, ses doigts se crispant distinctivement sur le cadre qu’il tenait, si bien qu’il ne tenta même pas de voiler l’éclat de désespoir dans ses iris alors que miss fraise s’approchait de lui d’un air affligé, prudent. D’ordinaire, il aurait fait un pas en arrière,  il aurait caché jalousement sa douleur, comme si c’était le vestige unique le rattachant à la défunte, ou un secret honteux. Pourtant, à l’instant précis où elle s’était approchée, il s’était immobilisé, pour mieux la dévisager, incrédule de cette chance inouïe, de cette main métaphorique tendue, sans qu’il n’ait rien demandé, sans qu’il n’ait rien mérité… De ce petit geste anodin, innocent, qui retournait jusqu’à ses entrailles alors qu’il constatait que peut-être, c’était exactement le genre de compassion dont il avait besoin pour arrêter l’hémorragie de sa culpabilité… d’un peu d’aide. Il se contenta donc de répondre, d’une voix grave, brisée par une quelconque émotion à laquelle son organisme faisait clairement une réaction allergique : « Je veux bien … S’il te plait. ».

Il n’avait pas osé la fixer plus longtemps, se contentant de lui tendre un carton vide, il n’était pas regardant sur l’ordre de rangement, c’était déjà au-dessus de ses forces de le faire seul. Pris d’un nouvel élan de faiblesse, il avait osé demander, poser la question… par pur masochisme? Qui sait… il s’était toujours demandé quel genre de psy’ était Heaven. La réponse de la jeune femme eut le mérite de le faire sourire, sincèrement, tellement maladroitement que ça semblait enfantin sur ses traits d’ordinaire si durs. Il avait passé une main dans ses cheveux, un petit rire attendri lui échappant malgré lui. Il avait bien conscience que cette fille était une patience, mais par respect, il préférait ne poser aucune question, il lui sourit tout simplement. « C’est bien son genre ça… elle était bornée. ». Ses iris clairs s’étaient posés sur la photographie, une fois de plus, alors qu’il osait affirmer, plus pour lui-même que pour son assistance improvisée. « Quand on était plus jeune, je lui avais interdit de conduire et ….. ». Réalisation soudaine, silence. « Désolé… Je ne vais pas t’embêter avec ça... ».

Il n’avait pas envie de faire semblant, pire encore, il n’en avait pas la force, entasser dans tes boites les dernières preuves tangibles de l’existence de sa sœur lui demandait un courage et une détermination qui lui faisait défaut, son corps au complet se révulsait à la simple idée de faire disparaitre toute trace de sa cadette… ce bureau, c’était la seule chose qu’il lui restait d’elle, chaque nouvel objet lui donnait la désagréable impression de la tuer à nouveau. Il avait finalement reposé son attention sur Giulia, passant une main dans ses cheveux, embêté d’avoir été aussi faible un instant. « Peut-être que c’est moi qui devrait voir un psy… » tenta-t-il à la blague.






Gambling my soul away
Play with me ☽ Bury all your secrets in my skin, come away with innocence, and leave me with my sins The air around me still feels like a cage, and love is just a camouflage for what resembles rage again.
avatar
Giulia Falco
l« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 23/06/2018
Messages : : 30
Points : : 298
Avatar : : Marzia (bae) Bisognin
Autres comptes : : Jack'o lantern Won (min yoongi)
Pseudo internet / prénom : : Nasty
Crédits : : @nasty-graph (tumblr) J'ai : 22 ans et mon anniversaire est le : 6 octobre. Je suis : californienne d'adoption et mes origines sont : italiennes. En ce moment, je : gagne ma vie grâce à ma chaîne youtube et mon instagram, tout en travaillant sur de nombreux projets caritatifs. Si jamais vous me cherchez, j'habite : dans un appartement à Echo Park. Ce qui m'attire ce sont : les beaux sourires et les mots doux, et côté coeur je suis : mieux seule.
. :



Bucketlist
Challenge accepted :
Mission Accomplished :
Souhait à long terme : Passer à autre chose, profiter de la vie pleinement & se débarrasser de cette anxiété. Une fois que ce sera fait, imposer Strawberry Fields comme une vraie marque de make-up, et la voir vendue à Sephora.

  Sam 25 Aoû 2018 - 21:07
Seen the unicorn
A shining creature of light, you will never forget it's vision©️️ by anaëlle.

