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Seen the unicorn ft. GIULIP
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Philip Calaway
y« CHILLING UNDER THE SUN »
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Crédits : : omgsolame J'ai : 42 ans et mon anniversaire est le : 13 avril. Je suis : américain (made in NYC !) et mes origines sont : Américaines. En ce moment, je : suis un médecin chirurgien plutôt réputé avec un sideline de médecine familiale pour le crime organisé Si jamais vous me cherchez, j'habite : dans un somptueux appartement du centreville. Ce qui m'attire ce sont : les femmes, leur courbes, leur idiotie ... et leur sale caractère et côté coeur je suis : nouvellement divorcé, infidèle depuis le premier jour, il faudrait déjà que je respecte une femme pour ne pas me divertir de lui mentir... (réservé à la bromance d'une vie et collectionneur d'Adzovic )
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Sasha + Dimitri +Anaé


  Mar 3 Juil 2018 - 20:41
Seen the unicorn
A shining creature of light, you will never forget it's vision©️️ by anaëlle.

Encore heureux qu’Heaven ait choisis une profession comme psychologue, n’importe quel autre employeur aurait tout bonnement fichu ses affaires à la rue, devant les excuses toutes plus minables que les autres que l’ainé Calaway utilisait pour repousser le moment fatidique ou il devrait faire des boites avec les possessions de sa sœur, et se résigner à effacer une des dernière traces qu’elle avait sur cette terre… Mais pas les collègues de sa sœur, qui tentaient certainement d’analyser la façon dont le blond gérer son deuil (spoiler alerte : très mal), ils étaient si compréhensif que Philip se retrouva même choqué, des mois plus tard, lorsqu’on lui annonça que tout était encore en place et qu’il pouvait passer ramasser… Merde. À quoi bon repousser l’inévitable, ça ne recollerait pas le trou béant dans son poitrail et la culpabilité devenue son amante. Six mois. Six putains de mois c’est le temps que ça lui avait pris trouvé le courage de pousser cette porte, cartons vides à la main, et se poser ses iris pairs sur le bureau encore en fouillis de sa cadette… Des vestiges de cigarette trônaient dans un cendrier comme quoi, même avec le cœur en état critique, elle était déterminée à se bousiller les poumons, ce qui fit grimacer le médecin, au souvenir des nombreuses prises de bec qu’il avait eu avec sa sœur à cet effet… il aurait tout donné pour que cette harpie blonde réapparaisse et râle aujourd’hui.

Soupirant, il s’était engouffré dans la pièce, déposa un carton vide sur le bureau et entrepris de faire de l’ordre dans le mur d’étagère qui recouvrait le coin gauche du bureau. Des bouquins, des bibelots, et cette photo du mec débile dont elle s’était amourachée… Nouvelle grimace au souvenir de ce cure-dent qui au final, n’avait servi qu’à envoyer sa sœur dans l’autre monde plus seule et brisée que jamais… Il serra les poings et balança le cadre dans la poubelle, pas question de sauver ça. Triant la première portion d’étagère, il en était à la moitié d’une boite de ‘’sauvetage’’ lorsque la porte du bureau s’ouvrit… Merde.  Le médecin pinça les lèvres, pas spécialement heureux d’être dérangé dans ce qui s’annonçait être une expérience sentimentalement éprouvante, même pour un bloc de glace comme lui. Il pivota pour faire face à l’intrus…………et remarqua que c’était la version humaine d’un peppermint.  « Oh… Hey ---- Je suis le Dr. Calaway » habitude, il se présentait généralement ainsi dans l’hôpital, au point d’en oublier que ça pourrait confondre sa vis-à-vis. Il dévisagea une seconde de plus la jeune femme couleur framboise : « … Vous avez as un rendez-vous? » avec un psychologue, pas lui, qu’il voulait demander, ailleurs que dans ce bureau ou il comptait bien s’effondrer, ses doigts tremblants serrés à un stupide presse papier qu’il avait offert à sa cadette, des années plus tôt, quand elle râlait de trop s’ennuyer du japon et qu’il y était pour un stage en cardiologie. SI cette fille pouvait partir et le laisser se rouler en position de fétus ça serait parfait.





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Giulia Falco
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Crédits : : @nasty-graph (tumblr) J'ai : 22 ans et mon anniversaire est le : 6 octobre. Je suis : californienne d'adoption et mes origines sont : italiennes. En ce moment, je : gagne ma vie grâce à ma chaîne youtube et mon instagram, tout en travaillant sur de nombreux projets caritatifs. Si jamais vous me cherchez, j'habite : dans un appartement à Echo Park. Ce qui m'attire ce sont : les beaux sourires et les mots doux, et côté coeur je suis : mieux seule.
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Bucketlist
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Souhait à long terme : Passer à autre chose, profiter de la vie pleinement & se débarrasser de cette anxiété. Une fois que ce sera fait, imposer Strawberry Fields comme une vraie marque de make-up, et la voir vendue à Sephora.

  Ven 13 Juil 2018 - 0:28
Seen the unicorn
A shining creature of light, you will never forget it's vision©️️ by anaëlle.

Giulia avait du feu dans les veines. Du haut de ses vingt-deux ans et de son mètre soixante-six - pas envie de tricher avec des talons aujourd'hui - elle se battait. Depuis presque douze ans, l'ennemi changeait régulièrement. D'abord, ça avait été ses parents, qui lui arrachaient un bout de sa propre chair en l'éloignant de son frère. Puis, ce fut sa mère, dans un élan oedipien, qui récolta ses colères. Enfin, ce furent les médias, les adultes. À peu près tout le monde, tout ceux qui étaient assez chanceux pour ne pas vivre ce qu'elle avait enduré. La seule constante, de son enfance à l'âge adulte, c'était cette haine, cette peur viscérale des psychologues que la figure de Jocaste lui imposait. Petite, ils lui faisaient peur, tout simplement. Ces grands trop curieux, qui voulaient tout savoir sur son frère, sur ce qu'elle en pensait - alors que ce dernier lui avait toujours interdit d'en penser quoi que ce soit. Adolescente, ils l'exasperaient : ces imbéciles, dans leurs fauteuils en velour, pensaient pouvoir parler d'un viol comme on aborderaient une côté cassée ou une molaire arrachée. On lui répétait qu'avec le temps et un peu de discussion, ça irait mieux. Mais Giulia, depuis que c'était arrivé, elle n'avait jamais fait que d'en parler, ce sujet tabou lui collait à la peau comme son ombre. Elle n'avait jamais eut une seconde de répit. Pas une, jusqu'à ce qu'elle rencontre le docteur Calaway.
Il fallait les comprendre, ces pauvres psys. La petite italienne était  une boule de fierté, sanguine. Jamais elle n'hésitait à remettre ces doctorants à leur place - ce qui devait être foutrement vexant. Alors ils abandonnaient, les uns après les autres. Chacun représentait une victoire personnelle, un tableau de chasse pour l'adolescente qui en avait rencontré une quinzaine, depuis son arrivée à Los Angeles. Pourtant, Mrs. Calaway faisait exception. Elle aurait pu être la première victime féminine de Giulia, mais cette femme était un adversaire de taille. À vrai dire, elle avait complètement pris la jeune fille à dépourvu. À 16 ans, dont 5 à visiter les bureaux de psys comme des attractions touristiques, Heaven Calaway était la première personne à ne pas lui parler de ses agressions. La première à mener une séance à terme, et avec un sourire radieux au visage.

Six ans plus tard, et malgré toute sa fierté Méditerranéenne, Giulia devait reconnaître qu'Heaven avait changé sa vie. Elle ne l'avait jamais abordée comme une brebis blessée. Elles se respectaient, l'une comme l'autre, avaient apprit à se connaître et à s'apprécier avant de rouvrir à vif les plaies de la petite italienne. Ça avait prit six ans, mais ça avait marché. La psy était malade, elle ne l'avait jamais caché à Giulia. Pourtant, l'annonce de son décès l'avait profondément choquée. Assez pour qu'elle évite ces bureaux aussi longtemps que possible. Quelques mois de deuil, les deux mois passés au Japon, et puis, elle ne se trouvait plus d'excuses. À l'accueil du cabinet, encore tremblante de son élan de courage, elle précisait vouloir un rendez-vous qui lui permettrait de savoir si elle avait toujours besoin de ce suivi. En quelques secondes, la séance était conclue et ces sux mois de stress, balancés aux oubliettes.
Le jour J, on lui indiqua le bureau d'Heaven. Ironie morbide, elle s'y dirigea avec un sourire de façade, politesse pour le quelconque remplaçant, puis poussa la porte. Un homme, probablement dans la quarantaine se tenait là, trop absorbé par son rangement posthume pour la remarquer immédiatement. Il se présenta enfin, alors que Giulia remettait en place ses longs cheveux couleur meringue. Il devait être de la famille, la jeune femme s'amusa alors à imaginer les repas familiaux : s'ils étaient tous psys, s'échangeaient-ils leurs pires anecdotes de travail ? « Enchantée, Dr. Calaway. Je suis Giulia, une patiente d'Heaven. » Elle s'approcha d'un pas, gardant une distance prudente. Il semblait assez occupé, à se débarrasser d'affaires que Giulia connaissait toutes plus ou moins bien. « Si, et on m'a dit que c'était ici. Vous la remplacez ? »