C'eut été malhonnête, aux yeux de Giulia, de prétendre comprendre ce que le médecin ressentait. Depuis que sa famille avait volé en éclat, elle ne restait de sa famille recluse en Italie que des échos, des murmures venant de trop loin pour n'avoir ne serait-ce que l'envie de les écouter. Les personnes à qui elle tenait s'étaient soit volatilisées, comme son père, soit ne méritaient pas son attention. L'amour filial, déjà assez approximatif pendant son enfance, la jeune femme l'avait laissé tomber avec un déni certains. Si on lui annonçait que son frère était porteur d'une maladie aussi vicieuse que celle d'Heaven, elle s'en ferait pour sûr une joie immense. Oui, elle rirait à gorge déployée et sans aucun remords, devant un retour de karma bien mérité. Pourtant, elle avait proposé à Philip de l'aider, sans savoir précisément dans quoi elle se lançait. Parce que de toutes les personnes présentes, elle serait avec certitude celle qui tenterait le moins de le psychanalyser, parce qu'elle-même craignait de devoir rencontrer un de ces nouveaux détectives de sentiments qui ne serait jamais au niveau de sa précédente psy. Elle ne s'attendait pas vraiment à ce que Docteur Mamours accepte aussi facilement, lui accordant sans problème un parfait prétexte pour fuir ce rendez-vous atroce. Giulia etit restée immobile quelques instants, avant de lui offrir un léger sourire.

Sans plus de mots - ce n'était clairement pas ce dont il avait besoin, elle s'était dirigé vers lui, pour prendre le carton dans ses bras puis se diriger vers l'une des bibliothèques de la psychiatre. Avec délicatesse, elle empila les livres, tous plus obscurs les uns que les autres, dans le carton. Parfois, elle s'arrêtait pour regarder une couverture plus intéressante que les autres, s'impregnait des visuels souvent assez éditoriaux. Parfois, un nom lui semblait familier, et l'italienne ne pouvait retenir sa curiosité en lisant la quatrième de couverture. Freud ? Giulia était à peu près sûre de l'avoir étudié au lycée, ce type. Et que la photo de l'homme, avec son cigare et ses yeux perçants, était la même que sur son exemplaire. Dans son souvenir, son livre à elle était bien plus léger.
Bien plus léger que silence étouffant, comme si toute la peine de Philip suintait à travers sa peau. Giulia se sentait mal de ne pas pouvoir l'aider mieux que ça, de s'introduire dans un moment si difficile, si intime, et ce sans absolument aucune légitimité. Son regard brun se posa un instant sur lui, avant de reprendre le rangement des livres, souriant de temps en temps devant un titre connu, ou un de ces ouvrages que Mme Won lui avait recommandés. Elle aurait pu continuer dans ce silence parfait, finir de vider les étagères et les meubles de chaque pièce de leur identité sans un mot. Oui, le silence serait probablement moins gênant que la question plaintive d'un homme en deuil, et pourtant. Giulia réussi à éviter le mot de travers, ou à double-tranchant  dans sa réponse. L'impression de devoir marcher sur des oeufs ne la quitta cependant pas, malgré le petit rire de l'homme. « Plus bornée que moi, en tout cas. » Ce qui n'était pas forcément simple à trouver, mais Giulia se retint de le préciser. Il avait enchaîné, naturellement, sans qu'elle ne s'attarde à le regarder. Les couvertures des livres lui faisant largement moins de peine. Le silence suivant, elle releva cependant le nez vers lui. « Vous ne m'embêtez pas. » La jeune femme baissa les yeux avant de croiser son regard : Philip la mettait incroyablement mal à l'aise. Elle ne doutait pas de sa gentillesse une seule seconde - il était le frère d'Heaven, inconcevable qu'il n'ait pas une morale aussi irréprochable qu'elle - mais cette position d'intruse l'insupportait. Et de tenter de touner à la blague des sentiments qui semblaient l'étouffer, ça lui rappelait drôlement la plupart des misfits. Elle ne souhaitait pas à l'inconnu une souffrance psychologique à l'image de celle de ses amis. Aussi, elle répondit avec sérieux. « Peut-être. » Elle ne pourrait jamais prendre de décision à sa place, mais tenta tout de même d'enchaîner « Le plus dur, c'est de trouver le courage d'y aller. »

avatar
Philip Calaway
y« CHILLING UNDER THE SUN »
citizen
Date d'inscription : : 16/05/2018
Messages : : 74
Points : : 812
Avatar : : Nikolaj Coster-Waldau
Autres comptes : : Lucy Wolfe
Pseudo internet / prénom : : paradis
Crédits : : omgsolame J'ai : 42 ans et mon anniversaire est le : 13 avril. Je suis : américain (made in NYC !) et mes origines sont : Américaines. En ce moment, je : suis un médecin chirurgien plutôt réputé avec un sideline de médecine familiale pour le crime organisé Si jamais vous me cherchez, j'habite : dans un somptueux appartement du centreville. Ce qui m'attire ce sont : les femmes, leur courbes, leur idiotie ... et leur sale caractère et côté coeur je suis : nouvellement divorcé, infidèle depuis le premier jour, il faudrait déjà que je respecte une femme pour ne pas me divertir de lui mentir... (réservé à la bromance d'une vie et collectionneur d'Adzovic )
. :


OLLIE + ROSIE + ANAE + 
GIULIA + MEARA + JAZMIN


  Dim 16 Sep 2018 - 14:59
Seen the unicorn
A shining creature of light, you will never forget it's vision©️️ by anaëlle.

C’est un retour de balancier qui aurait beaucoup amusé le caniche blond qui lui servait de sœur, à savoir qu’une de ses patientes, quelqu’un qu’elle avait visiblement aidé un minimum, puisse tout bonnement l’assister lui, dans une des tâches qui le dégoutait le plus au monde : effacer toute trace d’existence de sa sœur de ce bureau. Il n’aurait certainement pas eu la force de le faire lui, il suffisait de voir le nombre de fois où il avait repoussé l’échéance, ou tourné les talons avant même de commencer… Non, il faut croire qu’il attendait l’assistance d’une meringue, une petite partie de lui espérait que sur son nuage figuratif, quelque part dans l’après-vie, sa cadette se réjouisse de cet imprévus. Le médecin demeura silencieux un long moment, entassant objets sur objets dans des boites qu’il ne prévoyait pas ouvrir de sitôt, jurant mentalement contre le reste du clan Calaway qui lui avait délégué le ramassage, croyant sans doute qu’il était asse détaché pour y arriver… la belle blague. Heaven avait été une amie, une confidente, une des rares personnes au monde à connaître l’étendue de ses mauvais choix, de ses travers, et à l’appuyer coûte que coûte, sur chaque décision. Ce n’était ni une relation qu’il pourrait remplacer aisément, ou même, qu’il voudrait… ça faisait un vide énorme, que de ne pouvoir être entièrement franc avec personne. Son attention fut détournée par la jeune femme, qui attestait de l’entêtement de la défunte.

Un sourire triste étira ses lèvres, alors qu’il ajoutait, une fois de plus perdu dans ses songes, dans des souvenirs aléatoire de son jeune temps : « Je n’en doute pas... » il avait eu ce petit rire attendrit, son esprit assailli d’une nouvelle attaque de nostalgie qu’il fit l’erreur de verbaliser. « … Elle a bousillé ma bagnole deux fois… c’était un véritable danger au volant… et quand j’ai eu le malheur de lui dire, elle a fait un relooking Hello Kitty, au vernis à ongle, à ma moto … c’était une vraie peste. » … Il l’aurait tué, avec ses putains de dessins roses sur son véhicule. Il s’était approché de la bibliothèque pour saisir une nouvelle pille de bouquins qu’il déposa dans une boite, sans vraiment se souvenir qu’il avait de la compagnie. C’était thérapeutique, au final, que de toucher aux trucs de sa sœur, de repasser en boucle des souvenirs heureux plutôt que le deuil ou des derniers mois. De penser à elle sans la culpabilité étouffante de ne pas avoir pu la sauver. Relevant ses yeux clairs vers celle qui venait de gagner malgré elle le titre de psychologue improvisée. « … J’ignore comment elle y arrivait… sourire, je veux dire, ça doit être vachement flippant à dix-sept ans, se faire dire qu’on ne dépassera pas la trentaine… mais Heaven … elle l’a bien pris… »

Il se tut, comme s’il venait soudainement de réaliser qu’il avait de la compagnie. Un petit rire nerveux plus tard, il passa une main dans sa crinière blonde en ajoutant, mi-amusé, mi-désolé : « Et voilà que je radote. Désolé. Je crois que ça fait juste du bien… de pouvoir parler d’elle à quelqu’un qui l’a connu. D’habitude j’ai ces discussions avec son chien, et il n’est pas super loquasse. » Sans parler que ce maudit cabot le détestait. Clairement, Tequila était raciste aux occidentaux, il suffisait de voir comme il tentait une fuite dès qu’il voyait des yeux bridés quelque part en ville. Urg! Si le médecin avait tenté l’humour, ses lèvres se pincèrent devant le sérieux de Giulia. Elle avait ce même refus de prendre à la légère ses tourments, pendant une fraction de seconde, il crut voir en elle sa sœur, elle aussi, voyait les maux de l’esprit d’un œil sérieux. « … Hmmm. » … Consulter? Il doutait de pouvoir être vraiment franc avec quelqu’un sur ce qui le tourmentait. C’était tout, et rien à la fois. Et puis… il était brisé depuis si longtemps. Vaincu, il ajouta quand même : « Peut-être. Tu me feras une liste de ceux à éviter? » il avait sourit, franchement cette fois, avant de se permettre un 2 seconde paternel. « … Et puis… pendant qu’on en est au conseil – et bien que ma compagnie soit certainement agréable … » il avait fait une tête amusée, clairement, il tentait l’humour. « … Tu iras voir ton nouveau psy’ aussi hmmm ? …Connaissant ma sœur, elle serait triste de savoir une de ses protégées laissée à elle-même. »





Gambling my soul away
Play with me ☽ Bury all your secrets in my skin, come away with innocence, and leave me with my sins The air around me still feels like a cage, and love is just a camouflage for what resembles rage again.
Contenu sponsorisé

  
Seen the unicorn ft. GIULIP