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Philip Calaway
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Sasha + Dimitri +Anaé


  Hier à 12:50
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Philip avait toujours admiré l’obsession de sa sœur pour l’esprit humain, cette croyance un brin naïve qu’elle avait entretenue toute sa vie, de pouvoir vraiment aider ses patients, de pouvoir faire une différence et ce, en dépit du facteur imprévisible des créatures brisées qu’on remettait à ses soins. Lui-même n’avait pas un tel optimisme, la cardiologie relevait d’avantage d’une science exacte, si son patient ne montrait pas de signe d’amélioration, il aurait probablement été celui à poser le diagnostic, si une chirurgie échouait, alors il pouvait toujours se rabattre sur ses statistiques pour corroborer que oui, c’était tout à fait prévisible. Sans compter que de baser une pratique sur des corps sans noms, des gens avec qui il n’avait pas à interagir, c’était franchement la seule façon ou il pouvait exécuter son boulot sans voir son moral se faire miner. Il suffisait de voir comme il haïssait ses corvées d’urgences, la nature trop personnelle d’une relation patient-médecin lui déplaisait, franchement, il n’avait pas suffisamment de compassion pour ça… Alors oui, alors qu’il s’afférait à mettre les vestiges de sa cadette en boite, alors que la pression sur son battant relevait de la torture, le médecin s’était fait la réflexion que peut-être, qu’en ce moment, ça n’aurait pas été si mal de prendre place sur cette putain de chaise de consultation et de vider son sac à quelqu’un, il avait l’impression de suffoquer, encore le vide béant du deuil, et la conviction que s’il n’avait pu prévenir ce décès, c’était sa faut…

Heureusement pour lui, ses sombres pensées furent troublées par la version humaine de my little poney, et des cheveux couleur barbe à papa. Vieux jeu, il avait dévisagé la jeune femme un peu trop longtemps, envouté par cette crinière qui semblait comestible. Sur n’importe qui d’autre, ça aurait été trop, il en était certain, sur elle, ça avait quelque chose d’étrangement attachant. Peut-être parce que la licorne humaine venait de troubler un flot de pensées peu plaisant? Il s’était présenté, par habitude, encore un peu secoué, ne réalisant pas que Docteur devant son nom, dans cette pièce, portait à confusion. Forcément, parce que la jeune patiente s’était approchée en se présentant timidement. Avec n’importe qui d’autre, il aurait tendu la main, fait un pas en avant, mais si cette fille était une patiente de sa sœur, il y avait fort à parier qu’elle avait quelque part dans son âme, un petit morceau en moins et que toute approche serait réfutée, il s’était donc contenté d’hocher poliment la tête sans diminuer l’espace entre eux. C’était, après tout, la spécialité de sa cadette, les cas d’abus. « Enchanté. » bon, il ne pouvait quand même pas retenir le sourire colgate … une marque de commerce. Sourire qui s’était fait plus franc, amusé, alors qu’elle le confondait pour un psy. « Oh… je vois. » il n’avait pu s’empêcher de pouffer de rire, ajoutant rapidement pour ne pas la vexer. « Je crois que vous avez le mauvais bureau… Je ne la remplace pas... Je … j’étais… son frère. » Passé. Était, parce qu’elle avait quitté le monde des vivants, la simple réalisation tordit ses traits d’une douleur toute psychologique, avant qu’il ne soupire, relevant ses iris sur la jeune fille, forçant un ton amusé. « Et aujourd’hui, je m’improvise déménageur. » pourtant, la main qui avait soulevé un cadre s’était crispée et, avant qu’il ne réalise la seconde de faiblesse qui le prenait, il avait demandé, au lolipop humain : « … Dites. Elle était douée comme psy’ … Heaven? » ça serait quand même bien, si elle avait fait la différence pour quelqu’un…





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